Retraites : l'indexation sur l'inflation financée par la suppression de l'abattement fiscal
Le ministre des Comptes publics David Amiel évoque la suppression partielle ou totale de l'abattement de 10% pour financer l'indexation des retraites.
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Toute indexation des retraites sur l'inflation sera financée par la suppression partielle ou totale de l'abattement fiscal de 10% des retraités, selon le ministre David Amiel.
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Why It Matters
L'abattement fiscal de 10% pour frais professionnels des retraités date de 1978 et coûte environ 6 milliards d'euros par an aux finances publiques.
Toute indexation des retraites sur l'inflation sera financée, en proportion, par la suppression partielle, voire totale, de l'abattement de 10% dont bénéficient les retraités, a indiqué vendredi le ministre des Comptes publics David Amiel, sur Sud Radio. À la recherche d'économie dans un contexte de comptes publics dans le rouge et de croissance en berne, le gouvernement ne souhaite pas à la fois financer l'indexation de l'ensemble des retraites et supporter la totalité de l'abattement fiscal pour frais professionnels dont disposent les retraités, a affirmé le ministre vendredi.
Augmenter toutes les retraites à hauteur de l'inflation «implique de supprimer l'abattement à 10% pour frais professionnel à l'impôt sur le revenu dont bénéficient les retraités», a assuré David Amiel, faisant valoir que «l'indexation de l'ensemble des retraites sur l'inflation» coûterait «plus de 6 milliards d'euros l'an prochain», et que «de ces 6 milliards, on n'a pas aujourd'hui le premier euro». Une autre option serait de n'indexer «qu'une partie» des retraites, «les plus petites pensions par exemple», a affirmé David Amiel. «Mais ça implique de baisser très fortement» l'ensemble de cet abattement, «à l'euro près», a insisté le ministre, selon qui il est impossible de maintenir les deux dispositifs sans faire «exploser le déficit».
Un arbitrage délicat
«Ce qui est certain, c'est qu'il faudra choisir entre les deux, il ne peut pas y avoir de demi-mesure», a martelé David Amiel, précisant que le Premier ministre Sébastien Lecornu «arbitrera(it)». Actuellement, l'ensemble des retraités peuvent, au titre des frais professionnels (aide ménagère, jardinier, etc.), diminuer de 10% les revenus déclarés, dans la limite de 4.000 euros. Selon Bercy, cet abattement coûte 6 milliards aux finances publiques chaque année, soit le même montant qu'une indexation des retraites sur l'inflation.
Ces dernières années, la question de supprimer partiellement ou totalement cet abattement qui date de 1978 est revenue dans le débat. En 2025, la suppression figurait dans le Projet de loi de finance (PLF), avant d'être retoquée en commission à l'Assemblée nationale. Sur Sud Radio, David Amiel a par ailleurs indiqué avoir proposé au Premier ministre «des réformes de certaines niches fiscales qui bénéficient uniquement aux plus fortunés», sans davantage de précision.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Arbitrage du Premier ministre sur l'abattement fiscal et l'indexation des retraites
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Quelle option sera finalement retenue par le Premier ministre ?
- Quelles niches fiscales concernant les plus fortunés seront réformées ?



