
Le 1er septembre marque une augmentation des tarifs du gaz et un durcissement des aides à la rénovation, tandis que le gouvernement prépare le budget 2027 sous contrainte économique.
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Le blocage du détroit d'Ormuz depuis février a provoqué une flambée des prix de l'énergie en Europe. Le gouvernement français fait face à un déficit public élevé et une absence de majorité parlementaire.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant. Ce mardi marque le vrai coup d’envoi de la rentrée budgétaire, sur deux fronts à la fois. Tout de suite, avec une facture de gaz qui grimpe encore. Et à plus long terme, avec le budget 2027 que Sébastien Lecornu commence à peine à dessiner, un an après avoir dû dégainer l’article 49.3 pour faire passer celui de 2026.
Le prix repère du gaz publié par la Commission de régulation de l’énergie grimpe de 5,6 % TTC en moyenne pour septembre, à 172,05 €/MWh. Pour un logement chauffé au gaz, la hausse atteint même 7,3 % sur le kWh. Si vous chauffez au gaz avec une consommation moyenne de 11 200 kWh par an, la facture passe de 1 767 € à environ 1 870 €, soit 103 € de plus. Sur un an complet, l’addition grimpe de 359 €, près d’un quart de plus qu’en septembre 2025. En cause, la flambée des marchés de gros européens depuis le blocage du détroit d’Ormuz fin février.
MaPrimeRénov’ se resserre au même moment. Garder une chaudière gaz dans une rénovation d’ampleur ne donne plus droit à l’aide, et plusieurs travaux isolés sortent du dispositif (isolation des combles et des murs, ventilation, chauffage bois). Ne restent éligibles en geste seul que la pompe à chaleur air-eau ou géothermique, la dépose de cuve à fioul et le raccordement à un réseau de chaleur. Sur le marché du travail, la rupture conventionnelle change aussi de visage : la durée maximale d’indemnisation chômage tombe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et de 27 à 20,5 mois au-delà, pour toute rupture homologuée à partir de ce mardi.
Le projet de loi de finances 2027 sera présenté le 30 septembre, rapportait MoneyVox le 31 août à partir d’une dépêche AFP. Pas de chiffre de déficit gravé dans le marbre à ce stade. Le ministre des Comptes publics David Amiel a simplement fixé un plancher : pas pire que 2025, soit 5,1 % du PIB. La marche est déjà haute, vu la croissance nulle au deuxième trimestre et le recul du PIB de 0,2 % au premier, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient et des canicules de l’été.
Face à ces chiffres Sébastien Lecornu exclut toute hausse générale d’impôts, un dossier qu’il juge trop sensible à huit mois de la présidentielle. L’effort porterait donc sur la dépense : les crédits de l’État continueront de progresser, mais moins vite que l’inflation. Défense, Justice, Intérieur, Éducation, Recherche et Écologie seraient préservés, contrairement au travail, à l’aide au développement, à l’agriculture et à la santé. Sur les ménages, la piste qui revient le plus souvent est la désindexation des pensions de retraite les plus élevées, pendant que le RSA et les petites retraites resteraient calés sur l’inflation.
Sans majorité à l’Assemblée, exactement la situation qui avait poussé Lecornu au 49.3 l’an dernier, le scénario d’un nouveau bras de fer parlementaire n’a rien d’hypothétique. Les sénatoriales du 27 septembre, trois jours avant la présentation du budget, pourraient encore compliquer l’équation.
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Présentation du projet de loi de finances 2027 le 30 septembre.
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