
Le ministre de l'Enseignement supérieur juge "essentiel" que les cours reprennent lundi en présentiel, tout en assurant que le dialogue social reste ouvert.
Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste appelle à la reprise des cours en présentiel dès lundi et à l'arrêt des blocages, tout en défendant les investissements du gouvernement et la réforme de Parcoursup.
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Le gouvernement fait face à des contestations et des blocages dans l'enseignement supérieur concernant les conditions d'études et le système Parcoursup.
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, estime jeudi 29 octobre sur franceinfo qu'il est "essentiel" que les cours à l'université puissent reprendre lundi "en présentiel" mais assure que la discussion "reste ouverte" et que le dialogue social, entamé, doit se poursuivre. Emmanuel Macron a lui aussi appelé mercredi à la reprise des cours, au lycée également, dans le "calme" lundi, à la rentrée des vacances de la Toussaint.
Pour le ministre, cette reprise des cours "ne veut pas dire" qu'il "demande aux étudiants d'abandonner leurs revendications" mais il réclame "l'arrêt des blocages et des violences". Pour le ministre, cette reprise des cours "ne veut pas dire" qu'il "demande aux étudiants d'abandonner leurs revendications" mais il réclame "l'arrêt des blocages et des violences". Il craint un "risque d'hécatombe" des étudiants en première année de licence, "un public fragile", alors qu'"un sur deux abandonne ses études". Depuis la rentrée, ces jeunes "n'ont eu que trois à quatre semaines de cours", déplore Philippe Baptiste.
Quant aux propositions formulées par le gouvernement, Philippe Baptiste précise qu'il "est en train de mettre un milliard d'euros sur la table sur trois ans pour la rénovation des universités". "Ce n'est pas suffisant pour tout rénover", admet-il, "mais ce ne sont pas des miettes". Le ministre rappelle aussi la promesse de création de 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. "Peut-être faut-il aller plus loin", reconnaît-il.
Parcoursup : "Changer la loi, ça prend du temps"
Le gouvernement a également promis de remplacer, d'ici deux ans, Parcoursup. Une promesse qui se heurte au calendrier politique, à 6 mois de la fin du quinquennat. Pour remplacer le système actuel d'admission post-bac, il est "indispensable" de passer par une loi, estime Philippe Baptiste. "Changer la loi, ça prend du temps" donc la première étape, précise-t-il, "c'est de faire le maximum de transformations pour assurer plus de transparence sans changer la loi". Toutefois, Philippe Baptiste estime "indispensable" de passer par une loi, à terme, pour remplacer le système actuel d'admission post-bac.
Le ministre de l'Enseignement supérieur pense que "ce n'est pas complètement impossible" de passer une loi d'ici la fin du quinquennat mais reconnaît ne pas savoir "si on arrivera complètement au bout". "Le travail peut être très largement avancé", dans ce "calendrier tendu", assure-t-il. "Nous avons quelques mois devant nous", assure-t-il, "mais on ne peut pas imaginer que nous aurons fini la construction de cette plateforme à la fin du quinquennat, pour 2028". "On commence" mais le prochain gouvernement devra aussi se pencher sur la question.
Le ministre attend d'ailleurs "des positionnements clairs" de la part "des candidats à la présidentielle" sur le sujet, et il "ne parle pas des positionnements démagogiques" proposés "par LFI et le RN", en référence notamment aux 250 000 places supplémentaires dans le supérieur que réclament LFI et l'intersyndicale de la jeunesse, bien loin des 15 000 annoncées lundi par le gouvernement.
Philippe Baptiste promet que "toutes ces promesses seront financées au travers du prochain budget" puisque "des amendements seront proposés par le gouvernement pour financer ces mesures additionnelles pour les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur".
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Reprise des cours en présentiel lundi
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