
Avec 49 voix pour et 50 contre, le Sénat bloque le CLARITY Act. Les régulateurs financiers devront avancer seuls.
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Le CLARITY Act visait à départager les compétences de la SEC et de la CFTC sur le marché des cryptomonnaies aux États-Unis.
La nature a horreur du vide. Le Sénat a fait son choix, ou plutôt son absence de choix. 49 voix pour, 50 contre, il en fallait 60, selon le décompte officiel du Daily Press du Sénat. Le CLARITY Act, censé départager la SEC et la CFTC (les deux gendarmes financiers américains) sur qui régule quoi dans la cryptomonnaie, ressort exsangue de l’épisode. Cynthia Lummis blâme des démocrates qui, selon elle, n’auraient jamais dit oui, quel que soit le texte. Elizabeth Warren rétorque que la clause éthique ajoutée en dernière minute n’est qu’une « faible feuille de vigne ». Chacun campe sur ses positions. Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, deux régulateurs ont déjà pris une longueur d’avance.
CLARITY Act : la porte n’est pas totalement fermée, mais l’élan est cassé
Nuance qui change tout : le sénateur Tillis a voté contre volontairement, dans le seul but de déposer une motion de reconsidération, une manœuvre de procédure qui permettrait de refaire voter le texte dans les prochains jours.
Le CLARITY Act n’est donc pas mort dans l’absolu. Il faut dire que les marchés de prédiction n’y croyaient déjà plus beaucoup avant le vote, Polymarket ne donnait plus que 16 à 18% de chances à une adoption en 2026. Même en cas de nouvelle tentative rapide, rien n’indique qu’un seul démocrate supplémentaire changerait de position d’ici là. Si ce sursaut de procédure échoue à son tour, la prochaine vraie fenêtre législative n’existera qu’après les élections de mi-mandat de novembre, ou avec la prochaine législature en 2027. Warren avait un argument précis : la clause éthique proposée ne s’appliquerait pas à la banque personnelle que Trump projette de lancer, et son application dépendrait de ses propres nommés politiques. Un garde-fou qui se surveille lui-même n’en est pas vraiment un.
Le camp crypto a déjà changé de terrain. Fairshake, le super PAC qui a porté l’essentiel du financement de ce lobbying, va continuer d’arroser les candidats jugés favorables à la crypto. Stand With Crypto, le groupe de mobilisation électorale soutenu par Coinbase, complète le dispositif avec ses scorecards publiques sur le vote de chaque sénateur, en vue d’un rapport de force plus confortable une fois les urnes dépouillées.
La SEC et la CFTC n’ont pas attendu le Congrès
C’est là que le tweet de Nate Geraci, président de NovaDius Wealth Management et animateur du podcast ETF Prime, prend tout son sens. Dès la soirée du vote, il écrivait, mot pour mot :
« Maintenant que le Clarity Act est hors-jeu, attendez-vous à ce que la SEC et la CFTC agissent vite et avec vigueur pour publier des directives supplémentaires sur la crypto. Ce sera de la régulation par l’innovation pendant au moins les deux prochaines années et demie. »
Nate Geraci, président de NovaDius Wealth Management
Au moment de sa consultation, le post dépassait déjà les 85 000 vues et 3 000 mentions J’aime, chez un public qui connaît son sujet.
Il ne s’agit pas d’une simple prédiction en l’air. Le président de la CFTC, Michael Selig, a annoncé dès le mois d’août avoir demandé à ses équipes d’élaborer des règles de structure de marché en s’appuyant sur les pouvoirs déjà accordés à l’agence par le Commodity Exchange Act, sans attendre un vote du Congrès. Au même moment, Paul Atkins mettait sa proposition « Regulation Crypto Assets » en consultation publique à la SEC. La répartition n’a rien d’improvisé : la CFTC encadre les marchés de matières premières, où logent Bitcoin et la majorité des tokens jugés non spéculatifs, tandis que la SEC régule tout ce qui s’apparente à un contrat d’investissement, actions tokenisées comprises. Chacune s’appuie sur des pouvoirs qu’elle détient déjà, sans attendre que le Congrès lui en accorde de nouveaux. Deux régulateurs, deux agences, une même conclusion : si la loi ne vient pas, la doctrine administrative avancera à sa place.
Une garantie moins solide qu’une loi, et tout le monde le sait
Reste un hic, et pas des moindres. Une directive d’agence se change d’un trait de plume. La prochaine administration, ou simplement le prochain président de la SEC, peut la réécrire sans passer par un vote. Plusieurs réponses au message de Geraci pointaient exactement ce défaut : ce type de garantie coûte cher à construire et se détruit en un communiqué. Pour un fonds qui veut placer plusieurs milliards de dollars sur dix ans, la nuance est loin d’être cosmétique.
AI outlook — possibilities, not facts
La SEC et la CFTC publieront des directives supplémentaires sur la crypto.
Likely · Within months

The SEC issued a “Stay tuned” message quoting its Chairman Paul Atkins, signaling regulatory action on cryptocurrencies with or without legislation, the day after the failure of the CLARITY Act in the Senate and hours before a Fed rate hike to 3.75%-4.00%, while the cryptocurrency market remains torn between signals of openness and monetary tightening.

The US Federal Reserve unanimously voted to raise its key rates by 25 basis points to 3.75-4.00%, ending six consecutive cuts. The dot plot indicates another likely rise by December 2026, while Bitcoin and other cryptocurrencies suffered significant selloffs following the announcement and failure of the CLARITY Act in the Senate.

Nine of the ten largest UK banks restrict payments to crypto platforms. The FCA confirms that no legal obligation will force banks to relax these measures, even after the new crypto regime comes into force in 2027.

Deutsche Bank is preparing a cryptocurrency custody service for institutional investors relying on the infrastructure of Bitpanda and Taurus, in a German banking landscape in the midst of crypto transformation.

In November 2023, Orlen Trading Switzerland paid $230 million to a Dubai company for unsecured Venezuelan oil. A large part of the funds vanished into cryptocurrencies, leading to immense losses and lawsuits.

Ark Invest sold about $65.6 million worth of cryptocurrency-related stocks on Monday, including $40 million in shares of its ARKB ETF, as the securities rose ahead of a Senate vote on the Clarity Act.