
L'entreprise devient le premier opérateur mondial de minage sur le réseau ZEC après un accord avec Winklevoss Capital.
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Cypherpunk Technologies est une société cotée qui cherche à accumuler du ZEC. Le minage direct est utilisé comme stratégie pour réduire les coûts d'acquisition par rapport au prix du marché.
Les cypherpunks écrivent du code. La société cotée Cypherpunk Technologies vient de conclure cette semaine, un accord à 33,3 millions de dollars avec Winklevoss Capital pour racheter une exploitation de minage Zcash basée aux États-Unis. L’opération, annoncée le 18 août, fait d’un coup de Cypherpunk le premier opérateur mondial de minage sur le réseau ZEC, avec environ 18% du hashrate total sous son contrôle.
Une ferme déjà opérationnelle, pas un projet sur le papier
Contrairement à beaucoup d’annonces du genre qui restent à l’état de promesse, l’infrastructure rachetée à Winklevoss Capital tourne déjà.
Dans les détails, les installations réparties sur plusieurs sites américains produisent environ 4,2 GSol/s, soit près d’un cinquième de la puissance de calcul totale consacrée à sécuriser le réseau Zcash. C’est un niveau de concentration qui, en temps normal, ferait grincer des dents dans une communauté attachée à la décentralisation.
Mais, force est de constater que l’appétit institutionnel pour Zcash a pourtant grimpé cette année, porté par des voix comme celle d’Arthur Hayes, qui en a fait la deuxième position de son fonds Maelstrom.
« Cypherpunk détient des ZEC. Cypherpunk extrait maintenant des ZEC. En avant ! »
Miner plutôt qu’acheter, une stratégie de coût plus qu’une conviction pure
Le choix de Cypherpunk n’a rien d’anecdotique sur le plan financier. La trésorerie de l’entreprise détenait déjà 323 394 ZEC au 18 août, soit environ 1,92 % de l’offre en circulation, avec un objectif affiché de 5 %.
Or environ 43 800 ZEC nouveaux sont distribués chaque mois aux mineurs du réseau. Miner directement permet donc d’accumuler à un coût de production nettement inférieur au prix de marché, plutôt que d’acheter du ZEC au comptant et de pousser mécaniquement son propre prix d’achat à la hausse.
Une logique proche de celle des trésoreries Bitcoin cotées, transposée à un actif dont l’argument central n’est pas la rareté, mais la confidentialité des transactions.
Un pari sur la privacy
Les cryptomonnaies de confidentialité, longtemps reléguées au ban des exchanges centralisés sous la pression réglementaire, reviennent en grâce, et Cypherpunk n’est qu’un acteur parmi d’autres de ce retournement.

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