
L'UNPT réclame un soutien exceptionnel de l'État face à des pertes estimées à 400 millions d'euros.
AI-generated summary
La France subit une sécheresse historique et des épisodes caniculaires répétés depuis mai 2026. Cette situation aggrave les difficultés d'un secteur agricole déjà fragilisé.
Durement frappés par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois en France, les producteurs de pommes de terre anticipent l’une des plus fortes baisses de production jamais enregistrées et réclament un soutien «exceptionnel» face à des pertes massives.
«Après cinq épisodes successifs de canicule et un déficit hydrique exceptionnel», les projections de l’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) anticipent «une baisse massive de la production française de l’ordre de -23 % en un an», indiquent-ils lundi dans un communiqué.
«Cette campagne pourrait marquer l’un des plus importants décrochages de production jamais enregistrés pour la pomme de terre française», estime l’UNPT. Cette baisse brutale serait marquée par «le plus faible rendement observé depuis plus de 30 ans», avec un rendement moyen national des pommes de terre de consommation de 37,4 tonnes par hectare, contre 43,5 t/ha en 2025 (-14 %) et 43,1 t/ha en moyenne quinquennale (-13 %). Cette chute serait encore plus importante que celle provoquée par la sécheresse historique de 2022, signalent les producteurs.
«Au regard de l’ampleur potentielle des pertes économiques pour les producteurs, évaluées à ce stade par l’UNPT à au moins 400 millions d’euros», les producteurs «demandent à l’État d’anticiper dès maintenant un dispositif exceptionnel de soutien aux producteurs les plus durement touchés», est-il ajouté.
Le 5 août, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard avait annoncé un «plan global» d’accompagnement face aux conséquences des épisodes caniculaires à répétition en France et en Europe, pour «qu’aucun agriculteur ne soit laissé seul face à cette situation». Elle avait notamment évoqué des mesures d’urgence pour la trésorerie des exploitations, la prise en charge de cotisations sociales, des dispositifs de simplification et de dérogation, ainsi que des mesures destinées à faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées, mais sans chiffrer le montant des aides envisagées.
Le 8 août, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, syndicat agricole dominant, avait indiqué que l’agriculture avait besoin de «milliards d’euros» pour se remettre de cette «crise climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée». Le 14 août, Mme Genevard avait indiqué que le calibrage des aides devrait attendre le 27 août, lors d’une réunion des préfets. L’été 2026 est marqué en France par une succession d’épisodes caniculaires et un sévère déficit de pluies depuis la fin mai. Outre une sécheresse des sols déjà à des niveaux historiques, des incendies ont ravagé des hectares de végétation et de cultures dans plusieurs régions françaises.
Pour les producteurs de pommes de terre, ce choc climatique intervient alors qu’ils avaient déjà dû réduire leurs surfaces de production, «de 10% en France et -11% en Europe du Nord-Ouest», après la surproduction de 2025. «L’urgence est de mise», déclarent-ils. Car à la baisse des volumes va s’ajouter «une récolte plus hétérogène, avec des calibres plus petits, des teneurs en matière sèche variables et parfois des désordres physiologiques», indique l’UNPT, réclamant une «adaptation» du cahier des charges des acheteurs.
Le 18 août, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé «des actions concrètes de soutien aux producteurs», indiquant qu’elles seront notamment plus tolérantes sur les calibres et aspects des fruits et légumes, et privilégieront les produits d’origine France pour soutenir les producteurs.
«La baisse brutale des rendements et des volumes disponibles devra nécessairement se traduire» sur toute la chaîne de valeur de la filière (producteurs, négociants, industriels, restauration hors foyer, distributeurs et consommateurs). «Elle ne peut conduire à concentrer sur les seuls producteurs les conséquences économiques désastreuses de cette situation exceptionnelle», souligne le communiqué de l’UNPT. Enfin, les producteurs de pommes de terre soulignent que «la baisse des rendements signifie qu’une partie des volumes contractualisés ne pourra tout simplement pas être produite». Ils demandent que les volumes contractuels soient adaptés à la réalité de la récolte et au «gouvernement d’engager un dialogue déterminé», notamment avec ses homologues européens, pour ne pas «subir la double peine» ou risquer des différends commerciaux.
AI outlook — possibilities, not facts
Réunion des préfets le 27 août pour calibrer les aides agricoles.
Very likely · Within days

Fifty-four sheep were killed and eight injured in a wolf attack in the Fauge mountain pasture in Villars-de-Lans in Isère, a month and a half after a similar attack which killed 64 sheep in the Drôme. Breeders are calling for an increase in wolf culls, while wildlife defense associations are opposed. The Minister of Agriculture announced an upcoming increase in the wolf harvest quota from 21 to 23% of the estimated population.

French honey production is expected to drop by around 5,000 tonnes for 2026 due to summer heatwaves and droughts which penalize the activity of bees and destroy vegetation.
The chestnut harvest in Ardèche is expected to be historically low for 2026, below 2,000 tonnes, penalized by the heatwave, drought and ink disease.

Agriculture Minister Annie Genevard announced a billion-euro plan, called Casi, to support French farmers facing summer yield losses, including compensation, tax aid and a recovery fund.

In Périgord-Quercy, the Dordogne crosses a territory where walnuts are a family and gastronomic institution. At the Castagné family, two brothers continue a farm of 47 hectares and 5,200 walnut trees, transforming the kernels into oil using a traditional mill. At Martel, walnuts are available in artisanal products, while chef Pascal Bardet sublimates them in cooking, from bread to sweetbreads, even using walnut leaves.

The Minister of Agriculture, Annie Genevard, warns of the deep crisis in the French agricultural sector, hit by drought and heatwaves. An assessment will be drawn up on August 27 with the prefects to adjust aid, while the agricultural emergency law focuses on irrigation.