Présidentielle 2027 : Gabriel Attal en campagne dans le fief d'Édouard Philippe et réactions politiques après l'intervention d'Emmanuel Macron
Entre la campagne des pro-Attal au Havre, les annonces d'Emmanuel Macron sur l'envoi de militaires en Arabie saoudite et les réactions de l'opposition, tour d'horizon de l'actualité politique.
Quick Look
- Gabriel Attal absent, ses soutiens font campagne au Havre dans le fief d'Édouard Philippe.
- En parallèle, l'opposition réagit aux annonces d'Emmanuel Macron sur l'envoi de moyens militaires en Arabie saoudite et aux prix des carburants.
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Why It Matters
L'élection présidentielle de 2027 suscite déjà des mobilisations politiques sur le terrain et des prises de position sur la scène internationale.
Gabriel Attal n’est pas venu défier son rival d’Horizons dans son fief normand. Il a laissé ses soutiens s’en charger. Responsable local de son parti, Luc Lefèvre, 72 ans, trouve que «Philippe ne fait pas une très bonne campagne». «Pour le connaître, il manque d’empathie, ce n’est pas un bateleur, dit ce retraité en bras de chemise, conseiller municipal d’opposition dans la ville voisine de Sainte-Adresse. Attal, c’est un homme politique, c’est un homme de campagne.»
Ce jeudi soir, à l’étage du restaurant, quinze participants ont répondu à son appel. Une moitié de sympathisants ; une autre moitié de curieux, étudiantes, enseignant, chef d’entreprise... Sur les tables, l’affiche du candidat, barrée du slogan «La force d’agir», des tracts, des bières et un Coca-Cola. Quand ils ont compris que Gabriel Attal serait absent, «il y en a qui ont dit : “On ne vient plus”», regrette Daniel Duchemin, son référent en Seine-Maritime, où sont revendiqués quelque 200 adhérents.
«Aujourd’hui, nous considérons que ce n’est pas la bonne idée, pas la bonne voie. Non, il ne faut pas envoyer de militaires dans cette zone de la planète», s’est récrié le vice-président de l’Assemblée nationale Sébastien Chenu, au micro de RMC, indiquant que le RN était «très réservé» sur l’envoi de troupes françaises pour sécuriser le site de Yanbu.
Sur X la veille, le candidat Insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon s’était également opposé à une telle mesure, réclamant un vote du Parlement.
Sur le plateau de BFMTV-RMC, le vice-président de l’Assemblée nationale et député RN du Nord Sébastien Chenu a jugé que le président de la République avait «perdu du temps» en refusant de baisser les taxes sur les carburants. Emmanuel Macron n’a finalement pas exclu le scénario hier lors de son interview accordée au journal de 20 heures.
À l’inverse, a salué Sébastien Chenu, Marine Le Pen «a anticipé la colère des Français». «Est-ce que ça veut dire qu’Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ?» a-t-il plaisanté.
L’ex-premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale a vivement critiqué, au micro de RTL, l’attitude de Marine Le Pen, qui «agit comme un proxy du régime du Kremlin depuis le début de cette guerre». La veille, la candidate à l’élection présidentielle avait réaffirmé que «nous n’avons plus les moyens» d’aider financièrement l’Ukraine.
Or, «soutenir l’Ukraine n’est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir, c’est dans l’intérêt immédiat des Français», a martelé Gabriel Attal, qui a appelé à «saisir et utiliser les avoirs russes».
Après l’annonce par Emmanuel Macron, jeudi soir sur TF1 et France 2, de l’envoi de «moyens militaires» pour «protéger» le site de Yanbu, maillon stratégique du réseau d’installations énergétiques de l’Arabie saoudite, le candidat LFI à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a réclamé un vote du Parlement.
L’enjeu est de taille : ce port de la mer Rouge permet d’exporter du pétrole sans passer par le détroit d’Ormuz, alors que les tensions géopolitiques dans la région ont notamment propulsé les prix des carburants à des niveaux records. «Des troupes en Arabie saoudite, c’est s’installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant. Donc l’Assemblée doit voter sur le sujet. Article 35 de la Constitution», a écrit l’Insoumis sur le réseau social X.
«Je me bats chaque jour.» Plus que jamais cantonné à ses prérogatives diplomatiques, Emmanuel Macron ne veut pas disparaître du film, alors que la campagne présidentielle prend ses droits.
De la menace russe aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, le chef de l’État a livré jeudi soir, lors d’un entretien sur TF1 et France 2, son regard sur les tensions géopolitiques. Et tenté de montrer qu’il disposait encore de quelques marges de manœuvre pour en atténuer les conséquences pour les Français.
S’il a assuré que les autorités faisaient «tout» pour «éviter» des pénuries de carburant, et que l’approvisionnement «en diesel, en gaz, en fioul» était garanti «d’ici à la fin de l’année», il n’a pas totalement écarté des problèmes début 2027 «si la crise devait empirer». Le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a aussitôt réclamé que le Parlement soit saisi, au titre de l’article 35 de la Constitution.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Débat parlementaire potentiel sur l'envoi de troupes en Arabie saoudite
Possible · Within weeks
Open Questions
- Le Parlement sera-t-il consulté sur l'envoi de troupes en Arabie saoudite ?
- Quelles seront les mesures exactes pour les prix des carburants ?







