Les autorités s'attendent à 150 000 manifestants en province et 40 000 à Paris ce samedi, sur fond de convergences des luttes et de restrictions préfectorales.
Une vaste journée de mobilisation sociale et le retour du mouvement des gilets jaunes entraînent des milliers de manifestants et des actions en France, avec des tensions à Marseille, Lyon et Rennes et des restrictions à Paris.
AI-generated summary
Appel à une mobilisation sociale et retour du mouvement des gilets jaunes en France à six mois de l'élection présidentielle.
A Marseille, le grand boulevard du Prado a été momentanément bloqué par des poubelles et des trottinettes avant d'être dégagé par les CRS qui emboîtaient le pas aux manifestants.
« On est là pour protester contre des moyens déplorables qui sont donnés à l'éducation et contre les violences policières. La jeunesse, elle, dit : on a un message: on veut juste être éduqués dans de bonnes conditions », a déclaré Aude, étudiante, un masque sur le visage.
À Lyon, « un groupe de 40 individus a été dispersé » près d'un pont sur le Rhône reliant la Presqu'île au centre-ville, « après une tentative d'entrave à la circulation », selon la préfecture, et un groupe d'une dizaine de personnes dispersé aussi près de la raffinerie de Feyzin.
A Rennes, une vingtaine de personnes ont installé un barrage filtrant, avec des poubelles et des grosses palettes, aux abords d’un grand centre commercial.
Christophe, un artisan menuisier de 47 ans, un ancien gilet jaune, dit avoir été blessé en 2018 lors de l’acte trois par un tir de LBD. « Aujourd’hui, on en arrive à une répression sur nos propres enfants », s’indigne-t-il auprès de l’AFP.
Invité sur France Info, le maire LFI de Saint-Denis ajoute que : « L’objectif, c’est à la fois la convergence des luttes, des indignés et des générations. »
Le parcours du cortège a fait l’objet de nombreuses et vives discussions avec la préfecture. Alors que les manifestants souhaitaient se rendre jusqu’aux lieux de pouvoir, cela a été refusé par la préfecture. Le rendez-vous a été fixé à 14 heures place de la République, en direction de la place de Clichy.
Côté lycéens et étudiants, ils pourront partir de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, en passant par le boulevard Voltaire.
Quelque 1.500 actions, manifestations ou blocages, sont annoncées dans toute la France sur le site Internet dédié : manifestations, rassemblements sur des ronds-points, symboles de la France périphérique et du mouvement des gilets jaunes de 2018-2019, barrages filtrants ou blocages pouvant toucher gares, ponts, péages, stations-service, raffineries et dépôts pétroliers.
A six mois de l’élection présidentielle, l’appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes, qui avait marqué le premier mandat d’Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d’études et ramené en haut de l’agenda politique la question de la place offerte aux jeunes.
« Beaucoup n’ont pas encore le droit de vote, alors la rue, on la prend » et « Toucher aux enfants, c’est nous toucher tous », peut-on lire dans l’appel à mobilisation lancé sur le site 17octobregiletjaune.net, qui appelle aussi habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de points stratégiques.
La préfecture de police de Paris a interdit, vendredi, les rassemblements et manifestations non déclarés dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale, notamment les Champs-Elysées, la place de la Concorde et les abords de l’Elysée, de Matignon et de l’Assemblée nationale. Ces restrictions, en vigueur de 7 heures à 22 heures, concernent également plusieurs grandes places parisiennes et les gares. Les contrevenants risquent une amende de 135 euros.
Les autorités ont par ailleurs modifié les itinéraires des deux principaux cortèges pour des raisons de sécurité. La manifestation organisée par Interfac IDF a été orientée vers un parcours République-Nation, rejeté par le collectif, tandis que le rassemblement des gilets jaunes et de l’intersyndicale devra emprunter un trajet entre République et la place de Clichy.
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel « au calme et au respect ». Le président de la République a rappelé que le droit de manifester devait s’exercer dans le respect des personnes et des biens, sans « insulter » ni « casser ». Pour le chef de l’Etat, préserver cette liberté fondamentale implique d’éviter tout débordement ou acte de violence lors des rassemblements.
Emmanuel Macron a aussi réaffirmé son soutien au gouvernement et aux forces de l’ordre, confrontées selon lui à un climat de tensions croissantes. « Ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l’ordre », a-t-il souligné, évoquant les agressions dont policiers et gendarmes ont récemment été victimes. Le président a notamment dénoncé le comportement d’individus qui ne connaissent, selon ses propres mots, « que la violence et le désordre ».
En cette journée de mobilisation sociale dans toute la France, la rédaction de 20 Minutes est sur le pont pour vous tenir informer sur les évènements. Les autorités ont revu à la hausse leur prévision de participation, évaluée désormais à 150.000 personnes hors agglomération parisienne, a-t-on appris vendredi de source policière. Les prévisions pour Paris se situent autour de 40.000 manifestants. Quelque 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration », a indiqué vendredi l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
AI outlook — possibilities, not facts
Rassemblements de manifestants à Paris et en province
Very likely · Within hours

Wild demonstrations and processions are taking place this Saturday in Paris, Rennes, Lyon and Bordeaux, leading to dozens of arrests, blockages and interventions by the police in the face of protean social protest.
A day of social mobilization punctuated by wild processions and arrests is taking place in France, against a backdrop of rising prices and contestation of the draft budget, pushing the authorities to mobilize the police.
High school students, yellow vests, climate activists and trade unionists are preparing a convergence of their demonstrations in France this October 17. More than 90 demonstrations are structured, while the government warns against blockages.

Faced with the political and economic situation in France, many young graduates, like Emile who left for Hong Kong, doubt the future and are hesitant to return to the country, against a backdrop of low confidence in the institutions.

In Texas, the case of a luxury pen stolen in 2012 by Republican Ken Paxton is being exploited by his Democratic opponent James Talarico for the November 3 senatorial elections.

The Paris police chief banned demonstrations on the Champs-Élysées and near institutions this Saturday, October 17, leading to significant traffic restrictions and the closure of many metro stations.