Projet industriel abandonné à Pont-de-Claix : "colère" et "gâchis"
Quick Look
- Un projet industriel visant à relancer une activité sur le site de Vencorex à Pont-de-Claix (Isère) a été définitivement abandonné par ses porteurs, Séverine Dejoux et Olivier Six, après deux ans de démarches.
- Ils dénoncent "l'inertie" et les "verrous procéduraux" qui ont conduit à ce "gâchis".
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Why It Matters
Séverine Dejoux et Olivier Six ont travaillé pendant deux ans pour relancer un projet industriel sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix, suite à la fermeture de l'usine Vencorex. Ils ont annoncé mardi 9 juin l'abandon définitif de leur projet.
C’est un sentiment « de colère, de révolte » pour Séverine Dejoux, ex-salariée de Vencorex. Celui « d’un énorme gâchis, un écœurement de constater qu’on ne soit pas capable, en France, de soutenir un projet aussi cohérent que celui-là » pour Olivier Six, entrepreneur et président du groupe industriel Orio. Ensemble, ils œuvrent depuis deux ans pour qu’un projet industriel renaisse sur la plateforme chimique de Pont-de-Claix (Isère) en lieu et place de l’usine Vencorex. Mais ils ont jeté l’éponge, mardi 9 juin.
« Les impératifs de délais, l’inertie et les verrous procéduraux actuels condamnent définitivement un projet qui représentait pourtant l’avenir d’une filière industrielle régionale et nationale stratégique », écrivent-ils dans un communiqué commun, précisant que leur abandon était, cette fois, « définitif ». Car, malgré deux précédents revers, ils n’avaient jusqu’ici jamais baissé les bras. « C’est une chronique de rendez-vous manqués », se désole Christophe Ferrari, le maire (Union de la gauche) de Pont-de-Claix en faisant part de sa « grande déception ».
Open Questions
- Quelles étaient les raisons précises des "verrous procéduraux" ?
- Quelles alternatives existent pour la plateforme chimique de Pont-de-Claix ?
- Quelles sont les conséquences économiques et sociales de cet abandon pour la région ?





