Salaires des enseignants : la FSU-SNUipp rejette toute contrepartie aux augmentations
Aurélie Gagnier, porte-parole du syndicat, réclame une revalorisation salariale sans condition et s'oppose à l'autonomie accrue des établissements scolaires.
Quick Look
- Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-SNUipp, exige une revalorisation salariale des enseignants sans contrepartie pour compenser les pertes depuis 2010.
- Elle rejette les propositions d'autonomie des établissements portées par certains candidats à la présidentielle.
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Why It Matters
La rémunération des enseignants est devenue un sujet central de la campagne présidentielle 2027. Les syndicats réclament une hausse des salaires pour compenser l'inflation depuis 2010.
"Nous n'accepterons aucune contrepartie" aux augmentations de salaires des enseignants, a prévenu lundi 31 août sur franceinfo Aurélie Gagnier, co-secrétaire générale et porte-parole du FSU-SNUipp, syndicats des professeurs des écoles alors que la rémunération des enseignants s'impose comme l'un des thèmes de la campagne présidentielle 2027. "Quand on parle revalorisation, c'est sans contrepartie. Il s'agit de rattraper les pertes salariales qu'on subit depuis 2010", a déclaré la syndicaliste, estimant qu'il s'agit d'une "pure justice" afin de permettre aux enseignants de "revenir à un salaire décent".
La question des salaires des enseignants était au centre des propositions formulées notamment ce week-end par plusieurs candidats à l'élection présidentielle, faisant de l'Éducation nationale un enjeu de campagne. "Il est temps que ces sujets soient vraiment mis en lumière, que nos politiques s'en emparent et qu'on progresse largement sur les conditions de travail et les salaires notamment", a estimé Aurélie Gagnier.
Selon le baromètre du SE-UNSA, la question des salaires est désormais la première préoccupation des enseignants, devant les conditions de travail, une première selon ce syndicat. "Le salaire fait partie des conditions de travail et ça concourt à l'attractivité", a souligné lundi sur franceinfo la co-secrétaire générale et porte-parole du FSU-SNUipp, alors que les difficultés de recrutement et de fidélisation dans l'Education nationale sont régulièrement mises en avant par les syndicats.
Raphaël Glucksmann propose "une augmentation pour tous [les enseignants] de 10% et ensuite, une augmentation graduelle en fonction de la carrière". L'ancien Premier ministre Edouard Philippe, également candidat, a pour sa part proposé une hausse de 20% des salaires des enseignants sur cinq ans, afin de "redonner de la dignité à leur métier". Gabriel Attal défend de son côté une hausse des salaires qui irait de pair avec un renforcement de l'autonomie des établissements, y compris dans le primaire, s'il était élu président. "On est complètement opposés à ce sujet", a affirmé Aurélie Gagnier. Selon elle, l'autonomie des établissements "voudrait dire l'inégalité entre les établissements" et pourrait conduire à ce qu'"un enfant dans un lieu géographique en France n'aurait pas la même scolarité, les mêmes conditions de scolarisation qu'un autre enfant ailleurs en France".
Une large intersyndicale comprenant notamment la CGT, la FSU, Solidaires, ainsi que d'autres organisations de la fonction publique, dont la CFDT, l'UNSA, la CFE-CGC, appelle à une mobilisation générale de la fonction publique le 29 septembre. "Nous espérons qu'elle sera suivie parce qu'il y a urgence à se préoccuper des salaires", a déclaré Aurélie Gagnier.
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Mobilisation générale de la fonction publique le 29 septembre.
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