La Fondation pour la Nature et l'Homme alerte sur les conséquences environnementales de l'augmentation de la production de poulets
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Selon un rapport de la Fondation pour la Nature et l'Homme, l'augmentation de la production de poulet en France menace l'environnement et la souveraineté alimentaire, l'ONG plaidant pour des élevages durables.
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Why It Matters
La consommation de poulet en France a doublé en 20 ans pour atteindre 25 kilos par an et par habitant.
Produire trop de poulet risque de nuire à l'environnement, alerte la Fondation pour la Nature et l'Homme dans un rapport publié début novembre. La volaille est la viande la plus consommée en France : les Français mangent 25 kilos de poulet par an et par habitant, soit deux fois plus qu'il y a 20 ans. C'est pourquoi les éleveurs français veulent considérablement augmenter la production d'ici dix ans, mais ce n'est pas la bonne direction à prendre, selon l'ONG.
Pour répondre à l'explosion de la consommation de poulet, la France multiplie les achats à l'étranger, regrette Thomas Uthayakumar, de la Fondation pour la Nature et l'Homme : "La moitié de ce qu'on consomme est importée. Le problème qu'il faut avoir en tête, c'est quelle est la direction que souhaite prendre la filière ?"
L'ONG appelle à développer des modes d'élevages plus durables
Les éleveurs français veulent construire 2 200 poulaillers de plus d'ici 2035, mais ce n'est pas une bonne idée, alerte l'ONG environnementale. "Produire beaucoup plus de poulets, c'est plus d'alimentation animale, plus d'engrais azotés. Pour nous, aujourd'hui, c'est une décision qui ne relève en aucun cas de la souveraineté alimentaire parce qu'elle va accentuer nos dépendances", estime Thomas Uthayakumar.
Il appelle au contraire à développer des modes d'élevage plus durables, comme les poulets bio ou Label rouge, qui représentent le quart de la production française aujourd'hui, et d'en proposer plus aux consommateurs. C'est par exemple le cas dans la restauration collective. "Pourquoi la grande distribution, les industries alimentaires, les fast-foods n'ont pas cette obligation de durabilité ? interroge Thomas Uthayakumar. Nous, ce qu'on demande, c'est que ce soit la même chose. Et ça permettrait aux éleveurs de ne pas leur dire : 'faites des efforts', si, à la fin, il n'y a personne pour acheter leur production durable."
Il propose également d'obliger les industriels à inscrire le pays d'origine du poulet utilisé dans les produits transformés, comme les nuggets. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, ce qui favorise les importations, selon lui.
Open Questions
- Quelles seront les mesures adoptées par la filière avicole ?
- La grande distribution va-t-elle imposer des critères de durabilité ?




