Six ans après leur départ pour les États-Unis, le couple Sussex envisagerait de s'installer dans une résidence privée en dehors de Londres.
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Le couple a quitté ses fonctions royales en 2020 pour s'installer aux États-Unis, multipliant depuis les critiques envers la monarchie.
Nouveau cataclysme outre-Manche. Six ans après leur départ fracassant vers les Etats-Unis, le prince Harry et Meghan s’apprêtent à faire marche arrière. D’après The Telegraph, le couple prévoit de s’installer « dans une résidence privée, non royale, qui se trouverait en dehors de Londres » d’ici la fin du mois. Archie et Lilibet, leurs enfants, seraient déjà inscrits dans un établissement britannique pour y faire leur rentrée en septembre, signe d’un retour pérenne au pays.
Le roi Charles, ainsi que le prince William et Kate Middleton, auraient eu vent de ce retour il y a quelques jours, sans l’avoir (pour l’instant) commenté, indique The Guardian. Après des années de critiques envers la couronne britannique, ce rétropédalage risque de faire grincer des dents au Royaume-Uni, où le couple reste impopulaire. Mais il peut également ouvrir des portes, et permettre d’apaiser les tensions avec la famille royale. Voire accélérer une (potentielle) réconciliation.
Pourquoi revenir après tant de critiques ?
L’annonce du départ d’Harry et Meghan vers la Californie s’est faite début 2020 par l’intermédiaire d’un communiqué laconique. Mais le couple rebelle a depuis multiplié les critiques envers la presse et la monarchie britannique. En 2021, face à Oprah Winfrey, le duc et la duchesse de Sussex avaient listé les raisons de ce départ, parmi lesquelles l’omniprésence des paparazzis, l’absence de sécurité et même des questions de racisme auxquelles ils auraient été confrontés. « Force est de reconnaître qu’aujourd’hui ce retour paraît très étonnant », confirme Maud Garmy, reporter et spécialiste de la famille Windsor pour le magazine Point de vue.
Ces freins semblent toujours présents, mais le couple pourrait trouver d’autres bénéfices à un tel retour. « En rentrant éduquer leurs enfants en Angleterre, ils pourraient rappeler que ces derniers sont titrés prince et princesse », estime la journaliste. Une chose qui serait devenue plus floue au fil des années aux Etats-Unis. « Ils reprennent un peu leur place dans l’arbre généalogique là où ils s’étaient éloignés », ajoute la spécialiste. Si Harry et Meghan ont claqué la porte du palais royal il y a six ans, la question du statut des deux bambins se posera forcément avec ce retour au Royaume-Uni.
De simples sujets de Sa Majesté ?
La presse britannique est unanime, Harry et Meghan ne s’installeront pas dans une résidence royale. Quand il a pris ses distances avec la monarchie, le couple a démissionné de ses fonctions royales et renoncé au titre d’altesse royale. Il y a peu de chances, donc, qu’il récupère un rôle de premier plan au sein de la famille royale, n’en déplaise à ceux qui fantasment déjà ce retour. « Les membres actifs de la famille royale sont très bien définis et Harry et Meghan n’en font plus partie », explique Maud Garmy. « On ne les verra pas faire des opérations au nom de la couronne. En revanche, on peut s’attendre à les voir apparaître pour des opérations de charité à gogo », précise-t-elle.
Une chose confirmée par les médias britanniques dans leur ensemble. « Le roi précise que le statut du duc et de la duchesse en tant que membres de la famille royale sans fonctions officielles et en tant que particuliers, conformément aux souhaits qu’ils avaient précédemment exprimés, restera inchangé », peut-on lire dans The Telegraph. De là à les imaginer en simples sujets de Sa Majesté, il y a un fossé. Mais un entre-deux - exclus des fonctions officielles, inclus aux événements privés - n’est pas inenvisageable. « On ne les verra pas au balcon de Buckingham pour un événement officiel, mais ils pourraient être invités à toutes les réunions de famille », indique Maud Garmy.
La réconciliation en ligne de mire
Les Noël à Sandringham, Pâques à Windsor, ou l’été à Balmoral pourraient à nouveau se faire avec Harry, Meghan et leurs enfants. « Ce sont des rendez-vous avec la famille élargie », précise la spécialiste des têtes couronnées. Alors, pourquoi pas ? « La question va se poser entre Charles et William de savoir si la présence des Sussex est tolérée ou non », ajoute-t-elle. Car sans réconciliation, notamment avec le prince William « qui a encore de la rancœur », les évènements familiaux risquent d’être mouvementés. « Il n’a pas encore pardonné à son frère. Le rapprochement semble difficile, mais là aussi se pose la question de la position qui va être autorisée aux Sussex », avance la spécialiste.
Entre le roi et Harry, les choses pourraient être (un peu) plus simples. « Il ne veut pas laisser dans l’histoire l’image d’un père qui aurait définitivement écarté l’un de ses deux fils », estime Maud Garmy. « Une réconciliation sur le plan personnel, intime et familial est aussi nécessaire à Charles qu’à Harry. »
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