Rentrée politique : les candidats à la présidentielle multiplient les déplacements
Éric Zemmour, Olivier Faure, Bruno Retailleau et d'autres figures politiques précisent leurs stratégies à l'approche de l'élection présidentielle.
Quick Look
- À l'approche de l'élection présidentielle, les candidats multiplient les meetings et discours de rentrée.
- Éric Zemmour, Olivier Faure, Bruno Retailleau et François Hollande affinent leurs stratégies respectives, entre rassemblements à gauche et projets de reconstruction à droite.
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Why It Matters
La France entre dans une phase de pré-campagne présidentielle intense avec de multiples déclarations de candidatures et de projets politiques.
Éric Zemmour, qui prendra la parole à 16 heures pour la fin des universités d’été de son parti Reconquête, à Port-Marly (Yvelines), ne devrait pas encore annoncer sa candidature à la présidentielle ce jour. Il envisage de le faire à l’automne, précisément en octobre, mais il ne fait désormais plus de doute que l’ancien journaliste se prépare à se lancer une deuxième fois dans la course élyséenne. D’ailleurs, son entourage revendique que 350 promesses de parrainages ont déjà été récoltées. Les équipes du parti expliquent avoir rappelé les plus de 700 maires qui avaient parrainé Éric Zemmour en 2022 (741 parrainages obtenus au final).
Des déplacements et des réunions publiques sont déjà en train d’être étudiées, mais autour du futur candidat, on indique qu’il y aura moins de meetings qu’en 2022. Dans le complexe des Pyramides de Port-Marly, des milliers de personnes sont attendues dans un amphithéâtre pour les discours de Sarah Knafo (15 heures), puis d’Éric Zemmour… en même temps que celui de Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Une longue file s’est formée en fin de matinée pour une séance de dédicaces de l’ancienne prétendante à la mairie de Paris, qui vient de publier Le Casse du siècle (Fayard), un plaidoyer critique de la gestion économique du pays. Des militants ont lancé une Marseillaise alors que d’autres se pressaient au stand des «goodies». De premiers slogans fleurissent : «pour que la France vive», ou encore, projeté en arrière-plan de la scène, «l’avenir est à nous».
Le chef des socialistes Olivier Faure, candidat à l’élection présidentielle via une primaire de l’espace social-démocrate, a reproché dimanche à François Hollande et Raphaël Glucksmann de «se tourner vers le centre-droit» et estimé parallèlement que Jean-Luc Mélenchon était un «concurrent» mais pas un «ennemi».
«Quand je vois François Hollande et Raphaël Glucksmann se tourner vers le centre-droit, je leur dis: je comprends que vous cherchiez une nouvelle majorité, mais cette nouvelle majorité ne permettra pas de faire un programme de gauche et la transformation écologique», a-t-il déclaré sur BFMTV.
L’eurodéputé Raphaël Glucksmann est lui aussi candidat à la primaire de l’espace social-démocrate qui choisira son candidat pour la présidentielle à la mi-octobre. L’ex-président socialiste François Hollande prépare de son côté une candidature hors primaire, qui pourrait être annoncée en décembre, et il estime qu’il faudra «rassembler large».
Olivier Faure a par ailleurs souligné les convergences au Parlement entre les élus Insoumis, socialistes, écologistes et communistes et envisagé, en cas de victoire socialiste à la présidentielle d’avril et mai prochains, un soutien de LFI sans participation au gouvernement.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a estimé dimanche qu’il n’était «pas illogique» de demander un effort aux retraités dans le cadre de la préparation du budget 2027, et appelé à ouvrir le débat sur de nouvelles modalités de revalorisation des pensions. Faire contribuer les retraités, «ce n’est pas une bonne idée, mais ça peut être une nécessité», a jugé le ministre sur Europe 1/CNews. «Il n’est pas anormal, il n’est pas illogique, de faire appel à un effort des retraités», a-t-il poursuivi
Ensuite, «il faut déterminer quels retraités et quelle nature d’effort», a-t-il ajouté, tout en assurant qu’il ne «s’avancerait pas sur les seuils». Le gouvernement cherche à dégager environ 30 milliards d’euros d’économies en 2027, principalement par une réduction des dépenses. Dans ce cadre, les retraites figurent parmi les pistes examinées.
