Entrée en vigueur de textes visant à protéger les citoyens des abus sexuels en ligne et à punir l'utilisation de l'intelligence artificielle pour des images explicites sans consentement.
De nouvelles lois entrent en vigueur à Singapour pour interdire l'utilisation de l'IA dans la création d'images intimes non consenties et durcir les sanctions contre les abus sur mineurs, prévoyant jusqu'à sept ans de prison.
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Singapour renforce son arsenal juridique pour lutter contre la cybercriminalité et l'utilisation malveillante de l'intelligence artificielle.
À partir de lundi entreront en vigueur à Singapour des textes visant à protéger les citoyens des abus sexuels en ligne, en interdisant notamment l'utilisation de l'intelligence artificielle pour créer des images explicites de personnes sans leur consentement.
Les nouvelles lois permettront également aux autorités de poursuivre les délinquants soupçonnés d'avoir gagné la confiance de mineurs à l'étranger afin d'en abuser sexuellement, si soit l'auteur du délit soit la victime ont quitté la cité-État avant la commission du délit.
Les textes introduisent «un nouveau délit qui consiste à produire des images intimes, y compris des contenus générés par l'IA, sans le consentement» des victimes, a déclaré vendredi le ministère singapourien de l'Intérieur.
Les auteurs des délits s'exposent à une peine allant jusqu'à deux ans de prison ou à une amende, ou aux deux. Si le contenu met en scène un mineur de moins de 14 ans, «le délit est passible d'une peine de détention obligatoire pouvant aller jusqu'à deux ans, et l'auteur encourt également une amende ou une peine de coups de bâtons», a ajouté le ministère.
Ceux reconnus coupables d'avoir manipulé des mineurs à l'étranger et d'avoir commis des délits sexuels à leur encontre encourent désormais des sanctions plus sévères, dont une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à sept ans si la victime a moins de 14 ans.
La ministre singapourienne de l'Intérieur Sim Ann avait déclaré l'année dernière au Parlement que la nouvelle législation visait «à lever les obstacles à l'application de la loi et à réduire l'offre de tels contenus, qui alimentent un cercle vicieux d'abus».
L'administration de coups de bâtons existe encore à Singapour en tant que peine judiciaire, y compris pour certains crimes sexuels comme le viol et les agressions aggravées. Cependant, les nouvelles lois qui entrent en vigueur lundi supprimeront le caractère obligatoire des châtiments corporels pour des crimes comme la piraterie, les tentatives de vol et le port d'arme illégal. L'application de cette peine sera facultative.
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