Procès du meurtre de Zakaria à Romans-sur-Isère : trois membres d'une même famille devant les assises de la Drôme
Un adolescent de 15 ans avait été mortellement poignardé en avril 2024 alors qu'il tentait de s'interposer dans une bagarre liée à une querelle de collégiens.
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Ouverture du procès aux assises de la Drôme de trois membres d'une même famille pour le meurtre de Zakaria, 15 ans, poignardé à mort en avril 2024 à Romans-sur-Isère alors qu'il s'interposait dans une bagarre de collégiens.
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Why It Matters
Le meurtre a eu lieu le 9 avril 2024 dans le quartier de La Monnaie à Romans-sur-Isère, quelques mois après le drame de Crépol.
Trois membres d'une même famille sont jugés à partir de lundi devant la cour d'assises de la Drôme, après le meurtre en 2024 d'un adolescent qui tentait de s'interposer dans une bagarre née d'une querelle de collégiens.
Soirée du 9 avril 2024, quartier de La Monnaie à Romans-sur-Isère (Drôme) : Zakaria, 15 ans, succombe à un coup de couteau porté par Adel Gourini, 26 ans à l'époque, principal accusé, alors qu'il voulait séparer un de ses amis et le frère de l'accusé qui se battaient.
S'il n'a jamais contesté être l'auteur du coup de couteau, Adel Gourini a en revanche nié l'intention de tuer, malgré la violence du coup porté, qui ne laissera aucune chance à Zakaria.
Dix jours plus tard, une marche blanche rend hommage à cet adolescent scolarisé en centre d'apprentissage, dans ce quartier difficile qu'un autre drame avait placé sous les feux de l'actualité quelques mois plus tôt: le décès de Thomas, 16 ans, poignardé à la fin d'un bal dans le village voisin de Crépol. Certains des jeunes mis en examen dans cette affaire sont originaires de La Monnaie.
Dans l'affaire jugée jusqu'à vendredi, tout découle de la rivalité entre deux collégiens scolarisés dans le même établissement. «L'embrouille», pour reprendre leurs termes, remonte à deux semaines: une moquerie portant sur un petit frère a suscité une bagarre, filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux.
Le jour du drame, l'un des deux affirme à son père avoir été harcelé à la sortie de l'école. Il n'en faudra pas plus pour qu'un rendez-vous soit fixé le soir même.
Boutaleb Gourini, ancien technicien de maintenance, 59 ans, se rend accompagné de ses deux fils aînés, dont Adel, gérant d'une parfumerie à Romans, et de son gendre, à La Monnaie, où vit celui qui l'pense être le harceleur de son fils.
«Une expédition punitive», selon le parquet de Valence. «Un père qui défend son fils qui s'est fait casser la figure et venu pour rencontrer le papa» de l'autre garçon, répond son avocat, Ivan Flaud.
Selon l'enquête, le père incite son cadet, âgé de 16 ans, à porter le premier coup. Adel Gourini, présenté comme le référent de la famille, est accusé d'homicide volontaire, là où le parquet l'avait initialement mis en examen pour assassinat.
La juge a en effet considéré que la préméditation du meurtre n'était pas établie.
À ses côtés, son père répondra de complicité de violences volontaires, pour avoir incité le cadet, en attente d'un procès en appel devant un tribunal pour enfants, à frapper.
Le beau-frère du principal accusé, Abdherrahim Assmy, 27 ans alors, sera jugé pour complicité, parce qu'il a aidé les accusés à organiser leur fuite.
What to Watch
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Le procès doit durer jusqu'à vendredi devant la cour d'assises de la Drôme.
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- Quel sera le verdict de la cour d'assises ?




