La zone à trafic limité de Paris améliore la qualité de l'air selon Airparif
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L'instauration d'une zone à trafic limité dans l'hypercentre de Paris fin 2024 a réduit le trafic routier de 18% dans la zone et entraîné une baisse moyenne de 1 µg/m3 du dioxyde d'azote dans la capitale, selon une étude d'Airparif publiée vendredi, avec des améliorations plus marquées sur certains axes comme le boulevard Morland.
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Why It Matters
La zone à trafic limité (ZTL) a été instaurée dans l'hypercentre de Paris en novembre 2024 par la Ville de Paris, interdisant aux voitures de traverser la zone sans s'y arrêter sauf motif valable. Le réaménagement de la porte Maillot a eu lieu entre 2021 et 2024.
L'instauration d'une zone à trafic limité (ZTL) dans l'hypercentre de Paris, fin 2024, a contribué à améliorer la qualité de l'air dans l'ensemble de la capitale, où les concentrations de dioxyde d'azote ont légèrement baissé, selon une étude d'Airparif parue vendredi. L'étude montre une réduction du trafic routier dans Paris intramuros entre 2023 et 2025, particulièrement marquée au sein de la ZTL (-18%) couvrant les quatre premiers arrondissements de la capitale que les voitures ne sont plus autorisées à traverser sans s'y arrêter, sauf motif valable. Cette diminution est plus faible dans les zones plus éloignées de l'hypercentre, entre 12% et 10%, ajoute Airparif.
Au global, la réduction du volume de trafic s'est accompagnée d'une baisse moyenne d'environ 1 µg/m3 des concentrations de dioxyde d'azote (NO2) sur l'ensemble de la capitale, détaille l'association de surveillance de la qualité de l'air en Île-de-France. L'étude - la première à évaluer l'impact de la ZTL - révèle des améliorations de la qualité de l'air «sensiblement plus importantes sur certains axes directement concernés par la réduction du trafic», par exemple le boulevard Morland (-40% de circulation) dans le 4e arrondissement où les niveaux de NO2 ont baissé de 2 à 5 µg/m3 depuis la mise en place de ces restrictions.
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Le dispositif reste en «mode pédagogique»
Du fait d'un report de trafic, les voiries situées à la périphérie de la ZTL, comme les boulevards Bonne-Nouvelle et Saint-Germain, ont enregistré une hausse de circulation mais «qui ne s'accompagne pas d'une dégradation de la qualité de l'air» car elle est «compensée par l'effet global de la ZTL», explique Airparif. Le dispositif controversé est resté en «mode pédagogique» depuis son lancement en novembre 2024 par la Ville de Paris, sans verbalisation des contrevenants. Le réaménagement de la porte Maillot (nord-ouest), opéré entre 2021 et 2024, a entraîné une baisse du volume de trafic de 29% par rapport à la situation antérieure, se traduisant là aussi par une baisse des concentrations de NO2. En revanche, les effets de la ZTL et du réaménagement de la porte Maillot sont «plus limités» sur les concentrations de particules, ajoute Airparif, expliquant que ces polluants proviennent «d'un ensemble beaucoup plus large de sources d'émissions» que le trafic routier.
Open Questions
- Quel sera l'impact à long terme de la ZTL sur la qualité de l'air après la fin du mode pédagogique ?
- La hausse de trafic en périphérie de la ZTL aura-t-elle des conséquences sur d'autres polluants ou sur la congestion à terme ?
- Quelles mesures complémentaires la Ville de Paris envisage-t-elle pour réduire davantage les émissions de particules ?







