Grève de la fonction publique du 29 septembre : blocages lycéens et manifestations prévues à Paris et en Île-de-France
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Des lycéens bloquent plusieurs établissements en Île-de-France pour protester contre la surcharge des classes, tandis que les syndicats de la fonction publique appellent à une grève nationale le 29 septembre pour obtenir une revalorisation salariale et des moyens budgétaires, avec des perturbations attendues dans les transports, les écoles et les hôpitaux.
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Why It Matters
Depuis une semaine, plusieurs lycées en Île-de-France sont bloqués par des élèves protestant contre la surcharge des classes et les emplois du temps jugés trop denses. Cette mobilisation s'inscrit dans le cadre d'une grève nationale de la fonction publique prévue le 29 septembre, à l'appel d'une large intersyndicale, pour obtenir une revalorisation des salaires et des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services publics, deux jours avant la présentation du projet de budget pour 2027.
La secrétaire générale de la CGT a appelé de son côté ce mardi matin le gouvernement «à entendre la colère des lycéens» et «à cesser d’envoyer des policiers» dès lors qu’une mobilisation lycéenne est organisée.
«Ce qu’ils demandent, c’est très simple : des tables, des chaises et des enseignants, et on leur répond en leur envoyant des forces de l’ordre. C’est dangereux, il faut laisser les équipes éducatives faire leur travail et laisser les lycéens exercer leurs droits de citoyens», s’est-elle exprimée sur BFMTV/RMC.
«Quand on envoie les forces de l’ordre, on organise les débordements», a poursuivi la syndicaliste, estimant que c’était avant tout «au ministère de l’Éducation nationale de gérer les mobilisations lycéennes, et non pas au ministère de l’Intérieur».
Invitée de RMC ce mardi matin, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a appelé «à l’apaisement» après les blocages de plusieurs établissements lundi. Elle a évoqué «une quarantaine de lycées bloqués», «vingt blessés» et quinze établissements vandalisés, pour un montant de réparations déjà estimé à «200.000 euros».
«Tout ça est une instrumentalisation politique», a-t-elle accusé, mettant directement en cause La France insoumise. Selon elle, un mot d’ordre «“Saccage ton lycée”» circulerait sur les réseaux sociaux, accompagné de défis TikTok autour des blocages. «Aujourd’hui, la LFI, c’est les pompiers pyromanes», a-t-elle lancé.
Des centaines d’élèves étaient massés, ce mardi matin, devant l’établissement du 13e arrondissement de Paris. Un jeune homme a tenu un discours, debout sur les poubelles. Les collégiens «sont autorisés à rentrer», précise le lycéen.
Par sa présence ce mardi matin, Julien (prénom modifié), élève de terminale au lycée Claude Monet, soutient «le mouvement de la fonction publique» et «le blocus des lycées.» «Je suis contre la répression extrêmement violente qui a eu lieu dans les lycées de banlieue depuis le début de la semaine.»
Les lycéens comptent prendre part à la grève du 29 septembre de la fonction publique, à leur façon. Depuis une semaine, à Paris et plus globalement en Île-de-France, plusieurs établissements sont bloqués par des élèves. La raison ? La surcharge des classes et les emplois du temps, qu’ils jugent trop denses.
De notre envoyé spécial Romain Mercier, à Paris
Alors que plusieurs lycéens préparent un blocus devant le lycée Claude Monet, dans le 13e arrondissement de Paris, les forces de l’ordre sont d’ores et déjà mobilisées.
À quelques mètres des portes d’entrée de l’établissement, quelques policiers veillent au grain. Des affiches sont accrochées devant les portes d’entrée : «(le lycée) Monet f*ck RN», «l’argent aux lycées», «Édouard Geffray hypocrite».
De notre envoyé spécial Romain Mercier, à Paris
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Plus d’une heure avant le début des cours, le lycée Claude Monet (13e arrondissement) est bloqué ce mardi matin. Cagoulés et masqués, des lycéens ont amoncelé une vingtaine de poubelles devant leur établissement.
