Accord avec l'Iran : Donald Trump critiqué pour avoir cédé aux mollahs
Quick Look
- Un accord avec l'Iran, signé le 17 juin, suscite de vives critiques aux États-Unis.
- Des "faucons" républicains estiment que Donald Trump a trop cédé, offrant un "jackpot" au régime iranien, notamment via un fonds de 300 milliards de dollars.
- Les avoirs gelés et la suspension des sanctions sur le pétrole renforcent Téhéran, au détriment du peuple iranien.
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On pensait Donald Trump bon en affaires, mais plus les jours passent depuis la signature de l'accord avec l'Iran, mercredi 17 juin, plus on s'interroge sur les qualités de négociateur du président américain tellement l'accord signé semble être en faveur de Téhéran. Les plus féroces pour critiquer ce qui se passe sont des faucons américains, qui estiment que Donald Trump a trop cédé. Ils parlent de "jackpot" pour le gouvernement iranien. Parmi eux, le plus virulent est un sénateur républicain qui a affirmé que cela revenait à accorder un plan Marshall à l'Allemagne avec les nazis encore au pouvoir.
Le vice-président JD Vance a beau expliquer que l'argent promis ne sortira pas de la poche du contribuable américain, puisque ce sont les pays du Golfe qui devront payer, si ce fonds se met en place un jour, cela n'empêche pas de s'interroger. Surtout qu'à l'origine, la guerre déclenchée par les États-Unis avait notamment pour but de renverser le régime des mollahs et de venir au secours du peuple iranien. Or, à l'arrivée, les maîtres de Téhéran vont être renforcés comme jamais et pour longtemps grâce aux dollars de l'oncle Sam et à la guerre voulue par Donald Trump.
L'accord préliminaire prévoit, notamment, que les États-Unis s'engagent avec leurs partenaires régionaux à élaborer un plan d'au moins 300 milliards de dollars, destinés à la reconstruction et au développement économique de la république islamique d'Iran. Ce n'est pas tout, les États-Unis viennent de suspendre pour deux mois déjà leurs mesures punitives sur le pétrole iranien. Washington a également imaginé lever toutes les sanctions visant l'Iran si les négociations aboutissent.
Il reste aussi les avoirs gelés iraniens, les chiffres varient, mais on parle de plus de 100 milliards de dollars, certains avancent même 150 milliards de dollars. L'accord prévoit 12 milliards débloqués immédiatement. Il y a, aussi, une autre rentrée d'argent possible : la fameuse taxe que les Iraniens disent vouloir imposer aux bateaux qui passent par le détroit d'Ormuz. Qu'elle se fasse ou non, l'addition à l'arrivée est quand même redoutable.
Tout cela va se négocier dans les 60 jours à venir, mais il y a déjà des dollars qui sont annoncés pour le régime iranien, notamment ceux du pétrole. Pour le régime, car pour la population, l'idée que les États-Unis aient remis en selle le régime sanguinaire des mollahs ne doit pas être la nouvelle qu'elle attendait pour cette année 2026. Surtout après les massacres de janvier et février 2026 et la répression du soulèvement populaire des Iraniens.



