Environ 500 actions sont envisagées à travers la France pour ce samedi, mêlant revendications étudiantes, pouvoir d'achat et climat.
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Les lycéens se mobilisent depuis un mois pour réclamer des moyens et la fin de Parcoursup, cherchant désormais à converger avec d'autres mouvements sociaux.
Un samedi dans la rue. « Gilets jaunes », militants du climat, syndicalistes, lycéens et étudiants se préparent à faire converger leurs colères dans la rue ce 17 octobre, après un mois de mobilisation lancé par les établissements scolaires. A travers la France, environ 500 actions sont « envisagées » et plus de 90 manifestations sont « en cours de structuration », selon l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez. Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne, a lui appelé « massivement à rejoindre le mouvement des " gilets jaunes" samedi ».
Les lycéens réclament des moyens humains, financiers et la fin de Parcoursup, et la mobilisation de samedi peut-elle renforcer la portée de leurs revendications ? Ou risque-t-elle de les rendre moins visibles, au milieu des demandes sur le pouvoir d’achat et le prix des carburants ?
Un élargissement qui ne fragilise pas forcément
Au milieu d’une mobilisation composée de syndicats de salariés, de collectifs étudiants ou de partis politiques, « il y a en effet un risque que les revendications premières des lycéens soient noyées », estime Virginie Tisserant, docteure en histoire politique contemporaine et chercheuse associée à Aix-Marseille-Université. Mais le message des jeunes, estime-t-elle, est avant tout brouillé par le traitement médiatique et la classe politique, qui ont tendance à réduire le mouvement à des épisodes de violence, ou à des revendications perçues comme dérisoires.
Cet élargissement du 17 octobre ne fragilise pas forcément le mouvement car il peut en révéler la nature profonde, « ce sentiment généralisé de crise multidimensionnelle où ça ne va pas pour personne », continue l’historienne. Un malaise qui remonte à au moins une quinzaine d’années, avance-t-elle, faisant référence aux manifestations des lycéens en 2011 contre les suppressions de postes et les rythmes scolaires.
Ce désarroi pourrait ouvrir sur un « potentiel basculement politique, comme en mai 1968, où il y a eu une convergence des luttes » face à des institutions dépassées, avance Virginie Tisserant. Elle souligne que les représentants politiques « ne parlent plus à la jeunesse aujourd’hui, parce qu’ils n’ont pas les moyens de lui promettre un avenir meilleur », entre chômage et précarité.
Une mobilisation que le gouvernement veut politiser
Confronté à cette contestation diverse mêlant lycéens, syndicats, partis et étudiants, le gouvernement peut de son côté être tenté de balayer les revendications des jeunes pour requalifier cette contestation en agitation politique idéologique. Et faciliter la réponse sécuritaire. « Les actions de blocage sur des axes structurants et des équipements majeurs, importants, essentiels, ne seront pas tolérées », a annoncé l’entourage du ministre de l’Intérieu, Laurent Nunez, ce vendredi.
« Le gouvernement a intérêt à politiser le débat pour se défaire de sa responsabilité et de la réponse qu’il pourrait apporter », estime Virginie Tisserant. Mais cette stratégie comporte un risque, alerte-t-elle : « Cette génération a de moins en moins confiance dans la question de la démocratie et les institutions ». Et cette défiance nourrit « la percée très forte d’idées radicales ».
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Interdiction et répression des actions de blocage sur les axes structurants
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Several demonstrations and incidents punctuated the national day of mobilization of October 17 in France, marked by tensions, arrests in Paris and in the provinces, as well as an attack on the headquarters of CNews.

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