Rachida Dati, ancienne ministre, a témoigné devant le tribunal correctionnel de Paris concernant des soupçons de corruption et de trafic d'influence liés à un contrat de 900.000 euros avec une filiale de Renault, affirmant n'avoir eu aucun contact direct avec Carlos Ghosn et avoir fourni uniquement des conseils juridiques.
AI-generated summary
Rachida Dati est soupçonnée d'avoir reçu 900.000 euros entre 2009 et 2013 pour un contrat de lobbying avec une filiale de Renault au Parlement européen, où elle était députée.
Au tribunal correctionnel de Paris,
On la connaissait mordante, éruptive, capable parfois de coups de sang mémorables. Mais ce jeudi, devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Rachida Dati a montré un tout autre visage. Ses explications sur les soupçons de corruption et de trafic d’influence qui pèsent à son encontre sont livrées dans un demi-murmure difficilement audible tant elle parle vite. A de nombreuses reprises, la présidente, Claire Saas, est obligée de la reprendre : « parlez plus fort », « parlez bien dans le micro », « redites-moi ça moins vite »… Pour autant, Rachida Dati garde son calme, imperturbable, et reprend son explication là où elle l’avait laissée, avec le même débit.
Celle qui fut ministre de la Justice puis plus récemment de la Culture, est soupçonnée d’avoir touché 900.000 euros entre 2009 et 2013 pour faire illégalement du lobbying pour Renault au sein du Parlement européen, où elle était députée. Si elle reconnaît sans difficulté avoir signé une convention d’honoraires avec une filiale de Renault – RNBV – pour un tel montant, elle n’a eu de cesse de répéter tout au long de ces quatre heures d’interrogatoire, que son rôle consistait uniquement à distiller des conseils d’ordre juridique pour « déterminer la stratégie du groupe sur son extension internationale », notamment au Maghreb et au Moyen-Orient.
« Il n’y a jamais eu de contacts directs »
Rachida Dati cherche avant-tout à démontrer que la convention d’honoraires au cœur du dossier n’avait rien d’un contrat signé sur un coin de table avec Carlos Ghosn. D’ailleurs, précise-t-elle, « le contrat avait été relu par le service juridique de Renault ». L’ancien PDG de Renault est soupçonné d’être l’autre moitié du « pacte corruptif » mais exilé au Liban, il a refusé de comparaître.
Rachida Dati jure ne jamais l’avoir « rencontré en tête à tête » ou avoir eu des « contacts directs » avec lui. « Il était très exigeant, jamais je ne l’avais vu seul, ce n’était pas quelqu’un dans l’empathie », insiste-t-elle. A l’en croire, il n’avait qu’un mot à la bouche : « les résultats ». Elle en donne pour preuve cette fois où elle a dû laisser sa fille hospitalisée seule quelques heures pour faire un compte rendu à Carlos Ghosn.
« Je ne peux pas tout garder »
Mais comment alors expliquer qu’il existe si peu d’éléments objectivant son travail ? La convention d’honoraires prévoyait pourtant un bilan annuel. « Mon client ne souhaitait pas de compte rendu écrit, je me suis conformée à ses exigences », assure-t-elle. Elle affirme avoir fait un compte rendu en 2010 mais à partir de 2011, le groupe automobile est secoué par « l’affaire des espions » – un scandale de fausses accusations d’espionnage industriel cachant une escroquerie – et Carlos Ghosn « ne demande que des comptes rendus oraux ».
Quid des notes, des documents attestant de rendez-vous, de recherches…, interroge la présidente. « Je ne peux pas tout garder et ce n’est pas une infraction pénale », rétorque Rachida Dati. Reste que, les rares traces retrouvées sont en lien avec le Parlement européen. Le parquet a notamment retenu à son encontre trois questions écrites liées au secteur automobile. « Sur le parlement européen, je n’y vais pas tant que ça », balaye-t-elle.
Si l’audience s’est arrêtée avant que les avocats et le ministère public puissent poser leurs questions – ils le feront lundi – les débats qui se sont tenus plus tôt sur la recevabilité des parties civiles ont donné un avant-goût de la teneur de leurs arguments. « L’univers dans lequel évolue Carlos Ghosn et Rachida Dati est un univers stérile, il n’y a aucun document », a tempêté Kami Haeri, l’un des conseils de Renault, accusant ses avocats de chercher à faire « dérailler l’audience ». Le ministère public ne s’est pas montré plus tendre. « Cela fait deux jours que la défense essaye de se faire passer pour une victime », a fustigé la procureure. Rachida Dati parviendra-t-elle à afficher le même calme lundi ?
AI outlook — possibilities, not facts
Le ministère public posera ses questions à Rachida Dati lundi lors de la reprise de l'audience.
Very likely · Within days

The Brussels court announced the postponement of the hearing of September 29, 2026 concerning the request for conditional release of Mohamed Bakkali, logistician of the attacks of November 13, 2015 in Paris, in order to hear the victims who wish it. This decision comes in a context of strong emotion in France, where his possible release is seen as an affront to the pain of the victims.

The Court of Cassation partially annulled the conviction of Mohamed Lamine Aberouz for complicity in the assassination of two police officers in Magnanville in 2016, due to a formal defect concerning the confinement of the child, and ordered a new trial limited to this charge.

Yasser Mounbir, a 22-year-old Moroccan cartoonist, appeared before the Casablanca court for caricatures of King Mohammed VI published on Instagram, considered as contempt of a constitutional institution by electronic means. He was arrested three months earlier and the hearing was postponed until September 21 due to a lawyers' strike.

Mohamed Bakkali, sentenced to thirty years in prison for the attacks of November 13, 2015, could be released conditionally in Belgium after his extradition, despite the indignation of French victims who denounce an affront to justice and a risk of terrorist recurrence.
The Requests Committee of the Court of Justice of the Republic dismissed a complaint for “failure to assist a person in danger” filed against the Minister of Justice Gérald Darmanin by Rosa's mother, considering that the offenses were not characterized despite accusations of judicial dysfunction in the treatment of sexual violence against minors.

François Bayrou and ten former MoDem executives have been appearing since September 9 before the Paris Court of Appeal for embezzlement in the MEP assistants case. Despite an acquittal at first instance, the prosecution appealed. Bayrou claims that the accusations are unfounded and wishes to attend all the debates scheduled until October 5.