Le projet initialement annoncé par le Pentagone a suscité une vague d'indignation nationale et internationale.
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Nidal Hasan a été condamné à mort en 2013 pour l'assassinat de 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood au Texas.
Le président Donald Trump a dit ce jeudi renoncer à diffuser en direct l’exécution par peloton militaire du condamné à mort Nidal Hasan. L’annonce du projet de cette mise à mort en direct, le 8 octobre, par le ministre de la Défense Pete Hegseth et le Pentagone, a suscité un tollé tant aux Etats-Unis qu’à l’international.
Nidal Hasan, 56 ans, a été condamné à mort en 2013 pour l’assassinat de 13 personnes sur la base militaire de Fort Hood (Texas).
Aux Etats-Unis, J.D. Vance, le vice-président, a dit ne pas vouloir regarder la retransmission, tout comme le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. Ce dernier a déclaré voir l’exécution publique comme un potentiel « outil de recrutement pour futurs terroristes ».
Sur le plan juridique, des experts ont relevé que le règlement militaire officiel de l’armée de terre des Etats-Unis, qui n’interdit pas explicitement la diffusion vidéo car il a été rédigé avant l’existence du « streaming », pourrait permettre à des mineurs de la regarder, ce qui violerait une interdiction de ce règlement.
Des dirigeants religieux, catholique, évangélique, épiscopalien et juif ont aussi condamné ce projet « de transformer la mort en spectacle », tout comme les associations de défense des droits humains, à l’instar d’Amnesty International, qui a appelé à un blocage des flux vidéos miroir sur Internet.
Indignation, aussi, du côté de psychologues et psychiatres, comme Thimothy Lasaca, qui a évoqué sur la publication en ligne rédigée par des médecins KevinMD.com le risque « stress post-traumatique » pour les enfants exposés à de telles images.

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