Alexander Stubb estime que Trump a «fait du bien» à l'Otan et reste un partenaire en Arctique
Quick Look
- Le président finlandais Alexander Stubb a déclaré que Donald Trump a «fait du bien» à l'Otan et que les États-Unis restent «assurément» un partenaire dans l'Arctique, lors d'un entretien à l'AFP.
- Il a également évoqué les investissements de Google en Finlande, les tensions autour du Groenland et la nécessité d'une réponse européenne face à la guerre hybride russe.
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Why It Matters
Depuis son élection en mars 2024, Alexander Stubb dirige la Finlande, pays frontalier de la Russie et membre de l'Otan. Il entretient des relations directes avec Donald Trump, notamment via des échanges informels comme le golf, tout en affirmant son soutien au Danemark concernant le Groenland.
Le président finlandais Alexander Stubb a estimé mardi que Donald Trump a «fait du bien» à l’Otan et considéré que les États-Unis restaient «assurément» un partenaire dans l’Arctique, dans un entretien à l’AFP durant lequel il a livré son analyse sur un monde en proie à des secousses à répétition.
Depuis le retour du président américain au pouvoir, les Européens sont en quête perpétuelle de la meilleure manière de composer avec le milliardaire républicain. Alexander Stubb, qui dirige la Finlande depuis mars 2024, est régulièrement présenté comme un interlocuteur privilégié et un possible relais entre Washington et les capitales européennes.
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Et pour cause : le dirigeant de 58 ans a le double avantage d'avoir déjà joué au golf avec Donald Trump, et de diriger un pays frontalier de la Russie. «Je ne veux pas exagérer l'importance de mon rôle ni de ma relation avec le président des États-Unis», confie-t-il à l'AFP.
«Relation pragmatique»
«Et la raison en est très simple : Je viens d’un petit État, et lui représente une superpuissance.» Sur une ribambelle de dossiers, comme l’Ukraine, le dirigeant de ce pays de 5,6 millions d’habitants a pourtant été directement associé aux conversations de Donald Trump avec des grandes puissances européennes. Son prochain échange avec le président américain est prévu la semaine prochaine, lors d’une réception organisée par Donald Trump, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
«La relation est très pragmatique, mais ne nous faisons pas d'illusions. Comme nous le savons, le président Trump est un homme qui n'en fait qu'à sa tête», affirme le dirigeant depuis sa résidence à Helsinki. Un exemple pour l'illustrer : le 9 septembre, Google a annoncé en grande pompe un investissement de 13 milliards d'euros dans des projets liés à l'IA en Finlande.
Lundi, le président américain publie un message furibond sur son réseau social. «Je ne suis pas content de cela et je veux qu'ils changent d'avis», tonne Donald Trump, mécontent que ces investissements se fassent en dehors des États-Unis. Ce méga-investissement fera «beaucoup de bien aux relations bilatérales entre les États-Unis et la Finlande», tempère M. Stubb.
Il y a aussi la question du Groenland. Les velléités de Donald Trump à l'égard du territoire autonome danois ont provoqué une crise majeure entre alliés en début d'année. «Je comprends que toute cette rhétorique politique mette mal à l'aise et, bien sûr, nous sommes à 100% aux côtés du Danemark, ça ne fait aucun doute», dit le président finlandais. «Mais si l'on regarde l'autre côté de la médaille, je pense que les Américains comprennent enfin l'importance de l'Arctique».
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Europhile convaincu
De la même manière, cet europhile convaincu estime que Donald Trump a «fait du bien à l'Otan», malgré ses critiques quasi quotidiennes de l'Alliance atlantique. «Il a fait du bien à l'Otan, dans le sens où les États membres ont augmenté leurs dépenses de défense», assure le dirigeant. «Pour un pays en première ligne comme la Finlande, c'est une bonne chose».
Parlons de la Russie. Le prédécesseur de M. Stubb, Sauli Niinistö, se vantait de ses liens étroits avec Poutine, entretenant la rumeur qu'il avait rencontré le président russe plus souvent que tout autre dirigeant européen. «Nous essayons d'aider les Ukrainiens du mieux que nous pouvons. Nous entretenons également des canaux de communication actifs avec les négociateurs américains», précise Alexander Stubb.
L'idée de nommer un «envoyé spécial» européen pour parler d'une seule voix sur ce conflit - son nom avait même circulé - paraît toutefois révolue. «Vous savez, je pense qu'il est assez clair que l'Europe ne parlera pas d'une seule voix», confie-t-il. Lui plaide toujours pour une «réponse ferme» des Européens face à la guerre hybride menée par la Russie sur le continent.
«Je pense qu'on peut dire sans risque que la frontière entre la guerre et la paix s'est brouillée, et c'est cette nouvelle réalité avec laquelle nous devons composer en Europe aujourd'hui». Avec toutefois une recommandation bien nordique. «Je conseille toujours aux gens d'adopter la méthode finlandaise : rester serein, calme et maître de soi, faire un sauna, prendre un bon bain, analyser la situation et agir en conséquence.»
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Alexander Stubb rencontrera Donald Trump lors de la réception de l'ONU la semaine prochaine.
Very likely · Within days
Les investissements de Google en Finlande continueront malgré les critiques de Trump.
Likely · Within months
Open Questions
- Quel sera le contenu précis de l'échange entre Stubb et Trump lors de la réception de l'ONU ?
- Comment les investissements de Google en Finlande évolueront-ils face aux critiques de Trump ?
- La Finlande pourra-t-elle maintenir une position équilibrée entre les États-Unis et l'Europe sur les questions de défense et d'Arctique ?







