La Syrie dénonce des attaques israéliennes après une frappe de drone
Le ministère syrien des Affaires étrangères qualifie l'incident de violation de souveraineté, tandis qu'Israël justifie une action contre une menace imminente.
Quick Look
- La Syrie a condamné une frappe de drone israélienne ayant blessé une personne près du plateau du Golan.
- Israël justifie l'opération par la neutralisation d'une menace terroriste imminente, tout en rejetant les critiques américaines sur ses actions militaires.
AI-generated summary
Why It Matters
Le plateau du Golan est en grande partie occupé par Israël depuis 1967. Israël mène régulièrement des frappes en Syrie contre des cibles qu'il qualifie de menaces.
La Syrie a dénoncé, samedi 22 août, des "attaques répétées" d'Israël, après une frappe de drone dans la matinée dans le sud du pays. La télévision d'Etat syrienne a rapporté qu'une personne avait été blessée par un drone israélien ayant ciblé un véhicule près du plateau du Golan – en large partie occupé depuis 1967 et annexé par Israël – publiant la photo d'un camion endommagé dans le village de Beit Jinn.
Cette attaque "constitue une violation flagrante de la souveraineté" de la Syrie "ainsi qu'une atteinte manifeste au droit international, et s'inscrit dans le contexte des attaques répétées d'Israël contre le territoire syrien", a fustigé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
L'armée israélienne a pour sa part indiqué que ses forces avaient tiré dans le sud de la Syrie sur une personne "qui préparait des attaques terroristes, dans leur phase finale", sans l'identifier ni préciser si elle appartenait à un groupe particulier. Les activités de cette personne "constituaient une menace immédiate" pour les soldats israéliens, a-t-elle affirmé.
Israël rejette des critiques américaines
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, s'en est lui pris samedi à l'envoyé spécial américain en Syrie, également ambassadeur en Turquie, Tom Barrack, pour ses critiques contre la précédente attaque menée par Israël en Syrie, qui a visé mardi la base d'Abou Dhouhour. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a implicitement reconnu la frappe et affirmé que la Turquie, alliée des autorités de Damas, cherchait à y établir une présence militaire.
Open Questions
- Quelle est l'identité de la personne ciblée par le drone ?
- Quelles seront les conséquences diplomatiques avec les États-Unis ?





