Donald Trump annonce réduire les exercices militaires avec la Corée du Sud
Le président américain a invoqué sa bonne relation avec Kim Jong-un pour justifier cette baisse de participation.
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Donald Trump a annoncé réduire considérablement la participation des États-Unis aux exercices militaires « Ulchi Freedom Shield » avec la Corée du Sud, invoquant sa bonne relation avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
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Why It Matters
Les exercices conjoints 'Ulchi Freedom Shield' préparent traditionnellement la Corée du Sud et les États-Unis à la défense face à la Corée du Nord.
C’est un geste qui devrait faire plaisir à Pyongyang, beaucoup moins à Séoul. Donald Trump a annoncé dimanche « réduire considérablement » la participation des Etats-Unis à des exercices militaires imminents avec la Corée du Sud en raison notamment de sa « très bonne relation avec Kim Jong-un », le dirigeant de la Corée du Nord.
L’annonce, réalisée sur sa plateforme Truth Social, vient s’inscrire dans la longue liste de camouflets adressés par le président américain à des alliés historiques des Etats-Unis depuis son retour à la Maison-Blanche en 2025.
Trump salue l’attitude actuelle de Pyongyang
Donald Trump dénonce dans son message des exercices « non seulement coûteux » et qui selon lui « envoient un signal totalement inapproprié et hostile » envers la Corée du Nord. Un pays qui, « depuis que Donald Trump est président, s’est montré non menaçant et respectueux », a-t-il ajouté à la troisième personne.
Baptisés « Ulchi Freedom Shield », ces exercices annuels devaient débuter ce lundi pour 11 jours et mobiliser 18.000 soldats sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28.500 hommes stationnés dans le pays. Rendez-vous estival régulier pour les forces armées sud-coréennes et leurs alliés américains, ces manœuvres sont conçues pour les préparer à la défense contre la Corée du Nord, pays doté de l’arme nucléaire. Les exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis ont commencé « comme prévu », a néanmoins assuré ce lundi le ministère de la Défense sud-coréen.
Le « non » de Séoul à Trump sur l’Iran
Sur Truth Social, Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l’Iran. « Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j’ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s’ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d’Iran et ils ont dit "Non merci !" », a-t-il écrit. Le président sud-coréen Lee Jae Myung avait affirmé en juin, en pleine accalmie dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, que Donald Trump souhaitait à présent se concentrer sur la résolution de « la question nord-coréenne ».
Considéré comme conciliant envers la Corée du Nord, Lee Jae Myung a pris le contrepied de son prédécesseur, réputé pour sa fermeté, depuis son arrivée au pouvoir en juin 2025, offrant à Pyongyang des pourparlers sans conditions préalables. Mais les autorités de Corée du Nord n’ont pour l’instant pas donné suite à ces offres répétées.
Ce week-end a donc été l’occasion pour Donald Trump de montrer son souhait de renouer avec Pyongyang. Samedi, il avait ainsi publié sur Truth Social une image le montrant aux côtés de Kim Jong-un lors de leur rencontre historique en 2019, durant son premier mandat. « Malgré les apparences peu amicales sur cette photo en particulier, il y en a beaucoup où nous sourions », avait-il écrit comme légende, ajoutant : « Kim Jong-un et moi, nous nous entendons TRES BIEN ! »
What to Watch
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Le ministère de la Défense sud-coréen poursuit les exercices militaires conjoints prévus.
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- Quelle sera l'ampleur exacte de la réduction des exercices par les États-Unis ?
- Pyongyang répondra-t-il aux offres de pourparlers de Séoul ?



