
Le géant chinois réalise la plus grosse levée de fonds de l'histoire de la place boursière de Hong Kong, mais les investisseurs sanctionnent la dilution du capital.
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Alibaba a récemment publié un profit trimestriel en baisse de 75% avec des dépenses d'investissement en hausse de 75%.
Qui ne risque rien n’a rien. Une chute à deux chiffres pour financer un pari qu’on ne peut plus perdre : voilà où en est Alibaba. Le groupe chinois a levé 80 milliards de dollars de Hong Kong, soit 10,2 milliards de dollars, via un placement d’actions destiné en totalité à son infrastructure IA. La sanction est tombée dans l’heure : moins 10% à la Bourse de Hong Kong.
710 millions d’actions nouvelles ont été placées à 112,70 HK$ pièce, un montant qui représente environ 3,57% du capital élargi du groupe. C’est la plus grosse opération de ce type jamais réalisée par une société cotée à Hong Kong, et la troisième plus importante dans le monde cette année, derrière Alphabet et Intel. Le titre, lui, est retombé sous son propre prix d’émission, à 110,4 HK$. Pas vraiment le scénario que vend un roadshow bancaire.
La mécanique est simple à comprendre : émettre plus d’actions dilue la part de chaque actionnaire existant, même si l’entreprise ne perd pas un centime de valeur en soi. Les marchés détestent ça quand le motif ne rassure pas immédiatement, et ce lundi, ils n’ont pas été rassurés.
Le timing n’aide pas. En effet, l’annonce arrive quelques jours à peine après qu’Alibaba a publié un profit trimestriel en chute de 75% sur la période avril-juin, plombé par des dépenses d’investissement qui ont bondi de 75% à 67,7 milliards de yuans. Autrement dit : le groupe brûle déjà énormément de cash pour bâtir ses capacités IA, et il vient d’en redemander aux marchés plutôt que de puiser dans sa trésorerie ou sa dette.
Selon CNBC, l’intégralité du produit de la levée ira à l’extension de l’infrastructure IA du groupe. Bloomberg rappelle que cette opération suit de quelques semaines un échange d’obligations déjà réalisé pour muscler les investissements dans le secteur. Deux leviers financiers activés coup sur coup, en l’espace d’un mois : la dilution devient, presque, la voie la moins coûteuse.
Alibaba n’est pas seul sur ce chemin. Amazon, Google et Microsoft ont, eux aussi, revu à la hausse leurs budgets d’infrastructure ces derniers trimestres pour ne pas se laisser distancer sur le cloud IA, et la rivalité chinoise entre Alibaba, Baidu et Tencent tourne désormais autant autour des puces GPU disponibles que des modèles eux-mêmes. Cette opération à 10,2 milliards confirme surtout une chose : même les acteurs les mieux capitalisés d’Asie jugent qu’il vaut mieux diluer aujourd’hui que rater le train demain.

Le Bitcoin a dépassé les 80 000 dollars pour la première fois depuis mi-mai, porté par un short squeeze massif et une injection de liquidités du Trésor américain. Cette hausse hebdomadaire de 23 % reflète une fuite des investisseurs vers les actifs rares.

Dix-huit mois après un piratage majeur de 1,46 milliard de dollars, Bybit détaille sa nouvelle stratégie de sécurité. La plateforme mise désormais sur l'IA, la surveillance on-chain en temps réel et une collaboration accrue avec les autorités judiciaires.

BitMine Immersion Technologies a acquis 32 447 ETH supplémentaires, portant sa réserve à 5 847 611 ETH, soit 4,8 % de l'offre totale. La société vise les 5 % avec son programme « Alchemy of 5 % » et génère environ 330 millions de dollars annuels via le staking.

Le Bitcoin atteint 77 000 dollars après un rebond de 21 % suite à une purge de levier, tandis que le XRP progresse de 46 %. Le marché se concentre désormais sur la première intervention de Kevin Warsh à Jackson Hole en tant que président de la Fed.

Geoff Kendrick de Standard Chartered réévalue le Bitcoin, suggérant que l'objectif de 100 000 $ pour fin 2026 est trop bas. Porté par les rachats d'obligations du Trésor américain, le cours pourrait viser 126 000 $ d'ici décembre, malgré le scepticisme de Polymarket.

La CFTC a clos ses poursuites civiles contre Caroline Ellison et Gary Wang, anciens cadres de FTX. En échange de leur coopération, ils évitent de nouvelles amendes mais subissent des interdictions de trading et d'enregistrement sur plusieurs années.