Charente : un instituteur mis en cause pour un viol et des agressions sexuelles sur cinq enfants
L'enseignant de 60 ans, déjà visé par une procédure pour des photos prises lors d'un précédent remplacement, conteste les faits.
Quick Look
- Un instituteur de 60 ans est mis en cause pour des agressions sexuelles et un viol sur cinq fillettes dans une école maternelle de Soyaux.
- L'alerte a été donnée par des parents après des confidences de leurs enfants.
- Le suspect conteste les faits.
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Why It Matters
L'enseignant avait déjà été placé en garde à vue en juillet pour avoir photographié une élève lors d'un remplacement dans une autre école.
Un enseignant de 60 ans est soupçonné d'agressions sexuelles et d'un viol commis sur de très jeunes élèves d'une école maternelle à Soyaux (Charente), a-t-on appris mercredi auprès du parquet d'Angoulême. Présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen mercredi, l'homme, déjà placé en garde à vue durant l'été pour avoir photographié une enfant dans un autre établissement, est soupçonné d'agressions sexuelles sur cinq fillettes, et de viol pour l'une d'elles.
L'alerte est venue dimanche des parents de trois filles âgées de trois ans et scolarisées en petite section, qui «venaient de leur révéler que leur enseignant leur imposait des baisers sur la bouche», précise le parquet dans un communiqué, confirmant une information du journal Charente Libre.
Cet instituteur titulaire remplaçant, qui conteste l'ensemble des faits reprochés, exerçait dans cette école de Soyaux depuis la rentrée de septembre. Les trois fillettes, entendues par les enquêteurs, ont désigné deux autres camarades «qui auraient subi les mêmes agissements».
L'une des victimes «a également fait état de gestes au niveau de son sexe», que «les constatations médico-légales n'ont pas exclus», précise le procureur Benoît Bernard. Il a requis le placement en détention provisoire de l'instituteur. Ce dernier avait été placé en garde à vue, le 28 juillet, après avoir photographié une élève de grande section durant la sieste lors d'un remplacement d'une journée dans une autre école maternelle.
Le sexagénaire avait reconnu avoir pris ces clichés, dénués de tout caractère sexuel, et l'Inspection académique lui avait alors rappelé ses obligations professionnelles, indique le communiqué du parquet. Ces faits, qualifiés d'«atteinte à la vie privée par fixation d'image», ont été joints à la procédure actuelle.
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Décision du juge sur le placement en détention provisoire.
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Open Questions
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