Un mois après la crue au Népal, la détresse persiste
Dans les vallées dévastées, des milliers de corps sont encore ensevelis sous la boue et la crise économique menace.
Quick Look
- Un mois après les crues dévastatrices au Népal, des milliers de corps restent ensevelis sous la boue.
- 14 000 personnes sont sans abri, l'accès à l'eau potable est critique et le secteur touristique fait face à de nombreuses annulations.
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Why It Matters
Un mois plus tôt, des crues dévastatrices ont frappé le Népal, détruisant des infrastructures et causant d'importants dégâts matériels et humains.
Un mois après la crue, dans les vallées dévastées, des milliers de corps sont toujours ensevelis sous la boue. "Ça sent vraiment mauvais autour de la rivière, explique Shanker Gaihre. On sent fortement les corps humains", ajoute ce guide de haute-montagne au Népal qui revient tout juste des zones sinistrées.
"Les secouristes sont sur place et il y a aussi des bulldozers en train de construire la route", dit-il. Des engins de chantier sont encore en train de déblayer les routes, mais les fortes pluies compliquent le travail. "C'est vraiment difficile pour les gens". Plusieurs villages sont toujours coupés du monde. Ils doivent être ravitaillés par hélicoptère.
Impact humanitaire, sanitaire et économique
Un mois après la crue, 14 000 Népalais sont encore sans domicile fixe. Beaucoup dorment sous des tentes, dans des conditions sanitaires, toujours précaires. "Si on prend le cas de l'eau, c'est un enjeu de reconstruction majeur, indique Baptiste Chapuis, responsable du pôle plaidoyer international à l'Unicef. Il y a 64 systèmes ou des infrastructures d'approvisionnement en eau qui ont été endommagés, plus de 10 000 toilettes qui doivent être remises en état. Aujourd'hui, on travaille sur l'accès à l'eau potable, sur l'assainissement, ça reste essentiel". Cependant, cette reconstruction coûte cher et les ONG comme l'Unicef peinent à récolter des dons à la hauteur des enjeux.
Quant à l'un des moteurs de l'économie népalaise, le tourisme, il tourne au ralenti. Les annulations s'enchaînent dans l'agence de trekking de Shanker Gaihre. "Nous avons déjà huit treks annulés pour la saison d'octobre et de novembre, se désole-t-il. C'est la grande saison pour les Népalais qui travaillent dans le tourisme, comme l'hôtellerie, la restauration, les guides comme nous. On a de plus en plus peur, on dit que ça va être une grande crise". Après la crise humanitaire, c'est désormais la crise économique qui guette le Népal.
Open Questions
- Combien de corps restent précisément ensevelis?
- Quel sera le coût total de la reconstruction?





