
Le hacker surnommé "NormalLeVrai" s'est dénoncé à la gendarmerie et risque jusqu'à 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende
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L'adolescent a été en contact avec les journalistes pendant plusieurs mois avant de se dénoncer à la gendarmerie. Il a été placé en garde à vue et son domicile a fait l'objet d'une perquisition. Le matériel informatique a été saisi.
Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Il y a quelques jours, un adolescent de 17 ans a avoué à son père médusé qu'il avait participé à plusieurs cyberattaques d'ampleur. Dans la foulée, le pirate s'est spontanément dénoncé à la gendarmerie. Il a tout raconté. Et pour la première fois, il a accepté d'être filmé par nos caméras.
Cela faisait des mois que nous étions en contact avec "NormalLeVrai". Ce hacker a revendiqué la retentissante attaque de l'ANTS, l'agence responsable de tous nos titres d'identité, mais aussi celle de SFR. Après de nombreux échanges, "NormalLeVrai" a fini par nous donner rendez-vous chez son père, dans le sud de la France. Quand son fils lui a avoué comment il occupait son temps libre, celui-ci dit être tombé des nues, comme il le confie : "Je savais qu'il était doué, mais pas à ce point. La connerie, elle est faite. Maintenant, t'assumes."
Pour ce délit, il risque 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende. "Il devait aller au lycée pour tout ce qui est sécurité informatique. Sauf qu'il y a eu un décrochage scolaire en 3e. Les notes ont descendu. Du coup, il s'est orienté vers autre chose", explique le père du hacker. Son fils est devenu apprenti dans le bâtiment et il a appris l'informatique tout seul sur Internet. Quand notre journaliste lui demande quelle était sa journée typique, le jeune homme répond : "Je me levais à 6h30, je faisais ma journée de boulot comme tout le monde et puis le soir après je rentrais et je passais des heures sur l'ordinateur. C'est comme une drogue en fait. On ne s'en rend pas compte, mais au début c'est un peu, et après ça devient addictif."
Un adolescent qui a amassé 150 000 euros en crypto-monnaie
Après l'arrestation d'un de ses complices, "NormalLeVrai" a préféré prendre les devants et s'est rendu à la gendarmerie il y a quelques jours. Placé en garde à vue, il a ensuite été escorté chez lui pour une perquisition. Les gendarmes ont tout saisi, il raconte : "J'avais un carton avec du matériel informatique. Ils ont pu trouver des clés USB, des disques durs externes." Il ne lui reste plus que des écrans inutilisables.
En revendant les données volées, cet adolescent dit avoir amassé jusqu'à 150 000 euros en cryptomonnaie : "Je me suis fait la réflexion une fois, j'avais gagné 7 000 euros en une journée et le lendemain, je devais retourner travailler en me levant aussi tôt le matin, et on se dit, 'je me lève pour aller travailler au chantier'."
De l'argent facile qui lui ferait presque oublier les conséquences de ses actions : le piratage des données de 12 millions de Français. Notre journaliste l'interroge : "Derrière ces millions de données de l'ANTS, il y a des gens. Qu'est-ce que ça représente pour vous, justement ?", il répond : "Au moment des faits, on ne se rendait pas compte. C'est vrai qu'avec du recul, c'est une bêtise d'adolescent qui n'est vraiment pas à reproduire."
En plaidant la bêtise d'adolescent, ce jeune hacker veut prouver sa bonne foi, car il espère travailler plus tard dans la cybersécurité. Le parquet de Paris sera-t-il sensible à ses arguments ? Il n'a pas souhaité commenter l'affaire.
AI outlook — possibilities, not facts
Le parquet de Paris décidera des poursuites judiciaires contre l'adolescent
Very likely · Within weeks

For the third day of mobilization in three weeks on October 31, the processions progressed calmly before ultra-left rioters confronted the police throughout France.

A 17-year-old teenager, nicknamed “NormalLeVrai”, admitted to his father having participated in cyberattacks against ANTS and SFR, then reported himself to the gendarmerie. He risks 7 years in prison and a fine of 300,000 euros. He says he amassed 150,000 euros in cryptocurrency by reselling stolen data, including that of 12 million French people.
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