Rossel en négociations exclusives pour racheter Sud Ouest
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Le groupe belge Rossel, propriétaire de La Voix du Nord, est entré en négociations exclusives pour racheter la maison mère du quotidien régional Sud Ouest d'ici la fin de l'année, ce qui créerait un nouveau géant de la presse régionale française avec un chiffre d'affaires cumulé de plus de 400 millions d'euros.
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Why It Matters
Le groupe Sud Ouest, fondé en 1944 par Jacques Lemoîne, est détenu à environ 80% par la famille Lemoîne. Il regroupe plusieurs quotidiens régionaux et des activités dans l'événementiel et l'audiovisuel. Rossel, groupe belge propriétaire de La Voix du Nord, cherche à renforcer sa présence en France.
Un nouveau géant dans la presse régionale française en gestation. Le belge Rossel, propriétaire de la Voix du Nord, est entré en "négociations exclusives" pour racheter d"ici la fin de l'année" la maison mère du quotidien régional Sud Ouest, ont annoncé les deux parties jeudi 3 septembre. L'éventuel rachat de ce groupe, hégémonique à Bordeaux et sur le littoral sud-ouest, par la filiale Rossel France, donnerait naissance à une entité au "chiffre d'affaires cumulé de plus de 400 millions d'euros", ont déclaré dans un communiqué commun les deux groupes.
Elle formerait le numéro trois du secteur de la presse régionale en France derrière SIPA-Ouest-France, 525 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025, et EBRA (Le Progrès, Le Dauphiné, les DNA...) avec 479 millions d'euros. Pour les syndicats, informés jeudi avant la tenue d'un CSE extraordinaire lundi, la cession probable "n'est pas une surprise".
"Une décision lourde"
Sud Ouest, diffusé à 164 000 exemplaires par jour en 2025 selon l'ACPM/OJD, emploie 700 salariés dont 230 journalistes. Le journal a connu plusieurs restructurations récentes avec 81 départs en 2024, puis cette année un plan d'une cinquantaine de départs volontaires ou non-remplacements d'ici à 2028. "C'est un des titres de PQR qui a le plus rogné dans sa rédaction, fragilisant ainsi sa capacité à se renouveler éditorialement", estime le sociologue des médias Jean-Marie Charon, interrogé par l'AFP.
Le groupe Sud Ouest (GSO), qui regroupe la Sapeso, société éditrice de Sud Ouest, d'autres quotidiens régionaux (Charente Libre, La République des Pyrénées...) ainsi que Côte Ouest (événementiel) ou Écrans du Monde (audiovisuel), est détenu à environ 80% par la famille Lemoîne, héritière de Jacques Lemoîne (1895-1968) qui avait fondé le journal en 1944. Si la Sapeso était déficitaire en 2025, GSO se dit rentable, avec 30% de ses revenus hors journaux papier.
L'entrée en négociations est "une décision lourde" prise "à l'unanimité" de la cinquantaine d'actionnaires, avec "beaucoup d'émotion", a déclaré à l'AFP Tristan Lemoîne, vice-président du conseil d'administration de GSO. Rossel est "un actionnaire très solide, familial", ayant "des valeurs communes avec les nôtres", et "apolitique, qui n'intervient pas dans la ligne éditoriale de ses médias", souligne le descendant du fondateur. Les deux parties espèrent boucler l'opération "d'ici la fin de l'année", après consultation des représentants du personnel.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L'opération de rachat sera finalisée d'ici la fin de l'année 2026
Likely · Within months
Open Questions
- Quel sera le prix exact de la transaction ?
- Quelles seront les conséquences sociales du rachat pour les salariés de Sud Ouest ?
- L'opération sera-t-elle soumise à l'approbation de l'Autorité de la concurrence ?







