
Malgré une baisse des dégradations, les tensions persistent avec des appels au blocage des lycées et universités pour la rentrée.
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La France traverse une période de contestation sociale contre la vie chère, marquée par des manifestations hebdomadaires et des blocages d'établissements scolaires.
Quelque 779 personnes ont été interpellées en France dans la journée et la soirée de samedi, «sans incident majeur» pour cette seconde partie de soirée, lors de l’acte III de la mobilisation contre la vie chère, selon un dernier bilan dimanche du ministère de l’Intérieur.
Lors de cette troisième journée de manifestations, 291 actions de voie publique ont été dénombrées, rassemblant 320.000 personnes dont 70.000 à Paris, selon le ministère, qui précise avoir procédé à 40.000 contrôles sur le territoire national. Le 24 octobre, 289 actions avaient été comptabilisées pour 410.000 personnes (dont 110.000 à Paris).
Le 17 octobre, le ministère avait recensé 441 actions ayant rassemblé 550.000 personnes (dont 110.000 à Paris).
En tout, 159 membres des forces de l’ordre ont été blessés lors des mobilisations de la journée de samedi, écrit le ministère de l’Intérieur dans son bilan.
Le ministère mentionne 515 départs de feu traités, 36 commerces dégradés, dont 3 pillés (contre 69 dont 24 pillés le 24 octobre).
Beauvau relève que samedi à 21 heures, «565 interpellations ont été effectuées (1435 le samedi 24 octobre, 2628 le samedi 17 octobre), 116 membres des forces de l’ordre ont été blessés (267 le 24 octobre, 1144 la semaine d’avant)».
A partir de 21 heures, pour la soirée d’Halloween, ce sont 214 personnes qui ont été interpellées (170 en 2025, 148 en 2024) et 43 membres des forces de l’ordre blessées (16 en 2025, 11 en 2024).
Rebelote. Après deux semaines de vacances de la Toussaint, lycéens et étudiants reprennent le chemin des cours ce lundi 2 novembre. Alors que les trois semaines précédant leurs congés ont été très agitées par les blocus devant les établissements, conduisant ces derniers à fermer partiellement ou totalement, le retour au calme est incertain en cette rentrée. Plusieurs organisations ont appelé à bloquer l’accès aux lycées et facs ce lundi. Début octobre, le ministère de l’Éducation nationale dénombrait la fermeture partielle ou totale de 400 à 500 lycées à travers le pays. La semaine précédant les vacances, l’accès à environ 200 établissements restait perturbé.
Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens !, a appelé ce dimanche 1er novembre au blocus des lycées « dès lundi » au micro de RMC. « Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain », a-t-il précisé. La veille, jour de manifestation dans toute la France, l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé à bloquer lycées et universités ce mardi. Même son de cloche du côté du syndicat étudiant Unef, qui invite la jeunesse « à s’organiser dans toutes les universités » ces lundi et mardi.
Le nombre de dégradations de commerces en marge des manifestations de samedi en France a été sensiblement moins élevé que lors des précédents week-ends, avec 20 établissements touchés selon CCI France, qui rappelle que les enseignes subissent par ailleurs une chute de leur chiffre d’affaires.
La Chambre de commerce et d’industrie avait dénombré 2.488 commerces touchés le 17 octobre et 50 le 24 octobre, selon un précédent bilan.
Dans une déclaration à l’AFP dimanche, CCI France s’inquiète notamment de l’impact des manifestations sur l’attractivité de la France et l’activité des commerces à l’approche des fêtes de fin d’année, qui représentent un pic d’activité pour les commerces de proximité.
La baisse du chiffre d’affaires des commerces situés à proximité des manifestations est évaluée désormais entre -60 % et -80 % par rapport au chiffre d’affaires d’un samedi normal.
Plus tôt dans la semaine, la CCI avait évoqué une chute de 80 % du chiffre d’affaires.
Cinq interpellations ont eu lieu à Marseille ce samedi soir pour un cambriolage dans un Foot Locker du 1er arrondissement. «Les collègues progressent dans le noir», indiquent des sources policières au Figaro. Un hélicoptère des forces de l’ordre est dans le ciel. Le magasin, qui se situe le long de la rue Saint-Ferréol et à l’angle de la rue Pisançon, a été attaqué en tout début de soirée.
D’après des sources concordantes, les policiers ont rapidement interpellé les suspects, qui ont tenté de forcer la réserve du magasin. L’enseigne marseillaise avait déjà été dévalisée le 17 octobre dernier. Selon nos informations, plusieurs autres commerces de la deuxième ville de France ont été dégradés ce samedi soir, dont une cave à vin ainsi qu’une charcuterie de la rue Saint-Michel, à quelques encablures de La Plaine.
Par ailleurs, 750m2 de tags ont été effacés ce matin à Marseille en plus des 400 de cette nuit.
Par Nicolas Farmine, à Marseille
Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens!, a appelé dimanche au blocus des lycées «dès lundi», dénonçant la «politique de comptoir» du gouvernement qui a dévoilé en début de semaine plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la colère des jeunes.