Olivier Faure candidat à la primaire socialiste était l’invité de BFM politique ce midi. Le patron du parti socialiste regrette que «la vie soit de plus en plus chère». Il appelle à un système plus juste : «il n’est pas juste de faire contribuer à l’effort budgétaire les retraités qui ne sont pas riches».
«On commence par ceux qui ont les moyens de payer. Ce serait du racket de faire contribuer davantage les retraités. Il y a une forme d’indécence» insiste-t-il, proposant plutôt de prélever sur les gros héritages, et de «récupérer 15 milliards par an».
La candidate RN Marine le Pen est attendue à la braderie d’Hénin-Beaumont où elle prononcera son discours de rentrée à 15 heures, tandis que l’ex-président socialiste François Hollande sera à la braderie de Carvin dans le Pas-de-Calais.
Le patron du PS Olivier Faure sera l’invité de BFM Politique ce midi et Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, du Grand Oral de BFMTV/Figaro, à 18 heures.
Le président de Reconquête, Éric Zemmour, est attendu au Port-Marly dans les Yvelines pour les universités d’été de son parti. Le possible candidat à la présidentielle doit y prononcer un discours cet après-midi, après celui de sa numéro 2, Sarah Knafo.
Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, doit passer la journée dans la Sarthe, à la foire du Mans. Il doit y rencontrer des agriculteurs avant de poursuivre son «opération 1000 bistrots» à 15 heures.
À la fête de l’Humanité, François Ruffin appelle au rassemblement de la gauche, à la construction d’une «grande force commune» pour s’opposer à l’extrême droite. Il fustige la gauche qui «fait peur», semblant s’attaquer au candidat LFI Jean-Luc Mélenchon : «Il y en a qui ont un passif, un passé. Les forces de gauche font plus peur aujourd’hui dans le pays que le font Marine Le Pen et l’extrême droite».
«On ne pourra pas gagner à gauche avec deux tiers des Français qui ont peur de nous, qui nous rejettent, qui nous haïssent. Il ne faut pas seulement rassembler et élargir avec les partis politiques, mais rassembler et élargir aux Français aussi», exhorte le candidat Debout à la présidentielle, en ciblant implicitement, sans le citer l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon.
C’est une course de vitesse. Et la musique sur laquelle Bruno Retailleau entre en piste le dit bien : «F1» de Hans Zimmer. À huit mois du premier tour, et alors que le candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle poursuit sa campagne en espérant enclencher une dynamique dans les enquêtes d’opinion, il n’y a pas de temps à perdre. Pour sa rentrée, le Vendéen a voulu s’adresser à la jeunesse en opposant deux générations qui se «regardent comme dans un miroir inversé» : d’un côté, celle qui donne sa voix à Jean-Luc Mélenchon, le «destructeur», et la sienne, que le Vendéen appelle à choisir LR, le parti de la «reconstruction».
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Qui est le plus chez lui à La Fête de l’Humanité ? Les deux candidats de gauche radicale à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, y prennent chacun la parole samedi, le premier espérant notamment récolter le vote communiste. Devant une foule compacte, qui s’étendait très loin du stand de La France insoumise et débordait dans les allées de la Fête de l’Humanité, Jean-Luc Mélenchon a continué de développer les thématiques économiques et sociales qu’il a fait siennes en cette rentrée politique.
Un discours très compatible avec le public de gauche radicale ou d’extrême gauche de la Fête de l’Humanité. «Le budget de l’État doit être débarrassé de la charge des aides sans contrepartie au capital», a insisté le candidat insoumis.
