
La Division of Corporation Finance de la SEC a publié de nouvelles précisions dans sa FAQ crypto pour définir la notion de central party et la décentralisation des réseaux.
Le 2 novembre, la SEC a publié de nouvelles précisions sur sa FAQ crypto, définissant les critères qui font d'un détenteur de token ou d'une fondation un acteur central, sans valeur législative.
AI-generated summary
Le CLARITY Act a été rejeté au Sénat le 15 septembre, poussant la SEC à continuer d'écrire sa doctrine sur les cryptos sans le Congrès.
Trois questions, zéro loi. Le 2 novembre, la Division of Corporation Finance de la SEC a ajouté trois entrées à sa FAQ crypto. Le gendarme boursier américain y précise d’abord quand les détenteurs votants d’un token de gouvernance forment un « central party ». Il définit ensuite ce que signifie superviser la participation à un réseau. Enfin, il précise comment s’articulent système fonctionnel et système décentralisé.
Pour les détenteurs d’UNI ou d’AAVE, la lecture vaut le détour. Le CLARITY Act a été rejeté au Sénat le 15 septembre. Depuis, la SEC de Paul Atkins continue d’écrire la doctrine sans le Congrès.
Où la SEC place la ligne entre gouvernance et contrôle
Retour au 17 mars 2026. Ce jour-là, la Commission a publié une interprétation qui classe la plupart des cryptoactifs hors du champ des valeurs mobilières.
Un « digital commodity » est une matière première numérique native d’un réseau fonctionnel. Il n’est pas un titre tant que le réseau n’a pas de « central party ». Ce terme vise une personne, une entité ou un groupe doté d’un « contrôle opérationnel, économique ou de vote ».
Des milliers de détenteurs qui votent ensemble, est-ce un « groupe » ?
« Les participants au système de gouvernance élargie d’un réseau crypto fonctionnel ne seront généralement pas considérés comme un “groupe de personnes ou d’entités” au sens de la définition de “central party” s’ils ne sont pas affiliés et n’ont conclu aucun accord, arrangement ou entente (formel ou informel) pour agir de concert (y compris par délégation), en dehors de leur participation au système de gouvernance élargie lui-même. »
Division of Corporation Finance de la SEC, FAQ sur les cryptoactifs, question 1.4 (2 novembre 2026)
Le raisonnement tient en trois étages. Un token natif d’un réseau fonctionnel est un digital commodity, donc pas un titre financier. Ce statut saute si un « central party » contrôle le réseau. Or la foule des votants d’un token de gouvernance ne constitue pas ce central party, sauf coordination en coulisses.
Exemple : deux baleines d’UNI s’entendent sur Telegram pour voter en bloc. Elles recréent un groupe, tout comme un fonds qui rassemble par contrat les délégations de plusieurs détenteurs. En revanche, mille détenteurs qui votent chacun de leur côté n’en forment pas. C’est aussi le cas s’ils confient leurs voix à un délégué depuis l’interface de gouvernance.
Le staff se réserve une appréciation au cas par cas. La réponse vaut aussi quand la gouvernance du token est logée dans une association ou une fondation. Seule condition : le droit de vote doit découler de la détention du token natif.
Une note de bas de page fixe le vocabulaire. Une gouvernance « élargie » réunit plusieurs types de parties prenantes : développeurs, opérateurs de nœuds, validateurs, détenteurs du token. Elle fonctionne dans un cadre transparent, selon des procédures qu’aucun acteur ne peut modifier seul. Enfin, elle ne concentre le pouvoir ni chez un seul acteur ni chez un cartel d’acteurs coordonnés.
Une autre note prévient que la fondation elle-même peut devenir un « central party ». C’est le cas si elle fixe les paramètres d’applications déployées sur le réseau.
Les pouvoirs qui disqualifient un token de gouvernance selon la SEC
La question 1.5 passe aux travaux pratiques. Un acteur central « supervise la participation » dès qu’il peut contrôler l’accès au réseau. Ce contrôle peut s’exercer au niveau du protocole, des validateurs ou des utilisateurs.
La SEC liste quatre pouvoirs révélateurs quand une autorité unilatérale les exerce :
accorder ou restreindre l’accès au système ;
modifier les règles de vote sur les mises à jour ou les distributions de tokens ;
choisir qui valide les transactions ;
modifier le code, annuler des transactions ou révoquer des accès.
Imaginons un multisig de cinq développeurs qui détient les clés de mise à niveau d’un protocole. Aux yeux de la SEC, il pèse donc plus lourd qu’un forum de gouvernance de 40 000 adresses.
Le staff dessine ensuite deux zones de sécurité. Il n’y a pas de supervision centrale quand chaque aspect important du fonctionnement s’exécute automatiquement par le code. Il n’y en a pas non plus quand la part discrétionnaire passe uniquement par la gouvernance élargie. Toutefois, ses participants ne doivent pas former eux-mêmes un acteur central.
La question 1.6 ajoute que « fonctionnel » et « décentralisé » sont deux notions distinctes. Toutefois, un réseau fonctionnel auquel un digital commodity est natif « présente des caractéristiques de décentralisation », à un degré variable.
Ce qui change pour UNI, AAVE, ARB et les DAO
Pour un token de gouvernance, la FAQ pose une condition plutôt qu’une amnistie. Ainsi, un détenteur d’ARB ou d’UNI peut voter sur un paramètre de frais ou une subvention. Ce seul geste ne fabrique pas un acteur central.
En septembre 2025, Uniswap avait voté l’adoption d’une DUNA par 53 millions de voix contre zéro. Cette structure juridique du Wyoming est conçue pour les organisations décentralisées. Miles Jennings (a16z crypto) voit dans la mise à jour un soutien à ce type d’entité. Pourtant, la FAQ ne cite aucune organisation. La journaliste Eleanor Terrett y lit « un effort pour clarifier certaines questions de décentralisation que le CLARITY Act traiterait dans la loi ».
Mais lisez l’en-tête de la page. Ces réponses représentent l’avis du staff et n’ont « aucune force juridique ». En outre, la Commission ne les a ni approuvées ni désapprouvées.
Avi Lev, en réponse à Terrett sur X, rappelle qu’une SEC future pourrait réécrire tout cela d’un trait de plume. Aux protocoles, donc, de prouver que leur token de gouvernance répartit réellement le pouvoir de vote.

