
Quatre mois après le vol de 27 bijoux pour 4,5 millions d'euros, quatre suspects ont été mis en examen et deux écroués.
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Le 5 juillet 2026, 27 bijoux d'une valeur de 4,5 millions d'euros ont été dérobés lors d'un cambriolage au musée Lalique à Wingen-sur-Moder.
Le 5 juillet 2026 à l'aube, 27 bijoux avaient été dérobés pour une valeur de 4,5 millions d'euros au musée Lalique à Wingen-sur-Moder dans le Bas-Rhin. Lors d'un cambriolage qui n'avait duré que quelques minutes, trois individus cagoulés avaient fracturé une issue de secours puis une porte coupe-feu, avant de briser six vitrines contenant des bijoux, dans la salle d'exposition principale du musée. Vendredi 6 novembre, la Juridiction interrégionale spécialisée de Nancy a annoncé que quatre personnes ont été mises en examen dans l'enquête sur ces vols.
Une information judiciaire avait été confiée à un juge d'instruction de cette Juridiction spécialisée de Nancy et les investigations ont depuis lors été menées par la section de recherches de Strasbourg et l'office central de lutte contre le trafic de biens culturels. Les enquêteurs ont fait un "rapprochement" avec un vol commis quelques jours plus tôt, le 1er juillet aux alentours de quatre heures, au centre archéologique de Montans dans le Tarn. Lors de ce cambriolage, 37 monnaies gallo-romaines en or avaient été dérobées, pour un préjudice estimé à 120 000 euros.
Le procureur d'Albi s'est alors dessaisi au profit du parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée de Nancy et les faits ont été joints à la procédure relative au vol du musée Lalique. Au terme de quatre mois d'investigations, "une opération menée par 90 gendarmes et policiers" a conduit à l'interpellation de "six personnes suspectées d'avoir participé aux vols, à leur préparation ou au recel des butins", a indiqué la JIRS.
Deux personnes placées en détention provisoire
À l'issue de leurs gardes à vue, quatre personnes, âgées de 23 à 51 ans et originaires de plusieurs régions de France, ont été présentées au juge d'instruction et mises en examen. Deux ont été placées en détention provisoire et les deux autres sous contrôle judiciaire, a annoncé la JIRS qui précise qu'"aucune autre information ne sera communiquée à ce stade" afin de "préserver les investigations en cours".
Après plusieurs mois de fermeture consécutifs au cambriolage, le musée Lalique, situé à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Strasbourg, ouvrira de nouveau ses portes le 28 novembre. "Nous avons hâte de pouvoir retrouver nos visiteurs, mais il fallait d'abord travailler à la réparation et à la sécurisation du lieu pour pouvoir préparer une réouverture sereine", a commenté dans un communiqué diffusé en octobre Véronique Brumm Schaich, la directrice de cet établissement dédié au joaillier-verrier de l'Art nouveau et de l'Art déco René Lalique.
Début août, le musée avait ouvert une cagnotte en ligne afin de "financer les travaux supplémentaires de mise en sécurité du site, qui ne sont pas pris en charge par les assurances". Ouvert en 2011, le musée Lalique est situé à proximité de l'usine du même nom, installée depuis 1921 sur le versant alsacien des Vosges. Il expose sur 900 m2 "plus de 650 œuvres exceptionnelles qui permettent de retracer la carrière de René Lalique et de ses successeurs", à travers "un large panorama de créations, des bijoux Art nouveau au cristal actuel en passant par le verre Art déco", indique le site web de l'établissement.
Après une série de cambriolages dans les musées français, dont le retentissant casse du Louvre, qui a fait la une de l'actualité mondiale en octobre 2025, le ministère de la culture a préconisé en juillet de retirer temporairement des vitrines certains objets exposés, dans le cadre d'un plan visant à renforcer la sécurité des établissements. En vertu de ces recommandations, la directrice du musée Lalique a expliqué que celui-ci ne pourra "malheureusement" pas "présenter de bijoux" lors de sa réouverture fin novembre.

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