Sanctions contre les colonies israéliennes : la France, le Royaume-Uni et le Canada durcissent leur position
Les trois pays annoncent l'interdiction d'importation de produits issus des colonies en Cisjordanie, tandis qu'Israël riposte contre le Royaume-Uni.
Quick Look
- La France, le Royaume-Uni et le Canada annoncent des sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie.
- Israël réplique en fermant le consulat britannique à Jérusalem.
- Les États-Unis, par la voix de Marco Rubio, excluent toute mesure similaire.
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Why It Matters
Les colonies en Cisjordanie sont au cœur du conflit israélo-palestinien. La solution à deux États est menacée par la violence et l'expansion des colonies.
Ils dénoncent "expansion systématique des colonies en Cisjordanie" et "la hausse considérable de la violence des colons". Dans une déclaration commune, le président français Emmanuel Macron, les Premiers ministres britannique et canadien, Andy Burnham et Mark Carney, ont réaffirmé, mardi 8 septembre, l'intention de leurs trois pays d'interdire "l'importation de produits en provenance des colonies et appliquer des sanctions ciblées contre les colonies".
Dans ce texte, les trois chefs d'Etat dénoncent "une menace directe et urgente" pour la "solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien" et annoncent "nouveau tournant" dans leur "approche" pour "protéger" cette perspective. Ils "coprésideront une réunion à l'Assemblée générale des Nations unies ce mois-ci" sur le sujet, ont ajouté les trois dirigeants.
Plus tôt dans la journée, la France, le Royaume-Unis et le Canada ont déclaré appartenir à un groupe de 12 pays s'engageant à sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. Dans la foulée, la diplomatie israëlienne a aussitôt annoncé des mesures de représailles, ciblant pour l'instant uniquement le Royaume-Uni, avec la fermeture du consulat britannique à Jérusalem, ainsi qu'une interdiction d'entrée en Israël pour 12 personnalités britanniques qualifiées d'"antisémites". Parmi elles, l'ex-chef du Labour, aujourd'hui député indépendant, Jeremy Corbyn, et les cinq députés Verts britanniques.
Pas de sanction pour les Etats-Unis
Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a déploré mardi les "tensions en Cisjordanie" occupée entre colons israéliens et population palestinienne, mais a exclu que les Etats-Unis prennent des sanctions comparables à celles annoncées par ce groupe de pays. "De toute évidence nous n'allons pas faire comme eux", a-t-il déclaré à l'aéroport de Miami, en partance pour une tournée en Amérique latine, alors qu'il était interrogé sur les sanctions britanniques.
"Mais nous partageons l'objectif de la stabilité. Nous ne voulons pas assister à une augmentation de la violence ou du conflit ou des tensions en Cisjordanie à un moment très sensible dans la région", a-t-il néanmoins ajouté. "Nous pensons que cela a aussi des implications sur notre capacité à faire des progrès en ce qui concerne Gaza et le plan en 20 points et la paix à la frontière à laquelle nous sommes très attachés", a expliqué le chef de la diplomatie américaine.
Lundi soir, le haut représentant pour Gaza du "Conseil de paix" mis en place par Donald Trump, Nikolaï Mladenov, avait déclaré que l'absence de progrès à Gaza, conjuguée à la recrudescence des violences en Cisjordanie, menaçaient de rendre "impossible" la solution à deux Etats. "Si la situation à Gaza perdure ou si l'on n'avance pas dans la mise en place du plan de paix (...), la solution à deux Etats deviendra pratiquement impossible", avait déclaré le diplomate bulgare depuis Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis.
What to Watch
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Réunion à l'Assemblée générale des Nations unies sur les colonies.
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Open Questions
- Quelles seront les prochaines mesures de représailles israéliennes ?
- Comment les autres pays réagiront-ils à l'initiative des 12 pays ?







