Le vote par correspondance aux États-Unis devient un enjeu judiciaire à moins de deux mois des midterms de 2026
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À moins de deux mois des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, le vote par correspondance aux États-Unis est au cœur d'une bataille judiciaire concernant un décret de Donald Trump visant à restreindre ce mode de vote, avec une suspension des règles prolongée jusqu'au jour de l'élection par une magistrate, tandis que des responsables électoraux craignent des perturbations dans la distribution des bulletins.
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Why It Matters
Le vote par correspondance est devenu un sujet de débat politique aux États-Unis, notamment après les élections de 2020, avec des républicains comme Donald Trump affirmant qu'il favorise la fraude électorale, malgré l'absence de preuves généralisées, tandis que les démocrates défendent son accès comme un droit de vote.
A moins de deux mois des midterms du 3 novembre 2026, le vote par correspondance devient l’un des principaux foyers de tension du scrutin. La Caroline du Nord a commencé vendredi à envoyer ses premiers bulletins, alors que les règles qui pourraient encadrer leur traitement restent suspendues à une bataille judiciaire engagée autour d’un décret de Donald Trump.
La magistrate chargée du dossier a prolongé vendredi cette suspension jusqu’au jour de l’élection, estimant que « la myriade d’obstacles évoqués et le temps négligeable pour les responsables de se familiariser avec les nouvelles procédures […] rendront le respect de ces règles par les responsables locaux et des Etats virtuellement impossible ». De son côté, le président américain a demandé à la Cour suprême de rétablir des restrictions que la justice a bloquées le 27 août.
Une liste d’électeurs autorisés à voter
Le dispositif contesté prévoit notamment que les Etats établissent une liste des électeurs autorisés à voter par correspondance et que la Poste américaine ne distribue les bulletins qu’aux personnes qui y figurent. Les enveloppes devraient également comporter des codes-barres spécifiques. Un lanceur d’alerte a averti que « potentiellement, des millions d’électeurs américains pourraient ne pas recevoir à temps ou du tout leur bulletin de vote par correspondance pour les prochaines élections ».
Le gouvernement a présenté ces mesures comme un moyen de protéger l’intégrité électorale. Donald Trump affirme depuis plusieurs années que le vote par correspondance favorise la fraude, tout en y ayant lui-même recours, notamment lors de la primaire républicaine en Floride le mois dernier. La controverse touche aussi à la répartition des compétences entre Washington et les Etats. « Ce sont les Etats qui fixent la date, le lieu et les modalités des élections dans ce pays, pas le président », a déclaré Marc Elias, fondateur de Democracy Docket.
Les démocrates en tête des sondages
Les responsables électoraux redoutent surtout un changement de règles en pleine préparation du scrutin. Dix-huit autres Etats doivent commencer à distribuer leurs bulletins environ 45 jours avant le 3 novembre. Une décision judiciaire autorisant l’entrée en vigueur des restrictions les contraindrait à modifier rapidement les enveloppes, les systèmes informatiques, la formation des personnels et l’intégration des données électorales. La Caroline du Nord a indiqué qu’elle poursuivrait pour sa part ses envois sans utiliser le système contesté.
Notre dossier sur les États-Unis
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
La Cour suprême se prononcera sur la légalité des restrictions au vote par correspondance avant le jour de l'élection.
Likely · Within weeks
Open Questions
- La Cour suprême rétablira-t-elle les restrictions sur le vote par correspondance demandées par Donald Trump ?
- Combien d'électeurs pourraient être affectés par un changement de dernière minute dans les procédures de vote par correspondance ?
- Quels autres États pourraient suivre l'exemple de la Caroline du Nord en poursuivant les envois sans utiliser le système contesté ?

