Kyriakos Mitsotakis envoie un message de paix et de fermeté à la Turquie depuis Kastellorizo
En visite sur l'île grecque de Kastellorizo, le premier ministre grec a prôné le dialogue tout en réaffirmant la défense des droits souverains de son pays.
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Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a prôné dimanche le dialogue et la paix avec la Turquie depuis l'île de Kastellorizo, tout en réaffirmant la détermination d'Athènes à défendre ses droits souverains.
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Why It Matters
La Grèce et la Turquie entretiennent historiquement des relations difficiles marquées par des différends en mer Egée.
Le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a envoyé dimanche à la Turquie un message de «paix» et de «dialogue», tout en réaffirmant la détermination de la Grèce à défendre ses droits souverains face à son voisin, avec lequel elle entretient historiquement des relations difficiles.
À l’issue d'une visite de trois jours sur la petite île de Kastellorizo (appelée également Megisti), située près de la frontière maritime greco-turque et à proximité des côtes occidentales turques, Kyriakos Mitsotakis a assuré que «le dialogue (entre les deux pays, NDLR) constitue un choix de confiance en soi et de fidélité au droit international».
«Ici, à l'extrémité la plus orientale de notre patrie, les frontières de la Grèce coïncident avec celles de l'Europe», a-t-il souligné à l'occasion des manifestations ce week-end pour marquer le 83e anniversaire de la libération de cette île en 1943. «Le message que transmet Megisti revêt sa propre signification particulière, car son territoire est aussi un territoire européen (...) il constitue ainsi un lieu emblématique pour exprimer notre intention d'un avenir de paix», a-t-il précisé, selon des images diffusées en direct par la télévision publique Ertnews.
Il a également indiqué que la Grèce veille à la «sécurité» de cette île. «Nous ne menaçons personne. Mais nous n'acceptons ni menaces» et «nous sommes prêts à défendre notre intégrité nationale et nos droits souverains». Afin de soutenir la population de cette île, qui compte moins de 600 habitants, il a annoncé un train de mesures financières, surtout des aides et des subventions pour les fonctionnaires qui travaillent sur l'île ainsi que des incitations pour aider d'autres citoyens du pays à s'y installer.
Ce message du Premier ministre grec intervient après l'annonce en août de la Turquie de créer un «parc national marin», composé de deux aires marines protégées au large des côtes turques de Fethiye et de Kas (sud) et dans le nord de la mer Egée et au large des Dardanelles, autour d'épaves militaires de la Première guerre mondiale. Athènes avait alors jugé «illégale» la création de ces «parcs marins», situés dans des zones au-delà des eaux territoriales turques.
De telles initiatives de la part de la Turquie «ne contribuent pas à la consolidation d'un climat de bon voisinage et compromettent gravement les efforts déployés pour maintenir des relations de compréhension réciproque entre les deux pays», avait encore dénoncé début septembre le ministère grec des Affaires étrangères, après une protestation auprès d'Ankara.
Open Questions
- Comment Ankara réagira-t-elle aux déclarations de Mitsotakis ?
- Quelles seront les suites concernant le litige sur les parcs marins ?