Le patron du PCF Fabien Roussel, qui a officialisé le week-end dernier sa candidature, tiendra lui son premier meeting de campagne depuis la Fête de l’Humanité samedi à 18H00. L’occasion de présenter son projet résolument communiste pour cette campagne: nationalisations, appels à la mobilisation populaire, renvoi du patron de Total Patrick Pouyanné devant le tribunal...
C’est une course de vitesse. Et la musique sur laquelle Bruno Retailleau entre en piste le dit bien : «F1» de Hans Zimmer. À huit mois du premier tour, et alors que le candidat Les Républicains (LR) à la présidentielle poursuit sa campagne en espérant enclencher une dynamique dans les enquêtes d’opinion, il n’y a pas de temps à perdre.
Pour sa rentrée, le Vendéen a voulu s’adresser à la jeunesse en opposant deux générations qui se «regardent comme dans un miroir inversé» : d’un côté, celle qui donne sa voix à Jean-Luc Mélenchon, le «destructeur», et la sienne, que le Vendéen appelle à choisir LR, le parti de la «reconstruction».
LE REPORTAGE DU FIGARO
Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a accusé samedi le Rassemblement national «qui se réclamait de Jeanne d’Arc de s’être vendu aux Anglais», après le protocole d’accord symbolique signé par son président Jordan Bardella avec son allié anti-européen Nigel Farage.
«Le RN est le parti de la girouette», a affirmé le patron des Républicains qui a durci son discours contre Marine Le Pen et son parti lors d’un meeting devant plus d’un millier de jeunes LR à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). «Trouvez-moi un sujet, un seul sujet sur lequel ces bonimenteurs-là n’aient pas changé d’avis», s’est agacé le candidat qui stagne entre 6 et 10% dans les sondages.
«La France dispose d’une épargne privée importante, mais celle-ci circule souvent trop tard.» C’est fort de cette conviction que Matignon s’apprête à proposer, dans le cadre du budget 2027, un ambitieux dispositif fiscal sur les donations, dont Le Figaro a pu se procurer le détail en avant-première. Son nom : «Transmissions 2027». Son ambition : «faire circuler le patrimoine plus tôt vers les jeunes générations et transformer une partie de l’avantage fiscal en acte de solidarité».
Vaste programme, aux effets potentiels concrets pour tous ceux qui songent à transmettre une partie de leur patrimoine - et dont l’entrée en vigueur pourrait intervenir dès janvier 2027, si le budget est adopté avant la fin de l’année. Il s’agirait d’une «vente flash» fiscale, puisque le dispositif ne serait a priori valable que sur l’année 2027, précise Matignon.
LE PLAN CHOC DE MATIGNON
Toujours pas candidat à la présidentielle mais plus que jamais en campagne, l’ancien président François Hollande a appelé les socialistes à «être fiers de l’histoire de leur parti», samedi à la traditionnelle Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), où il s’est inscrit dans une lignée socialiste remontant à plus de 50 ans.
En contrepoint à l’effervescente Fête de l’Humanité, qui se déroule au même moment dans l’Essonne, et où se joue notamment un duel entre le communiste Fabien Roussel et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, tous deux candidats à la présidentielle, François Hollande a préféré se rendre dans ce petit village de 700 habitants, car «ça s’inscrit dans l’histoire, dans les mémoires socialistes».
«Soyez fiers de l’histoire du Parti socialiste si vous voulez être capable de donner aux Français une vision d’avenir», a-t-il déclaré devant quelques centaines de militants. L’ancien président, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles, les a aussi appelés à «concevoir le rassemblement non plus entre les partis, et notamment pour une élection présidentielle».
Le rassemblement de la droite et du centre prôné par Édouard Philippe est «trop étroit pour gagner», a jugé Gabriel Attal samedi lors de la rentrée du parti Démocrates et Progressistes, avant une sévère critique par Bernard Cazeneuve du bilan macroniste et de la «trahison» du «front républicain» contre le RN.
