
Détenu depuis 2023 pour corruption, l'ex-dirigeant a été conduit dans un établissement d'Islamabad sur ordre de la Cour suprême.
L'ancien premier ministre pakistanais Imran Khan a été transféré vendredi d'une prison à un hôpital d'Islamabad pour des examens médicaux, suite à une décision de la Cour suprême et sur fond d'inquiétudes concernant sa santé.
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Imran Khan a été évincé du pouvoir en 2022 et incarcéré en 2023 pour des condamnations liées à la corruption.
L’ancien premier ministre pakistanais Imran Khan, détenu depuis 2023 après avoir été reconnu coupable de corruption, a été transféré vendredi matin dans un hôpital d’Islamabad pour y subir des examens médicaux, a annoncé son parti. Cette décision de justice, prise par la Cour suprême, découle d’une demande de longue date de ses partisans, qui affirment que son état de santé s’est dégradé au cours de ses plus de trois années de détention.
Ce transfert est perçu comme une possible première étape vers une désescalade des tensions entre le parti d’Imran Khan et le puissant appareil militaire pakistanais, avec lequel il est en conflit depuis son éviction du pouvoir en 2022.
«L’ancien premier ministre Imran Khan a été transféré de la prison d’Adiala à l’hôpital Shifa International d’Islamabad, conformément à l’ordonnance de la Cour suprême», a indiqué son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (Mouvement du Pakistan pour la justice), dans un message adressé aux journalistes. Ses avocats affirment que son état de santé s’est détérioré en prison et qu’il a perdu une partie importante de la vision de son œil droit. Le gouvernement assure, de son côté, que les rapports médicaux n’ont révélé aucune pathologie nécessitant un traitement urgent.
«Nouvelle lueur d’espoir»
Mardi, la Cour suprême du Pakistan a ordonné aux autorités de transférer Imran Khan, âgé de 73 ans, à l’hôpital Shifa International de la capitale dans un délai de 48 heures et de lui permettre d’être examiné par une équipe médicale comprenant son médecin personnel. Dans un entretien accordé mercredi à Reuters, le porte-parole du Mouvement du Pakistan pour la justice, Zulfikar Bukhari, a qualifié cette décision de «nouvelle lueur d’espoir», tout en précisant que le parti maintiendrait sa marche nationale prévue le 27 septembre pour réclamer la possibilité de rendre visite à Imran Khan et sa libération.
Imran Khan a été à la tête du gouvernement de 2018 à 2022 avant d’être évincé par un vote de défiance au cours d’une crise politique liée à des tensions avec la puissante hiérarchie militaire pakistanaise. Il a été condamné à la fin de l’année dernière, avec son épouse, à 17 ans de prison pour des faits de corruption qu’ils contestent tous les deux. Imran Khan et son parti soutiennent que les affaires intentées contre lui ont un caractère politique.
L’arrestation de l’ex-premier ministre, qui jouit d’une importante popularité, avait déclenché en mai 2023 de grandes manifestations, dont certaines avaient généré des violences et conduit à des centaines d’interpellations. Plus tôt cette année, Imran Khan avait reçu un traitement ophtalmologique dans un hôpital, sa famille et son avocat affirmant qu’il a perdu presque toute sa vision de l’œil droit.
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Marche nationale du Pakistan Tehreek-e-Insaf le 27 septembre
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