Enquête ouverte après des perquisitions chez Duralex en redressement judiciaire
Quick Look
- Des perquisitions ont eu lieu début septembre au siège de Duralex à La Chapelle-Saint-Mesmin, entraînant l'ouverture d'une enquête par le parquet d'Orléans.
- L'entreprise verrière, reprise en coopérative par ses salariés en 2024 et en redressement judiciaire depuis juin, fait l'objet de soupçons de mauvaise gestion et de détournement de fonds levés auprès de particuliers.
- L'ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine pourraient être visés.
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Why It Matters
Duralex, connue pour ses verres incassables fabriqués en France, a été reprise en coopérative par ses salariés en 2024 après avoir levé environ 7 millions d'euros auprès de particuliers français. L'entreprise avait été placée en redressement judiciaire le 1er juin 2024, marquant la cinquième procédure de ce type en plus de vingt ans.
Plusieurs perquisitions ont eu lieu début septembre au siège de la verrerie Duralex, en redressement judiciaire, et une enquête a été ouverte, a appris l'AFP mardi auprès du parquet qui n'a pas souhaité donner plus de précisions. «Une enquête a été ouverte» par le parquet d'Orléans, a indiqué la procureure de la République Emmanuelle Bochenek-Puren, sans préciser le ou les chefs retenus. Elle a déclaré que des «opérations judiciaires» avaient été menées début septembre, notamment «des perquisitions», dont certaines au siège de la verrerie à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), en banlieue d'Orléans.
Célèbre pour ses verres réputés incassables et fabriqués en France, Duralex, reprise par ses salariés en coopérative en 2024, a été placée en redressement judiciaire le 1er juin, la cinquième procédure de ce type en un peu plus de vingt ans. La marque avait réussi à lever environ 7 millions d'euros dans le cadre d'une levée de fonds auprès des particuliers français, une somme destinée à assurer la poursuite de son redressement.
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Une source proche du dossier a décrit à l'AFP des «gros manquements dans la gestion» de l'entreprise par ses salariés, tout en s'interrogeant «sur ce qui est advenu des sommes phénoménales» récoltées par l'entreprise. L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), ainsi que son fils Antoine, qu'il avait nommé directeur financier, pourraient notamment être visés par la procédure.
Interrogé par l'AFP, leur avocat, Me Pierre Lalanne, a indiqué que l'enquête avait une portée «générale», en se refusant à davantage de commentaires pour le moment. Mi-avril, François Marciano avait été remplacé par Peggy Sadier, qui occupait jusque-là les fonctions de directrice marketing et commerciale. D'après la CGT de l'entreprise, il aurait été «mis à pied» tout comme son fils Antoine.
«Les sorties de François et d'Antoine Marciano sont des licenciements pour faute grave, particulièrement brutaux et qui ne reposent sur aucun élément tangible», avait estimé début juin Me Lalanne. Trois candidats sont sur les rangs pour reprendre l'entreprise de 243 salariés. Une audience est prévue jeudi au tribunal de commerce d'Orléans pour arrêter le calendrier d'examen des offres.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le tribunal de commerce d'Orléans examinera les offres de reprise de Duralex lors de l'audience prévue jeudi.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quels sont les chefs d'accusation précis de l'enquête ouverte par le parquet d'Orléans ?
- Que sont devenus les 7 millions d'euros levés auprès des particuliers français ?
- Quelles preuves existent concernant les allégués 'gros manquements dans la gestion' de l'entreprise par ses salariés ?






