EN DIRECT - Grève du 5 novembre : la grogne sociale monte d’un cran, jusqu’à 700.000 manifestants attendus dans les rues
Le parcours Bastille-Concorde interdit par la préfecture de police en raison d'un contexte social tendu
Quick Look
- Le tribunal administratif a validé mercredi le parcours alternatif proposé par la préfecture de police pour la manifestation du jeudi 5 novembre à Paris, entre République et Nation.
- Le parcours initial Bastille-Concorde a été interdit en raison d'un contexte social extrêmement tendu.
- Quelque 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi en France pour l'appel national à la grève des principaux syndicats.
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Why It Matters
Plusieurs journées de mobilisation sociale ont eu lieu ces dernières semaines, notamment le 29 septembre dans la fonction publique, le 17 octobre marquée par des dégradations et des pillages, ainsi que les 24 et 31 octobre. Un mouvement lycéen s'y ajoute. Les syndicats veulent accentuer la pression sur le gouvernement pour les salaires, l'emploi et les services publics.
Le tribunal administratif a validé mercredi le parcours alternatif proposé par la préfecture de police concernant la manifestation pour les salaires et la jeunesse jeudi à Paris entre les places de la République et de la Nation, contesté par les organisateurs.
L'intersyndicale et les organisations lycéennes et étudiantes avaient initialement proposé un parcours allant de la place de la Bastille jusqu'à la place de la Concorde, non loin de l'Assemblée nationale.
La préfecture de police a interdit ce parcours mercredi, au motif que «cette manifestation intervient dans un contexte social extrêmement tendu marqué notamment par les émeutes urbaines survenues dans la capitale» le 17 octobre.
Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés jeudi en France en vue de l'appel national à la grève lancé par les principaux syndicats du pays pour défendre les salaires et l'emploi, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. «C'est exactement le même» dispositif «que celui du 31 octobre», a expliqué le ministre mercredi lors d'un point presse place Beauvau, promettant «une réponse d'une extrême fermeté» aux éventuels «exactions» et «débordements».
Le ministre a identifié trois risques sur les 220 actions annoncées : les «black blocs», les «cortèges sauvages» et «les pillages et dégradations de commerces ou de bâtiments publics». Comme les semaines précédentes, Beauvau a donc fait appel à des unités d'élite, comme le RAID, le GIGN et la BRI, ainsi qu'aux «26 blindés Centaure» de la gendarmerie, à une «quinzaine d'engins lanceurs d'eau», des hélicoptères, des drones...
Après une journée de grève dans la fonction publique le 29 septembre, puis la mobilisation du 17 octobre, marquée par des dégradations et des pillages, et celles du 24 et du 31 octobre, plus calmes mais encore suivies, auxquelles s'ajoute le mouvement lycéen, les syndicats veulent encore accentuer la pression sur le gouvernement. «L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation, la grève doit prendre le relais» à partir du 5 novembre, a lancé la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet mercredi 21 octobre, à l'issue d'une réunion à Matignon. «Le rendez-vous de mobilisation, c'est le 5 novembre», a de son côté déclaré la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon.
Cette nouvelle journée de contestation sociale avait été annoncée début octobre par une intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU, «pour les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie». «La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales», ont écrit les organisations dans un communiqué commun, appelant «l'ensemble des salariés du public comme du privé, des jeunes et des retraités» à «faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain». Tous les syndicats se sont ensuite joints à cet appel à la mobilisation.
«Ce sera une grande journée de convergence avec les salariés du privé qui seront présents, les fonctionnaires, les retraités, les jeunes», a anticipé Sophie Binet lundi sur France 2. «Nous voulons deux choses : des augmentations de salaires partout (...) et une révision du projet de budget du gouvernement qui, en l'état, est catastrophique pour le pays», a-t-elle ajouté. Quelque 244 manifestations sont annoncées à ce stade partout en France, selon une carte de la CGT. La coordination des «gilets jaunes» appelle également à un «5 novembre du peuple». Pour le candidat Insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, «ce qui pend au nez maintenant» de l'exécutif, c'est «la grève générale», à partir du 5 novembre, a-t-il estimé le 24 octobre lors de la manifestation parisienne. Transports, éducation, santé…
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Des perturbations importantes sont attendues dans les transports le 5 novembre
Very likely · Within days
Le gouvernement maintiendra un dispositif sécuritaire important le 5 novembre
Very likely · Within days
Open Questions
- Quel sera le niveau réel de participation à la grève du 5 novembre ?
- Quelles perturbations exactes sont attendues dans les transports ?
- Y aura-t-il des incidents ou des débordements lors des manifestations ?





