Lors de son premier meeting régional à Lyon, Gabriel Attal a présenté son « pacte » pour l'éducation, misant sur la jeunesse avec des mesures comme moins d'élèves par classe, plus de professeurs, du sport l'après-midi et une réforme du temps scolaire, tout en cherchant à se démarquer de Jean-Luc Mélenchon et à appeler Édouard Philippe à une primaire.
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Gabriel Attal a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 il y a près de cinq mois et est actuellement devancé dans les sondages par Édouard Philippe. Il a mené plusieurs semaines de mobilisation dans les lycées pour gagner le soutien de la jeunesse.
Tee-shirts « Don’t worry, be Gaby », tifos façon tribune de foot et Jeunes En Marche pour chauffer la salle : le candidat Renaissance avait sorti la panoplie pour son premier « meeting régional », samedi à Lyon. Pratiques, les tifos servaient aussi à couvrir les sièges vides de l’Amphithéâtre 3.000, où quelque 2 000 personnes avaient pris place. Près de cinq mois après sa déclaration de candidature, et toujours devancé dans les sondages par Édouard Philippe, Gabriel Attal a misé sur la jeunesse, après plusieurs semaines de mobilisation dans les lycées.
« Je veux être le président qui parlera à la jeunesse parce qu’il la comprend », a-t-il lancé. À 37 ans, il a l’âge pour lui. Reste à convaincre des lycéens qui manifestent notamment contre Parcoursup, une réforme dont il a été le rapporteur en 2018.
Moins d’élèves, plus de profs et du sport l’après-midi
Le « pacte » reprend des mesures déjà annoncées. Grâce à la baisse démographique, il promet « moins d’élèves par classe et plus de professeurs devant les élèves. » Les enseignants en milieu de carrière gagneraient 200 à 500 euros net de plus. Il faudrait un certificat d’études pour entrer au collège et le brevet pour entrer au lycée, avec une « année passerelle » pour ceux qui échouent.
La nouveauté, c’est une « véritable révolution du temps scolaire », avec sport, culture et arts à partir de 15 heures. Se disant « en colère » face à la faible place du climat dans le débat, il donnerait aussi cinq ans à son gouvernement pour adapter tous les établissements scolaires.
Dans le supérieur, il veut « tout changer », sans supprimer Parcoursup. Il propose de le faire évoluer : moins de contrôle continu, davantage d’épreuves terminales, plus d’accompagnement humain dans l’orientation. Les licences et masters qui mènent trop peu à l’emploi seraient supprimés ou transformés. Enfin, 150 jeunes de 16 à 25 ans, tirés au sort, seront invités à plancher sur ses propositions.
« Style vieux politicien », réplique Mélenchon
Le meeting avait aussi un parfum de duel. Jean-Luc Mélenchon, attendu dimanche au Zénith d’Auvergne, à Clermont-Ferrand, compte lui aussi sur le mouvement lycéen. Gabriel Attal a tenté de se placer entre deux camps : La France insoumise, accusée de « légitimer la violence », et le Rassemblement national, qui ne voudrait selon lui que « cadenasser » la jeunesse.
Côté stratégie, il appelle à une « coalition des démocrates », de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine, et presse Édouard Philippe d’accepter une primaire.
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La réplique de Jean-Luc Mélenchon n’a pas tardé. Sur X, le leader insoumis a dénoncé la « duplicité » d’un candidat au « style vieux politicien de droite », qui ferait « de la com » sans assumer son bilan. Une pique qui ne manque pas de sel venant d’un homme de 75 ans, candidat à l’Élysée pour la quatrième fois. « Les jeunes de France méritent mieux », a rétorqué Gabriel Attal, qui l’invite à débattre. Les jeunes, eux, n’ont pas encore tranché.
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Gabriel Attal participera à un débat avec Jean-Luc Mélenchon après l'avoir invité lors du meeting.
Possible · Within weeks
Édouard Philippe sera sollicité pour participer à une primaire face à Gabriel Attal.
Possible · Within months

The Finance Committee removed from the budget text the government measure aimed at reducing the 10% tax allowance on retirement pensions.

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