«Brebis galeuses» au RN : Jean-Philippe Tanguy déplore que «des pauvres types viennent au Rassemblement national comme des pique-assiettes»
Le député a réagi après le licenciement d'un attaché parlementaire pour des propos racistes et antisémites.
Quick Look
- Le député RN Jean-Philippe Tanguy a admis que son parti attirait des individus aux opinions extrémistes, qualifiés d'« infiltrés ».
- Cette déclaration fait suite au licenciement d'un attaché parlementaire pour des publications racistes et antisémites.
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Why It Matters
Le Rassemblement national tente une stratégie de dédiabolisation. Plusieurs révélations médiatiques ont récemment mis en cause des collaborateurs du parti pour des propos haineux.
Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a reconnu dimanche que son parti attirait «des dingues» qui sont, selon lui, «des infiltrés» après la nouvelle affaire visant un attaché parlementaire du RN aux opinions racistes et antisémites. «J'en ai viré beaucoup des dingues. Mais ils se cachent, ils sont infiltrés», a assuré Jean-Philippe Tanguy, invité de l'émission «BFM politique».
Le député RN des Bouches-du-Rhône Franck Allisio a annoncé vendredi «mettre fin» au contrat d'un attaché parlementaire, mis en cause par Libération pour des publications en ligne de «conseils de lecture collaborationnistes, blagues racistes et slogans fascistes». Un nouveau cas qui vient s'ajouter à de nombreux autres révélés par la presse ces dernières années et qui mettent à mal la stratégie de dédiabolisation du parti d'extrême droite voulue par Marine Le Pen.
«Confiance absolue en Jordan Bardella»
«Ce sont des pauvres types et des pauvres filles qui n'ont même pas le courage d'assumer leurs opinions pourries, qui viennent au Rassemblement national comme des pique-assiettes», a expliqué Jean-Philippe Tanguy. «Vous aviez même des assistants parlementaires qui travaillaient pour nous, et qui, sous pseudo, nous insultaient en parallèle», a-t-il dit. «Dès qu'on est au courant, on les vire» mais «moi, je ne suis pas psychiatre et je ne suis pas la DGSI», a-t-il justifié.
Le député a par ailleurs réaffirmé «sa confiance absolue en Jordan Bardella» en dépit des nouvelles révélations faites par Le Canard enchaîné, Libération ou Mediapart mettant à mal la défense du président du RN, notamment sur la fermeture de ses comptes Facebook au coeur de l'affaire des propos antisémites qui lui sont prêtés. Ce ne sont «pas des preuves» mais des «détails insignifiants» à partir desquels «les journalistes font des raisonnements complètement dingues», a-t-il accusé, leur reprochant également «de faire les poubelles» en allant interroger des amis d'enfance de Jordan Bardella. Ce feuilleton va être, selon lui «celui du discrédit d'une partie des élites médiatico-politiques qui sont paniquées à l'idée que les Français pourraient choisir un choix de rupture».
Open Questions
- Quelles mesures de contrôle interne seront mises en place par le RN ?
- D'autres collaborateurs sont-ils visés par des enquêtes internes ?





