
Le baromètre Cofidis-CSA Research révèle que l'alimentation et les carburants sont les principales sources d'inquiétude, tandis que les cadeaux captent plus de la moitié du budget.
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L'article s'inscrit dans un contexte d'inflation persistante en France, avec une inflation globale de 3,4% sur un an en octobre et une inflation alimentaire limitée à 1,2% selon l'Insee. Les négociations commerciales annuelles entre industriels et distributeurs au printemps prochain pourraient faire flamber les prix des denrées.
À l’approche de Noël, une brise d’inquiétude souffle sur les foyers français, qui craignent de devoir arbitrer leurs dépenses pour préserver l’esprit des fêtes de fin d’année. Endoloris par l’accélération de l’inflation qui pèse sur leur pouvoir d’achat, près de deux tiers des ménages français (62%) redoutent le coût des célébrations de Noël, surtout les moins de 35 ans (77%), selon la dixième édition du baromètre annuel de Cofidis sur le sujet, réalisé avec l’institut CSA Research.
La première source de préoccupation des Français demeure les prix de l’alimentation (72%). Car qui dit Noël dit grands dîners de fêtes. Pourtant, si l’inflation globale a atteint 3,4% sur un an en octobre, celle de l’alimentation est restée limitée à 1,2%, selon l’Insee. Mais les prix des denrées devraient de nouveau flamber au printemps prochain, à l’issue des négociations commerciales annuelles entre industriels et distributeurs, sous l’effet de l’envolée des prix du pétrole et du gaz et des canicules de l’été dernier. À cela s’ajoutent, à Noël, les déplacements nécessaires pour retrouver sa famille, qui pèsent sur les finances de fin d’année : ainsi, plus de la moitié des sondés (58%) s’inquiètent des prix des carburants, qui se sont envolés depuis le début du conflit du Moyen-Orient en février dernier.
Malgré ces pressions budgétaires, le budget alloué aux célébrations cette année demeure étonnamment solide. Les Français prévoient en effet de dépenser en moyenne 581 euros. Une somme en partie portée par l’inflation, en fort rebond par rapport à 2025 (+90 euros), année lors de laquelle l’enveloppe était alors la moins élevée depuis 2017. Dans un contexte de moral et de consommation moribonds, les ménages semblent donc vouloir préserver la bulle que représentent, pour eux, les fêtes de fin d’année.
28% des Français se tournent vers l’IA pour préparer Noël
Les cadeaux captent, sans surprise, plus de la moitié du budget, avec 340 euros dédiés à ce poste en moyenne, en hausse de 43 euros par rapport à l’an dernier. Toutefois, les ménages privilégient la qualité plutôt que la quantité avec une diminution des cadeaux achetés, passant de neuf à sept par foyer. Les arbitrages s’opèrent sur des postes jugés plus superflus : 26% des sondés privilégient les économies sur les tenues vestimentaires et 20% sur les décorations. Le budget consacré aux repas de fêtes résiste mieux (8%), ces moments représentant une occasion privilégiée de réunir ses proches autour d’une table.
AI outlook — possibilities, not facts
Les prix des denrées alimentaires devraient flamber au printemps prochain à l'issue des négociations commerciales annuelles.
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