Soutien à l'Ukraine : polémique au sein du Rassemblement national et vives critiques de l'opposition
Les propos de Louis Aliot sur l'arrêt du financement de l'Ukraine provoquent une onde de choc politique et des accusations de soumission à la Russie.
Quick Look
- Les déclarations de Louis Aliot (RN) suggérant de cesser l'aide financière à l'Ukraine ont suscité une vive polémique.
- Le parti tente de clarifier sa position tandis que plusieurs figures politiques, dont Edouard Philippe et Raphaël Glucksmann, dénoncent une soumission à la Russie.
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Why It Matters
Louis Aliot a suggéré de cesser le financement de l'Ukraine, provoquant une réaction immédiate de la classe politique française.
"Nous sommes aux côtés de l'Ukraine mais pas au prix de la vie financière de la France." Invité samedi 5 septembre sur franceinfo, le député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, a tenté de clarifier les propos polémiques tenus deux jours plus tôt par Louis Aliot, le vice-président du parti d'extrême droite.
Sur BFMTV, le maire de Perpignan avait suggéré d'arrêter de soutenir financièrement l'Ukraine, reprenant à son compte l'expression "couper le robinet" des aides. "Le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os, et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes. (...) Je veux bien, mais qui paye tout ça ?" avait-il interrogé.
Dès le lendemain, la proposition s'est retrouvée au cœur d'une passe d'armes entre Marine Le Pen et Edouard Philippe. "Couper le robinet à l'Ukraine, c'est servir la Russie", a attaqué le président du parti Horizons, assurant qu'"affaiblir l'Ukraine comme le souhaite Marine Le Pen, c'est menacer la sécurité de l'Europe et de la France". Dans la foulée, Jordan Bardella a précisé que "la France continuera d'honorer ses engagements internationaux", tout en affirmant que le parti qu'il préside ne s'interdisait "rien dans le futur".
Samedi matin, un autre candidat et ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal, s'est exprimé sur le sujet. Face aux journalistes qui suivaient son déplacement à la braderie de Lille, le député des Hauts-de-Seine a jugé "sidérante" la proposition de "couper le robinet" à l'Ukraine. Qualifiant la politique étrangère du RN de "soumission à l'égard d'autres puissances, parfois des puissances dictatoriales", il a accusé le parti d'extrême droite de vouloir "abandonner l'Ukraine au profit de la Russie".
A la Foire de Châlons-en-Champagne (Marne), Raphaël Glucksmann a également accusé le Rassemblement national d'être "le parti de la soumission". Lors d'un échange avec la presse à la mi-journée, le candidat à la primaire socialiste a qualifié les cadres du RN de "patriotes de pacotille". "Nous sommes les cibles de la dictature de Vladimir Poutine", a continué le candidat de Place publique, qui cite l'exemple des drones explosifs retrouvés à l'aéroport allemand de Leipzig.
"Vous coupez l'aide à l'Ukraine, vous aurez la guerre dans les pays baltes ou en Pologne."
De son côté, Marine Tondelier a également fustigé la position du Rassemblement national dans le dossier ukrainien. "Toutes celles et ceux qui veulent nuire à la France et à l'Europe soutiennent Marine Le Pen", qui serait selon elle "leur cheval de Troie", a déclaré la secrétaire nationale des Ecologistes, également candidate à la présidentielle.
Open Questions
- Quelle sera la position officielle finale du RN sur l'aide à l'Ukraine ?
- L'aide française sera-t-elle maintenue au niveau actuel ?





