La vendange française devrait atteindre un niveau historiquement bas en 2026
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La production viticole française devrait chuter à moins de 34 millions d'hectolitres en 2026, soit une baisse de 6 % par rapport à 2025, en raison de la sécheresse, des canicules et de la grêle, avec des disparités régionales marquées : forte baisse en Champagne, Bourgogne et Beaujolais, légère hausse en Bordelais et Languedoc-Roussillon.
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Why It Matters
La vendange 2025 avait déjà été faible, et les conditions climatiques défavorables de 2026 (sécheresse, canicules, grêle) laissent prévoir une nouvelle baisse de la production viticole française.
Recul des surfaces cultivées et surtout impact de la sécheresse et des canicules à répétition : la vendange en France devrait de nouveau reculer en 2026 et atteindre un niveau historiquement bas. D'après les données rendues publiques lundi 7 septembre par le service des statistiques du ministère de l'Agriculture (Agreste), la production viticole s'élèverait à moins de 34 millions d'hectolitres, soit une baisse de 6% par rapport à la petite récolte 2025.
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Si ces chiffres se confirmaient, cela en ferait la plus faible production depuis 1957, selon les statistiques de l'Organisation internationale du vin (OIV). L'Agreste évoque, elle, "une des plus faibles récoltes des 30 dernières années".
"De fortes disparités régionales"
Cette vendange reste cependant "marquée par de fortes disparités régionales", note le service du ministère. En Champagne, la récolte, démarrée mi-août, s'annonce réduite de moitié par rapport à 2025 (-48%) et à la moyenne quinquennale. Le poids des grappes y atteint son plus bas niveau depuis vingt ans. Sous l'effet de la grêle, de la sécheresse et des canicules, Bourgogne et Beaujolais sont à ce stade à -33%, avec plus de 50% de pertes pour le pinot noir bourguignon.
En Val de Loire, les vendanges donneraient une production à -12% par rapport à 2025 et -18% par rapport à la moyenne quinquennale, les jeunes vignes, notamment en Loire-Atlantique, ayant particulièrement souffert. En Alsace, malgré des pluies tardives, la sécheresse a limité le volume des baies, et les vendanges donneront une récolte inférieure de 6% à celle de 2025, déjà faible. Le Jura est à -36% sur un an.
Le Bordelais s'en sort mieux
En revanche, dans le Bordelais, les précipitations de la fin août ont en partie atténué les effets de la canicule et de la sécheresse prolongée. La production devrait augmenter de 10% par rapport au niveau très faible de 2025. Elle devrait cependant se situer bien en dessous de la moyenne 2021-2025 (-11%). Même tendance en Languedoc-Roussillon : cette année, malgré une baisse des surfaces en production, la vendange y serait en hausse de 5% par rapport à la faible récolte 2025 grâce à de meilleurs rendements.
Enfin, dans le Sud-Est, malgré un potentiel initial prometteur, la sécheresse a réduit la taille des baies, et la grêle dans le Vaucluse, en Ardèche et dans la Drôme a alourdi les pertes. La production est attendue proche de 2025 (+2%), sous la moyenne quinquennale (-8%).
Open Questions
- Quel sera l'impact économique précis sur les viticulteurs français ?
- Quelles mesures d'adaptation ou de soutien seront mises en place par les autorités ?
- Comment cette baisse de production affectera-t-elle les prix du vin sur les marchés nationaux et internationaux ?





