La ministre de la Vie associative défend le rôle des associations face aux critiques sur leur coût
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La ministre chargée de la Vie associative, Marina Ferrari, a répondu aux accusations concernant le coût des associations pour les finances publiques, en soulignant leur contribution à la cohésion sociale et à l'activité économique locale, après un dossier du Journal du dimanche citant des dizaines de milliards d'euros «engloutis» par le secteur associatif.
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Why It Matters
Un dossier publié dans le Journal du dimanche, s'appuyant sur des chiffres de l'observatoire Hexagone soutenu par Pierre-Édouard Stérin, a affirmé que des dizaines de milliards d'euros étaient «engloutis» par les associations, provoquant des réactions défensives de membres du gouvernement et de l'Assemblée nationale.
La ministre en charge de la Vie associative est montée au créneau samedi pour défendre les associations, qui «participent à notre cohésion sociale» et «apportent de l'activité économique locale», en réponse à des accusations sur leur coût pour les finances publiques.
«C'est dangereux de mettre un voile de suspicion sur le monde associatif», estime Marina Ferrari, dans un entretien mis en ligne par Ouest-France, une semaine après la parution dans le Journal du dimanche d'un dossier sur la gestion des associations. L'hebdomadaire, s'appuyant sur des chiffres de l'observatoire «Hexagone», soutenu financièrement par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, avait titré sur des dizaines de milliards qui seraient «engloutis par les associations».
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«Cohésion sociale» et «activité économique locale»
La ministre relève des «raccourcis» concernant la présentation de chiffres qui sont publics, selon elle. «Nous savons ce que nous distribuons et nous vérifions à quoi servent ces fonds», souligne-t-elle. «Que dire aux associations d'aide au maintien à domicile en milieu rural ? ’’Vous ne servez à rien, vous engloutissez de l'argent public’’? Alors qu'elles rendent un service aux personnes âgées. Que dire à un club sportif qui reçoit une dotation de sa ville ? (...) Haro sur les Restaurants du Cœur, haro sur le Secours populaire, haro sur le Secours catholique ?», dit-elle. Les associations, rappelle-t-elle, «participent à notre cohésion sociale» et «apportent de l'activité économique locale».
Dans la semaine, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s'était déjà émue de la une du JDD. «Aux Restos du Coeur, où j'ai été bénévole et responsable d'un centre, je n'ai jamais eu le sentiment d'+engloutir+ de l'argent», a-t-elle écrit sur le réseau LinkedIn.
Évoquant les «13 millions de bénévoles et 1,9 million de salariés» des associations, elle a souligné qu'elles représentaient «51 milliards d'euros de masse salariale, donc des emplois qui font vivre des familles et des territoires». «C'est aussi cette réalité que le mot +engloutis+ efface», a-t-elle relevé. «Bien sûr, chaque euro public doit être utilisé à bon escient. Mais laisser croire que cet argent est perdu, sans regarder ce qu'il permet, c'est préparer les esprits à supprimer ces soutiens. Les besoins, eux, ne disparaîtront pas», avait-elle ajouté.
What to Watch
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Le gouvernement pourrait renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence sur l'utilisation des subventions aux associations.
Possible · Within weeks
Open Questions
- Quel est le montant exact des financements publics destinés aux associations selon les données officielles ?
- L'observatoire Hexagone publie-t-il régulièrement des analyses sur le secteur associatif ?
- Quelles sont les contreparties économiques et sociales spécifiques des financements publics aux associations rurales ?




