
L'offre commune Train + Air s'élargit aux TGV à petits prix de la SNCF desservant l'aéroport Paris-Charles de Gaulle.
Air France et la SNCF intègrent les trains OUIGO à leur offre commune Train + Air pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, facilitant les correspondances et garantissant le réacheminement en cas de retard.
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Air France et la SNCF proposent depuis plus de trente ans des offres combinant train et avion pour les voyageurs se rendant aux pistes parisiennes.
Entre le rail et le ciel, l’histoire dure depuis plus de trente ans. Air France et la SNCF ont appris de longue date à conjuguer leurs réseaux pour conduire les voyageurs jusqu’aux pistes parisiennes, sans passer par la voiture ou un vol intérieur.
Ce jeudi, les deux partenaires ont annoncé un nouveau chapitre. Leur offre commune, Train + Air, s’ouvre à tous les trains OUIGO, les TGV à petits prix de la SNCF, qui marquent l’arrêt à la gare de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle.
Des vertus environnementales
L’idée tient en une image, celle d’un voyage d’un seul tenant. Un Lyonnais qui s’envole pour Vancouver peut désormais réserver en une fois son train jusqu’à Roissy et son avion, avec un billet unique, comme s’il s’agissait d’une simple escale. Jusqu’ici, la formule reposait surtout sur les TGV classiques : les INOUI. Malheureusement seules trois gares du Sud-Est, Aix-en-Provence TGV, Avignon TGV et Marseille-Saint-Charles, y avaient accès en OUIGO depuis 2025.
Derrière la commodité, la compagnie a aussi en tête un objectif écologique. Chaque passager qui rejoint Roissy en train plutôt qu’en avion allège son bilan carbone. «L’intermodalité est l’un des piliers de la stratégie de décarbonation d’Air France», rappelle Vincent Etchebehere, directeur du développement durable de la compagnie, dans un communiqué commun.
La fin de la course contre la montre
C’est lorsque le voyage se grippe que l’offre révèle tout son intérêt. Qui a déjà vu son TGV s’immobiliser en rase campagne, l’œil rivé sur l’heure d’embarquement, connaît cette angoisse. Avec deux billets achetés séparément, un retard de train peut coûter un vol, et le voyageur en paie seul les conséquences. Avec Train + Air, le risque change de camp. Si le train ou l’avion est retardé ou annulé, le passager sera directement replacé sur le prochain départ disponible, sans débourser un euro de plus.
Le parcours se veut aussi léger que possible. L’enregistrement se fait en ligne sur le site d’Air France, dès 30 heures avant le départ, ou 24 heures pour les vols vers les États-Unis. La réservation passe par les canaux de la compagnie ou par les agences de voyages partenaires.
La formule a visiblement trouvé son public. D’après Air France, la fréquentation de Train + Air a grimpé de 43 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période l’an dernier. L’arrivée des OUIGO, plus accessibles, pourrait amplifier le mouvement. Jérôme Laffon, directeur général de OUIGO, y lit la réponse à «une attente forte des clients pour des parcours toujours plus simples et compétitifs».
Une carte encore trouée
Le tableau mérite pourtant quelques retouches. Le réseau OUIGO dessert plus de 70 destinations en France et en Europe, mais beaucoup ne mènent pas directement à Roissy. Or seuls les trains qui s’y arrêtent ouvrent droit à l’offre.
Dans les faits, Train + Air ne concerne que 27 gares françaises reliées à Paris-Charles de Gaulle, d’après la SNCF. Les voyageurs de Lyon, Bordeaux ou Strasbourg y trouveront leur compte, quand ceux de nombreux territoires resteront à quai.
Pour les autres, la nouvelle a le goût d’un petit progrès. La correspondance garantie, longtemps réservée aux TGV classiques, devient accessible à moindre prix. Un pas de plus vers ces voyages où le rail prend le relais des vols courts, à l’heure où l’aérien est sommé de revoir sa trajectoire.
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Hausse de la fréquentation de l'offre Train + Air grâce aux OUIGO.
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