Washington qualifie la CPI de «tribunal voyou» et justifie ces mesures par la défense de sa souveraineté.
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Les États-Unis mènent une campagne de longue date contre la CPI, qu'ils considèrent comme une menace pour leur souveraineté.
Le gouvernement américain a annoncé vendredi 9 octobre sanctionner la Cour pénale internationale (CPI), quelques heures après que l’ancienne juge sud-africaine Navi Pillay a été récompensée du prix Nobel de la paix, notamment pour son travail au sein de l’institution. Washington justifie ces sanctions par sa volonté de «défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale», selon un communiqué publié par le département d’État.
La Cour pénale internationale a déclaré vendredi que les sanctions imposées par les États-Unis à son encontre constituent une attaque contre le droit international et a averti que «l’histoire jugera ce moment». Ces sanctions constituent «une attaque contre l’État de droit et les fondements mêmes de l’ordre juridique international, qui porte atteinte au principe fondamental selon lequel nul n’est au-dessus des lois», a déclaré la Cour dans un communiqué.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a déclaré plus tôt vendredi que Washington interdirait toute transaction avec ce qu’il a qualifié de «tribunal voyou», intensifiant ainsi la campagne menée de longue date par l’administration du président Donald Trump visant à démanteler cette juridiction. Washington justifie ces sanctions par sa volonté de «défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale», selon un communiqué publié par le département d’État.
La Cour a déclaré que ces mesures visaient à intimider son personnel et à perturber ses activités, affirmant qu’elle ne se laisserait pas dissuader. «La Cour continuera de s’acquitter pleinement de son mandat, en toute indépendance et impartialité, en agissant uniquement sur la base du droit et des éléments de preuve, pour le bien des innombrables victimes de crimes graves», a déclaré dans un communiqué la présidente de la CPI, Tomoko Akane.

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