Crues dans l'Himalaya : le bilan dépasse les 1 000 morts au Népal et en Chine
Plus de 4 000 personnes sont portées disparues après des crues dévastatrices attribuées au changement climatique.
Quick Look
- Les crues dévastatrices dans l'Himalaya ont fait plus de 1 000 morts au Népal et en Chine, avec plus de 4 000 disparus.
- Le Premier ministre népalais pointe le changement climatique.
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Why It Matters
Des crues dévastatrices ont frappé la région de l'Himalaya au Népal et en Chine, provoquant des dégâts massifs et de nombreuses victimes.
Le ministère népalais de l'Intérieur a affirmé que plus de 20 000 hommes étaient mobilisés pour continuer de chercher des survivants.
Ce qu'il faut savoir
Un bilan humain toujours plus lourd. Les crues dévastatrices survenues mercredi dernier dans l'Himalaya ont fait 987 morts au Népal, a annoncé mardi 1er septembre l'autorité népalaise chargée des situations d'urgence, portant le bilan provisoire de la catastrophe à 1 003 morts en y ajoutant les 16 victimes recensées en Chine. Les autorités des deux pays sont par ailleurs toujours sans nouvelles de 4 462 personnes, 3 916 sur le territoire népalais, selon l'autorité népalaise, et 546 dans le territoire chinois du Tibet, selon les médias d'Etat chinois. Le ministère népalais de l'Intérieur a affirmé que plus de 20 000 hommes étaient mobilisés pour continuer de chercher des survivants. Suivez notre direct.
Le Premier ministre népalais interpelle la communauté internationale. La crue catastrophique dans l'Himalaya n'est "pas ordinaire" mais due au changement climatique, a avancé le Premier ministre népalais Balendra Shah. "Il est désormais temps pour nous de soulever avec force auprès de la communauté internationale la question des catastrophes que nous subissons en raison du changement climatique", a-t-il prévenu.
Les recherches continuent. Dans des conditions périlleuses et sous la menace permanente d'une nouvelle montée des eaux, les sauveteurs redoublent d'efforts pour tenter d'arracher d'éventuels survivants à la mer de boue qui a enseveli cette région isolée de l'Himalaya. "Les difficultés sont considérables", a résumé pour l'AFP leur chef adjoint pour le district sinistré de Nuwakot, le policier E. Hawadi, énumérant routes et les infrastructures détruites, manque d'effectifs et de moyens, notamment aériens.
Le Premier ministre népalais a affirmé hier que la crue qui a dévasté le nord de son pays "n'était pas une crue ordinaire", mais due au changement climatique. Le changement climatique entraîne la fonte des glaciers à l'échelle mondiale, augmentant le risque d'événements extrêmes. "Cet incident montre que les risques auxquels nous sommes confrontés dans la région himalayenne augmentent avec le changement climatique", a assuré Balendra Shah.
"C'est l'une des plus grandes catastrophes de la région, déclenchée par une avalanche de neige et de glace dans la région himalayenne."
Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent dans le district de Nuwakot, au Népal, alors que les autorités sont sans nouvelles d'au moins 3 925 personnes. On dénombre également 546 disparus du côté chinois de la frontière. Au total, la crue dévastatrice a fait au moins 955 morts (939 au Népal, et 16 sur le versant tibétain de la montagne).
Malgré la menace d'une nouvelle montée des eaux, les sauveteurs redoublent d'efforts pour tenter de retrouver d'éventuels survivants piégés par la mer de boue qui a enseveli cette région isolée de l'Himalaya. Routes et infrastructures détruites, manque d'effectifs et de moyens, notamment aériens... "Les difficultés sont considérables", a souligné un responsable des secours.
Open Questions
- Quel est le sort exact des milliers de personnes portées disparues ?
- Quels moyens internationaux supplémentaires seront déployés ?