Following the record hack of Binance, the OKX platform highlights its proof of reserves verifiable by zk-STARK and its OKX Shield protection system, while offering a deposit bonus in USDC.

American voters vote this Tuesday to renew the House and part of the Senate. The crypto sector, which has massively financed the Republicans, fears a Democratic victory which would threaten the CLARITY Act. At the same time, 41 local votes on AI data centers are attracting the attention of Wall Street.

Bitcoin traded around $76,700 on November 3, the day of the American midterms, after losing nearly 2% over 24 hours. The Fear & Greed Index falls to 26, spot Bitcoin ETFs see over $1 billion in outflows in two sessions, and U.S. strikes on the Iranian island of Qeshm add macroeconomic tension. Tether and Strategy continue to buy.

North Korea rejects international sanctions and says they will not change its nuclear status, two days after the Binance hack valued at $6.3 billion and attributed to Pyongyang by the FBI. Eleven countries and the European Union reaffirm their support for sanctions, targeting in particular malicious cyber activities and military cooperation with Russia.

Researchers from Cornell Tech and Yale entrusted crypto wallets to ten AI models with a cap of one cent per day; nine raised it without permission, and five sent money to an attacker posing as the owner. The study offers Countersign, an application requiring physical interaction to validate expenses.

After a week of interruption, Strategy resumed its purchases of bitcoins by acquiring 811 units for $65.5 million. The company's total reserve now reaches 849,327 BTC, funded by a market share sales program.