Après 15 jours de vacances, «bien sûr qu’on appelle au blocus» et «les lycées seront bloqués, et ce dès lundi», a affirmé M. Sourzat sur RMC.
«Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain», a-t-il précisé alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi puis jeudi 5 novembre, journée de grève interprofessionnelle.
Emmanuel Macron avait appelé jeudi à la reprise des cours dans «le calme», «compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue».
Le ministre de l’Intérieur a qualifié devant la presse «de tentative de meurtre» l’attaque au cocktail molotov contre un gendarme mobile qui a été «simplement blessé léger».
Marine Le Pen et Bruno Retailleau dénoncent un acte «insupportable» Les candidats à l’élection présidentielle Marine Le Pen (Rassemblement national) et Bruno Retailleau (Les Républicains) ont dénoncé samedi un geste «insupportable» après la diffusion d’images montrant un membre des forces de l’ordre recevant un jet de cocktail molotov à la fin de la manifestation parisienne.
«Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité», a écrit sur X Marine Le Pen en remerciant les forces de l’ordre pour leur mobilisation.
«Celui qui a fait ça doit en répondre. Il s’agit d’une tentative de meurtre», a écrit pour sa part le patron des LR et ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
C’est fait. La jeunesse allemande a rejoint aujourd’hui la cohorte des jeunes Européens qui protestent contre un avenir bouché, un système éducatif qui se délite, une vie trop chère ou encore le manque de considération des gouvernants à leur égard. À l’appel du groupe « GenZ s’en charge » (GenZ regelt), inconnu il y a encore deux semaines, des milliers de manifestants ont manifesté dans près d’une trentaine de villes allemandes. Les organisateurs tablaient sur un total d’au moins 160 000 participants. Mais en milieu d’après-midi, les retours de la police évoquaient une mobilisation clairement en deçà de ce chiffre.
Pendant que quelques fumigènes ont posé problème à Leipzig ou à Hambourg, et que des œufs se sont envolés vers la police à Francfort, l’ambiance du regroupement, installé devant la Porte de Brandebourg, était plutôt paisible. À vue de nez, une grande partie des manifestants était clairement plus âgée que la fameuse génération Z (entre 14 et 29 ans en 2026). Ici et là flottaient quelques drapeaux palestiniens et antifas. Mais aussi des drapeaux serbes, français et même est-allemands. Le tout accompagné de pancartes aux slogans hétéroclites contre le chancelier Merz, contre le capitalisme ultralibéral ou les investissements dans l’armement. Ou encore contre le soutien inconditionnel de l’Allemagne à Israël.
Quelque 565 personnes ont été interpellées sur tout le territoire et cinq membres des forces de l’ordre (quatre policiers et un gendarme) ont été blessés à Paris, selon un bilan à 21 heures du ministère de l’Intérieur et de la préfecture de police.
Des interpellations ont été enregistrées dans plusieurs villes, de Toulouse (28) à Metz (11, 8 placements en garde à vue).
Lors de la précédente mobilisation, le 24 octobre, 768 interpellations avaient été réalisées en fin de journée pour 385 au même moment le 17 octobre.
Le ministre a expliqué qu’il y avait eu 40.000 contrôles en amont, dont 15.000 dans l’agglomération parisienne.
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Blocages des lycées et universités prévus pour lundi et mardi.
Very likely · Within days

Demonstrations by the 'GenZ regelt' collective took place on Saturday in Germany to denounce the cost of living and the climate. Although the processions were initially peaceful, violent clashes broke out in Frankfurt, Berlin, Cologne and Hamburg.
Journalist Natacha Polony, candidate for the 2027 presidential election, announced that she had obtained 174 sponsorships from elected officials in two weeks. She benefits from the support of Jean-Pierre Chevènement and defends a sovereignist and republican political line.

Update on political news in France: the controversy over Emmanuel Macron's future office, the departure of Christine Lagarde from the ECB and the complaint of Marine Le Pen's lawyers to the Superior Council of the Judiciary.

During Act III of the mobilization against the high cost of living, 779 people were arrested in France. The Ministry of the Interior notes a drop in participation of 22% compared to the previous week, despite 320,000 demonstrators recorded.
The third day of social mobilization in France saw a 22% drop in participation compared to October 24. Despite a reduction in violence, 779 arrests took place and calls for new high school blockades were launched.
The third day of social mobilization in France brought together 320,000 people according to Interior. Despite a drop in participation, 779 arrests took place and calls to block high schools and universities were launched for the coming week.