EN DIRECT Colère sociale : 779 personnes interpellées samedi lors des manifestations, 89 placées en garde à vue à Paris selon le parquet...
Le ministère de l'Intérieur fait état d'une baisse de la participation, tandis que des organisations lycéennes appellent à de nouveaux blocages dès lundi.
Quick Look
- La troisième journée de mobilisation sociale en France a rassemblé 320 000 personnes selon l'Intérieur.
- Malgré une baisse de participation, 779 interpellations ont eu lieu et des appels à bloquer lycées et universités ont été lancés pour la semaine à venir.
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Why It Matters
La France traverse une période de contestation sociale axée sur le pouvoir d'achat et la défense des services publics.
Le ministère de l’Intérieur estime que la mobilisation de samedi était « en baisse », de « 22 % par rapport au 24 octobre » et de « 42 % par rapport au 17 octobre ».
Le parquet de Paris fait état dimanche de 105 interpellations, dont 88 liées aux manifestations de samedi et 17 pour la nuit d’Halloween. Sollicité par l’AFP, le ministère public dénombre 89 personnes en garde à vue dans la capitale, dont 61 majeurs et 22 mineurs. La date de naissance reste à déterminer pour six autres personnes.
779 interpellations ont été recensées sur le territoire selon le ministère de l’Intérieur lors de l’Acte III de la mobilisation sociale partout en France. Les manifestations se sont déroulées « sans incident majeur en seconde partie de soirée », précise le ministère.
Une enquête a été ouverte pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique » à la suite d’un jet de cocktail Molotov sur des gendarmes a indiqué dimanche le parquet de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait qualifié samedi de « tentative de meurtre » la projection de cette bombe artisanale qui a explosé aux pieds d’un membre des forces de sécurité, le blessant légèrement.
Des dizaines de milliers de jeunes sont descendus samedi dans la rue en Allemagne, notamment à Berlin, Cologne et Francfort, pour réclamer, eux aussi, davantage de moyens pour l’éducation. Des affrontements entre émeutiers et forces de l’ordre ont dégénéré dans la soirée.
La CCI (Chambre de commerce et d'industrie) France avance que, samedi, vingt commerces dans tous les pays ont été touchés par des dégradations en marge des manifestations. C'est beaucoup moins que les semaines précédentes : un précédent bilan faisait état de 2.488 commerces impactés les 17 et 24 octobre. Auprès de l'AFP, CCI France estime que la baisse du chiffre d'affaires des commerces situés à proximité des manifestations est comprise entre - 60 % et - 80 % par rapport à un samedi normal.
À la tête de l’organisation Les lycéens !, Pierre Sourzat a appelé ce dimanche sur RMC à un blocus des établissements dès lundi. « Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades », a-t-il précisé alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi puis jeudi 5 novembre, journée de grève interprofessionnelle.
Samedi a été une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère, les inégalités sociales et pour la défense des services publics. Selon le ministère de l’Intérieur 320.000 personnes ont participé aux manifestations en France. L'intersyndicale jeunesse (Union étudiante, Fage, Unef et USL) et les organisateurs affirment que plus d'un demi-million de manifestants étaient dans les cortèges, dont 200.000 à Paris. Près de 70.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans toute la France.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Blocages de lycées et universités dès lundi et mardi.
Likely · Within days
Open Questions
- Quelle sera l'ampleur réelle des blocages de lundi ?
- Quelle sera l'issue des gardes à vue en cours ?