À quelques pas du lycée, la mobilisation s’organise. Une trentaine de lycéens équipés de poubelles se ruent vers le lycée Claude Monet. «Chacun sa poubelle et on court ! 3, 2, 1 GO !», s’écrie l’un d’entre eux.
De notre envoyé spécial Romain Mercier, à Paris
Après un été marqué par des incendies historiques durant lesquels les pompiers ont été rudement mis à l’épreuve, les pompiers ont décidé de se rassembler dans la capitale pour se joindre au reste des fonctionnaires.
Attendus au nombre de 5000 à 10.000 par les autorités, ils défileront dans un premier temps dans leur propre cortège, entre la place d’Italie et la Bastille, avant de rejoindre le reste des manifestants, qui partiront, eux, de la place de la République, pour se diriger ensuite jusqu’à la place de la Nation.
Une journée de grève nationale. Les agents de la fonction publique, au premier rang desquels les pompiers, manifestent ce mardi un peu partout en France à l’appel d’une large intersyndicale, avec l’ambition de mettre la pression sur le gouvernement, à deux jours de la présentation du projet de budget pour 2027.
Échaudées par un nouveau gel du point d’indice annoncé début septembre par le premier ministre Sébastien Lecornu, la CGT, FO, la CFDT, UNSA, la FSU, Solidaires, CFE-CGC et la FA-FP organisent plus de 170 manifestations à travers le pays pour réclamer une revalorisation des salaires des fonctionnaires et des «moyens budgétaires à la hauteur» des missions des services publics.
«Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agents», a déploré l’intersyndicale dans un communiqué commun publié début septembre.
Les syndicats réclament ainsi «des mesures salariales générales, notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation», mais aussi «des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics».
Le mouvement social est soutenu par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui a appelé à «une journée noire» contre un projet de budget «régressif», et par son homologue de la CFDT, Marylise Léon. Cette dernière a appelé lundi le gouvernement à «augmenter les fonctionnaires», qui en ont «ras-le-bol du fonctionnaire bashing».
Écoles, transports, hôpitaux… Les effets de la grève vont se faire sentir dans plusieurs secteurs. Du côté de l’Éducation nationale, dans le premier degré, le FSU-SNUipp, premier syndicat des enseignants des écoles primaires, s’attend à 40% de grévistes.
Dans les transports, la grève devrait avoir peu d’impact. Côté SNCF, «le trafic des trains SNCF Voyageurs sera normal mardi 29 septembre sur les liaisons TGV, Intercités» et «quasi normal sur les TER», selon SNCF Voyageurs. En Île-de-France, quelques perturbations sont attendues sur les RER C et E (3 trains sur 4), sur le RER D (entre 1 train sur 2 et 1 train sur 3 selon les branches), ainsi que sur les lignes R (1 train sur 3, uniquement aux heures de pointe) et V (2 trains sur 3) du Transilien.
Dans les hôpitaux, la CGT Santé Action sociale a déposé un préavis de grève. La CFDT Santé-Sociaux a rejoint le mouvement. Les syndicats de France Travail appellent eux aussi leurs agents à cesser le travail. Déjà mobilisés depuis plusieurs semaines, les pompiers prévoient de manifester ce mardi. Sur son site, la CGT recense plus de 150 cortèges prévus dans 90 départements.
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What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La grève du 29 septembre sera suivie par un taux significatif de grévistes dans l'éducation nationale, les transports et les hôpitaux, avec des perturbations importantes en Île-de-France.
Likely · Within days
Les blocages lycéens en Île-de-France pourraient se poursuivre au-delà du 29 septembre si les revendications sur la surcharge des classes ne sont pas satisfaites.
Possible · Within weeks
Open Questions
- Quel sera le taux réel de participation à la grève du 29 septembre dans les différents secteurs ?
- Le gouvernement répondra-t-il aux revendications salariales des fonctionnaires avant la présentation du budget ?
- Les blocages lycéens vont-ils se poursuivre au-delà de la grève du 29 septembre ?
- Quelles mesures spécifiques seront prises pour réparer les établissements vandalisés lors des blocages ?