«Je constate, à mesure que la campagne avance, que parmi les candidats aujourd’hui déclarés, je suis le seul à défendre l’idée d’un rassemblement et d’une coalition qui va de la droite républicaine à la gauche», a déclaré Gabriel Attal devant ce parti (ex-Territoires de Progrès) associé à Renaissance.
«Je regrette de voir des candidats ou leurs soutiens avec qui nous avons pu gouverner entre 2017 et 2024, dans la même majorité, considérer que le seul rassemblement possible, c’est celui, je cite, de la droite et du centre. C’est trop étroit pour gagner, trop étroit pour gouverner», a ajouté Gabriel Attal.
À Nogent-sur-Marne, pour la rentrée politique avec les jeunes du parti Les Républicains, Bruno Retailleau appelle la jeunesse à être dans le camp de la «reconstruction». «La jeunesse, vous êtes en première ligne», exhorte-t-il. «Ne soyez pas conformistes, portez vos convictions» poursuit-il.
«Chers jeunes de France ne supportez pas ce qui est en train de se passer. Aujourd’hui ceux qui sont privilégiés c’est la jeunesse d’extrême gauche, ne le supportez pas ! Vos héros ne sont pas les bourreaux du 7 octobre. La jeunesse de France n’est pas la Nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon ! Nous serons les reconstructeurs de la France.» martèle le candidat des Républicains. «Vous êtes les hommes et les femmes du sursaut, de la reconstruction.»
Le Parti socialiste et le parti Place publique organisent leur primaire, qui ne convainc pas la candidate écologiste à la présidentielle, présente ce samedi à la «Fête de l’Humanité».
«Il y a quand même une des familles de notre camp politique qui n’a pas encore décidé quel candidat elle aurait. And même à l’issue de leur primaire, ce sera peut-être pas si clair que ça», a-t-elle déclaré à quelques journalistes. «Donc le jeu n’est pas encore exactement posé dans cette élection, on sait qu’elle ne ressemblera à aucune autre», a-t-elle ajouté.
En déplacement en Moselle aux Terres de Jim, au rassemblement des Jeunes agriculteurs, Édouard Philippe a défendu samedi le rassemblement de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle, assurant ne pas être «dans l’excitation» vis-à-vis de ses rivaux. Il est revenu sur son «initiative» à «tendre la main» à Gabriel Attal et Bruno Retailleau. Le candidat Renaissance tout comme le candidat LR ont pour l’instant refusé cette proposition de rendez-vous.
«Je dis que je suis maire du Havre, et que dans l’ensemble des communes de France, lorsque la droite et le centre se présentent ensemble, elles l’emportent. Lorsqu’elles gagnent, c’est qu’elles sont rassemblées. Je dis la même chose pour la présidentielle», a soutenu l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron (2017-2020), issu de la droite.
«Chacun a ses différences, a son identité politique et peut dire à quoi il croit. Mais à la fin, on doit prendre nos responsabilités et nous pourrions nous parler, pas pour se désister pour l’un ou l’autre, simplement pour nous parler et regarder ce qui va suivre, pour voir ce qui nous rassemble et ce sur quoi nous pouvons construire», a observé le maire Horizons du Havre.
«Je ne suis pas un homme pressé. J’ai commencé ma campagne il y a longtemps, je connaissais le lièvre et la tortue. Les hommes pressés, ça existe. En général, c’est souvent trop pressé», a-t-il asséné.
Ce samedi, de nombreux rendez-vous politiques sont attendus. À La Fête de l’Humanité, les deux candidats de gauche radicale à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, doivent chacun prendre la parole, le premier espérant notamment récolter le vote communiste.
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Éric Zemmour pourrait annoncer sa candidature en octobre.
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Open Questions
- Quand Éric Zemmour officialisera-t-il sa candidature ?
- Quel sera l'impact réel des mesures budgétaires sur les retraités ?





