Un agriculteur de l'Oise critique l'aide gouvernementale face aux pertes liées à la sécheresse
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Romain Cugnon, agriculteur dans l'Oise, décrit les pertes financières dues à la sécheresse et aux épisodes caniculaires, notamment sur sa production de groseilles et son élevage de brebis, et exprime sa défiance envers les annonces gouvernementales jugées insuffisantes.
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Why It Matters
Romain Cugnon exploite une ferme en polyculture-élevage dans l'Oise, avec 400 brebis et une production de fruits rouges. Il a subi les effets de la sécheresse et des épisodes caniculaires de l'été.
Romain Cugnon a une ferme en polyculture-élevage de 400 brebis et une activité de production de fruits rouges, dans l'Oise. Comme de très nombreux agriculteurs, il a subi les conséquences de la sécheresse et des épisodes caniculaires. Il a suivi de près les annonces du gouvernement ce vendredi 4 septembre matin.
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"Moi, sur les canicules successives, on va dire de mai jusqu'à août, j'ai 80 ares de groseilles. Donc c'est une production où tout est produit en même temps. On était à une semaine de la récolte, quand tous les fruits en hauteur ont brûlé. On devait cueillir 9 tonnes de groseilles avec les saisonniers, mais on est passé à 5 tonnes", indique-t-il.
La conséquence financière est très importante. Il chiffre le manque à gagner à 40 000 euros. Son autre activité, l'élevage de 400 brebis, a également subi les aléas climatiques de l'été.
"On a déjà bien tapé dans les stocks de fourrage. Là, le pire, c'est aussi les coups de chaleur qu'on a eus. Moi, je produis de l'agneau pour Pâques. On a mis les béliers avec les brebis sous 40 degrés. On ne sait même pas aujourd'hui si les béliers ont fait leur travail et si les brebis sont venues en chaleur sur ces périodes-là. La semaine prochaine on va échographier 330 brebis. Je ne sais pas s'il y aura des agneaux à Pâques", s'inquiète-t-il.
"Ça doit être un truc immense puis ça accouche d'une souris"
Pour l'éleveur, toutes les conséquences de la sécheresse et des épisodes caniculaires n'ont pas encore été mesurées. La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles) les estime à 10 milliards d'euros au niveau national, mais l'aide de la ministre s'élève à un milliard. Donc forcément, Romain Cugnon a bien du mal à recevoir positivement ces annonces.
"On a eu des annonces sur le GNR depuis le mois de mai. Moi, j'ai toujours rien reçu. C'était 15 centimes du litre. Cela fait quatre mois qu'on remplit des papiers et puis il y a toujours rien qui vient."
Romain Cugnon, agriculteur
à franceinfo
Pour la ministre, un milliard, c'est énorme. "À mon échelle personnelle, ça fait énorme. Mais il y a tellement d'exploitations en France, que si vous divisez un milliard par le nombre d'exploitations, ce n'est pas ça qui va changer grand-chose", estime Romain Cugnon. Les mesures, je ne sais pas si on les aura. Ils sont tous déjà un peu en campagne électorale et tout, donc bon… Depuis le temps qu'il y a des annonces, il y a de la défiance envers les politiques de tout bord. À chaque fois, ça doit être un truc immense et puis ça accouche d'une souris."
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Pour lui, ces annonces sont de circonstance et il a bien du mal à croire qu'elles puissent vraiment permettre à tous les agriculteurs de "passer l'hiver", comme l'avait annoncé le Premier ministre.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Les agriculteurs continueront d'exprimer leur mécontentement si les aides promises ne sont pas versées rapidement.
Likely · Within weeks
Open Questions
- Quel sera le montant réel des pertes agricoles nationales liées à la sécheresse ?
- Les aides gouvernementales annoncées seront-elles effectivement versées aux agriculteurs ?
- Y aura-t-il une production d'agneaux suffisante pour Pâques cette année ?






