Service national : 3 000 jeunes font leur rentrée en caserne
Pour la première semaine de septembre, 3 000 jeunes volontaires intègrent les casernes françaises dans le cadre du nouveau Service national.
Quick Look
- 3 000 jeunes volontaires entament leur Service national en France.
- Ce programme, initié par Emmanuel Macron, vise à former des réservistes sur dix mois.
- Parmi eux, Clara et Armand intègrent le 19e régiment du génie à Besançon.
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Why It Matters
Le projet de Service national a été annoncé en novembre 2025 par Emmanuel Macron. Il vise à former des réservistes opérationnels après une période de dix mois.
En France, 3 000 jeunes font leur rentrée cette première semaine de septembre à la caserne et non, pas à la faculté. Ils sont engagés volontaires du Service national. Ce projet annoncé en novembre 2025 par Emmanuel Macron vise notamment à créer des réservistes, puisque ces jeunes le deviendront au bout de dix mois. Ils ont été recrutés à l'issue d'un entretien partout en France. Parmi ces 3 000 jeunes, Clara et Armand, deux Franc-Comtois de 20 et 21 ans qui s'apprêtent à faire leur rentrée et à devenir futurs camarades de régiment à Besançon.
Avant de découvrir leur caserne mardi 1er septembre, Clara et Armand prennent le temps de consulter le livret d'accueil du 19e régiment du génie, et notamment la rubrique des conseils pratiques. "On pourra faire une lessive, seulement au bout de 15 jours, relève Armand. Tant pis, on fera à la main", s'amuse Clara. Tous les jours, réveil à 6 heures, nettoyage de la caserne, puis formation, avant un coucher à 21 heures 30.
Au cours de leur premier mois de Service national, il n'y a pas de permission. C'est pourquoi, Armand a "profité des quelques derniers jours pour sortir le plus possible avec [ses] amis". "Des derniers instants de la vie civile", complète Clara. La jeune femme, cheveux longs et grandes lunettes, s'est préparée pendant des mois à enfiler le treillis : "Je fais du CrossFit et de l'Hyrox".
"Depuis les attentats du Bataclan, je veux faire ça."
Tous les deux visent l'armée depuis très longtemps. Clara avait 10 ans au moment des attentats du Bataclan, c'est là qu'elle a vu "les militaires à la télé, les gendarmes, les pompiers", et c'est ce qui lui a donné envie. "Depuis, ça ne m'a jamais quitté", explique-t-elle. Pour elle, comme pour Armand, c'est aussi une histoire de famille. Lui a un père gendarme. "Je pense que ça m'a influencé, et puis il y a aussi la notion de patriotisme. L'idée de servir mon pays m'a toujours plu", précise-t-il.
Armand voit ce Service national "comme un période d'essai de dix mois pour voir si ça [lui] plaît". Il verra ensuite s'il veut continuer et s'engager dans l'armée. "J'espère que ça me plaira mais ça peut ne pas me plaire", ironise le jeune homme. Pour les aider à se décider, ils pourront aussi échanger avec des militaires de métiers puisqu'ils vont vivre avec.
Si Armand n'a pas encore d'idée de spécialité, Clara, qui a un BTS comptabilité, veut devenir démineuse. Elle veut être "combattante du génie, repérer les mines, les bombes". Ce qui lui plaît dans cette spécialité, ce sont aussi les opérations extérieures, à l'étranger. Malgré tout, pendant cette première année, ils ne feront aucune opération extérieure, ce sera plutôt des patrouilles dans les gares avec la mission Sentinelle. "Je me doute que ce n'est pas le plus palpitant mais bon, il faut le faire", concède le Franc-Comtois.
Avant cette rentrée, ces deux vingtenaires sont bien sûrs d'eux. Armand se dit "impatient de découvrir" tout ça, Clara attend plus particulièrement un "esprit de camaraderie". Ils pourront également découvrir un avantage réservé aux militaires : les 75% de réduction à la SNCF dont ils pourront bénéficier lors de leurs permissions.
Open Questions
- Quel sera le taux de maintien des jeunes après les dix mois ?
- Comment l'armée gérera-t-elle l'intégration de ces volontaires ?






